Synthèse de presse

23 janvier 2013

11h52 | Par INSERM (Salle de presse)

Un gaz venu de Rouen a empesté jusqu’en Ile-de-France

Une odeur nauséabonde due au gaz mercaptan se dégage depuis lundi de l’usine de production d’additifs pour lubrifiants Lubrizol de Rouen, indique Le Figaro. Une réaction « inattendue » du mercaptan a eu lieu dans un bac de fabrication, a indiqué la direction du site classé Seveso seuil haut (risque majeur). Selon l’Etat, le dégagement gazeux « ne présente pas de risques pour la santé ». Le Plan Particulier d’Intervention (PPI) a cependant été lancé, hier, par la préfecture de Seine-Maritime « de manière préventive vis-à-vis des riverains », a souligné la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho qui s’est rendue sur les lieux. Ce « nuage non toxique », selon la préfecture de Seine-Maritime, qui a atteint désormais le sud-est du Royaume-Uni, a déclenché une vague d’inquiétude en Ile-de-France et dans les rues de Paris où il a propagé son odeur dans la nuit de lundi. Beaucoup se sont plaints de migraines, de picotements, d’irritations de la gorge ou de nausées, souligne le quotidien. André Picot, toxicochimiste et directeur de recherche honoraire au CNRS, estime que « même s’il ne devait pas y avoir de problème grave de santé publique, il y a en revanche un vrai problème de communication de la part des autorités. Elles n’auraient pas dû dire qu’il s’agissait de l’additif inoffensif que l’on met dans le gaz de ville pour le rendre odorant alors que ce n’est clairement pas le cas. (…) ».

Le Figaro, 23/01

Présentation d’interfaces cerveau-ordinateur appliquées au jeu-vidéo

Des chercheurs de l’Inserm et de l’Inria notamment ont présenté hier, à Paris, des interfaces cerveau-ordinateur appliquées au jeu-vidéo, dans le cadre du projet OpenVIBE2, soulignent l’AFP, Aujourd’hui en France et Direct Matin. Ce projet de recherche collaborative, doté d’un budget global de 3 millions d’euros (dont un million d’euros de l’Agence nationale de la Recherche), a permis « des avancées scientifiques majeures », a souligné Anatole Lécuyer de l’Inria, qui pilote le projet. Celui-ci a conduit à « plus de 50 communications scientifiques et une dizaine de prototypes de jeux développés, 7 par des laboratoires académiques (Inria, Inserm, CEA, GIPSA-Lab) et 3 prototypes industriels », indique l’AFP. Parmi les jeux développés, figurent « Brain Arena », un prototype de jeu vidéo de football, piloté par l’activité cérébrale, et « BCI Training Center » (Black Sheep Studio), un jeu d’entraînement cérébral. « Le casque EEG (électroencéphalographiques) […] enregistre l’activité émise par le cerveau, analysée en temps réel et traduite en commande », explique l’agence de presse. Un « serious game » à visée thérapeutique, le prototype CLARTE, a également été développé à destination des enfants atteints de troubles de déficit de l’attention/hyperactivité (TDHA). « Une évaluation clinique est en cours de mise en place », précise l’AFP. A travers le jeu, le projet OpenVIBE2 a donné l’opportunité aux chercheurs de se pencher sur la problématique de l’attention et de la concentration. Jean-Philippe Lachaux, directeur de recherche en neurosciences à l’Inserm, explique : « On a atteint une sorte de Graal : on sait où chercher dans le cerveau si on veut mesurer l’attention et la concentration ».

AFP, 22/01, Aujourd’hui en France, Direct Matin, 23/01
Communiqué de presse :OpenViBE2 : les interfaces Cerveau-Ordinateur appliquées aux jeux vidéo

En Bref

Greg Jardine, un biochimiste australien de Bisbane, affirme avoir mis au point une formule idéale de vin « bon et vertueux », indique l’AFP. Il a expliqué à l’agence de presse : « On est allé chercher cet anti-oxydant, qui existe en toute petite quantité dans le vin, et on le porte à un tel niveau qu’il a un effet » sur la santé. Lindsay Brown, pharmacologue de l’université de Queensland du sud, a expérimenté le procédé et constaté une amélioration de l’état de santé de rats paralysés par l’arthrite. AFP, 22/01
Une enquête interne a été lancée suite au décès d’une femme de 90 ans, atteinte de la maladie d’Alzheimer, retrouvée morte dans le parc de l’hôpital Sainte-Périne, à Paris, souligne La Croix. Une infirmière, Stéphanie David, explique, dans le quotidien, le « dilemme éthique vécu par les soignants chargés de surveiller ces patients désorientés ». Elle souligne : « On est tiraillés entre la volonté de respecter leur liberté de mouvement et celle de les protéger. Pour leur sécurité, on pourrait être tenté de les attacher. Mais c’est une forme de violence ». La Croix, 23/01
Rhenovia Pharma, société « basée à Mulhouse et implantée aux Etats-Unis depuis un an, vient de breveter un patch électronique pour l’administration contrôlée de médicaments », indiquent Les Echos. Ce patch est destiné « à contrôler la prise de plusieurs molécules en polythérapie pour le traitement de maladies complexes du système nerveux central (SNC) », dont Alzheimer. Selon Serge Bischoff, le PDG de Rhenovia Pharma, « d’ici à trois ou quatre ans, ces timbres seront sur le marché ». Les Echos, 23/01
David King, directeur de recherche à l’école de médecine de Harvard et directeur du service de traumatologie et de chirurgie d’urgence à l’hôpital du Massachusetts à Boston (Etats-Unis), explique dans une interview à Science & Vie son idée de tester une « mousse expansive injectable » dans l’abdomen pour « colmater les hémorragies ». Le produit, déjà testé sur le porc, devrait l’être bientôt chez l’homme. Il pourrait être utilisé sur un champ de bataille ou lors d’un accident grave. Science & Vie, 01/02

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