Synthèse de presse

24 octobre 2012

12h00 | Par INSERM (Salle de presse)

Remboursement à 100% de la contraception pour les mineures

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé qu’elle « présenterait, dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2013 (PLFSS), un amendement pour que la contraception des jeunes filles de 15 à 18 ans soit intégralement remboursée », expliquent l’AFP et Le Figaro. L’anonymat serait « garanti » pour les jeunes filles, a précisé la ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem. « Plus d’un million » de mineures seraient concernées par cette mesure, a estimé la ministre. Même si elle se félicite de cette avancée, Martine Hatchuel, présidente de l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception (Ancic), regrette que « cela ne concerne pas du tout la frange des jeunes majeures de 18 à 25 ans, extrêmement fécondes, qui lorsqu’elles sont en situation de précarité, ne peuvent pas accéder à un moyen de contraception ». Pour Nathalie Bajos, chercheuse à l’Inserm, « cette mesure n’est pas du tout suffisante ». « On se focalise sur les mineures mais on vient de montrer que l’enjeu allait bien au-delà », ajoute-t-elle. Elle souligne dans Le Figaro que « (…) dans une logique de santé publique, la mesure devrait s’étendre jusqu’à 25 ans ». Le gynécologue Israël Nisand indique à l’AFP qu’il s’agit d’une « mesure gadget ». Les critiques envers cette mesure portent également sur le fait que « seuls les moyens de contraception déjà remboursés partiellement (à 65%) le seront intégralement », explique Le Figaro.

AFP, 23/10, Le Figaro, 24/10

 

En Bref

Libération souligne, dans le procès des surirradiés d’Epinal, que « 18 mois de prison ferme contre les deux anciens médecins de l’hôpital et un an contre le radiophysicien » ont été requis hier au palais de justice de Paris. Libération, 24/10

Dans un dossier sur « les vrais dangers des psychotropes », Le Nouvel Observateur souligne que ces médicaments, dont l’utilité est « incontestable », peuvent avoir des « effets dévastateurs » lorsqu’ils sont « surprescrits ». Le Pr Bernard Bégaud, directeur de l’unité de recherche Inserm U657 et auteur d’une étude sur le lien entre démence et benzodiazépines, lance un appel dans Le Nouvel Observateur pour agir rapidement face à ce problème de santé publique. Il explique : « Il est impératif que la lutte contre la surconsommation française devienne un enjeu politique ». Le Nouvel Observateur, 24/10

Pour la Science publie des articles consacrés à l’obésité rédigés par David Meyre, directeur de recherche Inserm en détachement à l’unité CNRS UMR8199 à Lille, et Philippe Froguel, professeur à l’Université Lille 2 Droit et Santé où il dirige l’unité CNRS UMR8199. Les deux auteurs expliquent qu’« aujourd’hui, on connaît suffisamment bien les causes de l’obésité pour endiguer l’épidémie ». Mais ils déplorent un manque de « volonté politique internationale forte ». Ils expliquent par ailleurs que « la recherche des facteurs génétiques de l’obésité a permis d’identifier plus de 70 gènes dont les variations prédisposent à la maladie ». Pour la Science, 01/11
La Croix se penche sur « le syndrome post-traumatique de guerre » des soldats d’Afghanistan. Un colloque, organisé hier et aujourd’hui à Paris par le Centre de recherche des écoles de Saint-Cyr, a pour thème : « Faire face aux blessures invisibles ». Depuis 2008, l’armée prend en compte ce problème et tente de le prévenir avant, pendant et après chaque opération militaire. Selon le ministère de la Défense, « 400 soldats appartenant aux trois armées (terre, air, marine) sont actuellement pris en charge à ce titre par les hôpitaux militaires », explique le quotidien. Cependant, Marlène Peyrutie, fondatrice de l’association Terre et paix, indique : « Nous évaluons ce phénomène (…) à 2 000 ou 3 000 cas ». La Croix, 24/10
Severin Schwan, le président de Roche, a indiqué hier que « la France n’est pas seulement un marché important pour Roche, c’est aussi un pays majeur en termes de recherche », soulignent Les Echos. Il a ajouté : « Il y a en France une recherche en biologie moléculaire d’excellent niveau ». Roche France a consacré, depuis 2009, plus de 22 millions d’euros à des partenariats « avec des structures académiques comme les centres régionaux de lutte contre le cancer, l’Institut du cerveau et de la moelle pour la maladie d’Alzheimer ou l’ANRS pour les hépatites, etc ». Le laboratoire compte, en France, 56 partenariats, 22 qui sont sur le point d’être signés et 9 en discussion avancée. Les Echos, 24/10

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