Synthèse de presse

28 mai 2014

11h45 | Par INSERM (Salle de presse)

Le chikungunya touche l’ensemble des Caraïbes

Le Figaro rend compte du déploiement sur l’ensemble des Caraïbes (Antilles françaises, Haïti, République dominicaine…) du virus du chikungunya « pour atteindre le continent sud-américain par la Guyane ». « Près de 62 000 cas ont été recensés sur la zone, causant 13 morts, essentiellement des personnes affaiblies par une autre maladie », indique le quotidien qui reprend le dernier bulletin de l’OMS, publié vendredi. Et d’ajouter que « tous les décès sont à déplorer sur le territoire français ». Tandis que la situation se stabilise à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy, on assiste en revanche à une accélération de l’épidémie en Martinique et surtout en Guadeloupe, qui connaît une progression fulgurante. En Guyane, le nombre de cas autochtones est encore faible (environ 120), mais « la situation se dégrade fortement depuis 15 jours », souligne Christian Meurin, directeur de l’Agence régionale de santé. Par ailleurs, Anna-Bella Failloux, spécialiste des arbovirus à l’Institut Pasteur (Paris), explique que l’épidémie caribéenne va conduire à la dispersion du virus dans le monde via les voyageurs.

Le Figaro, 28/05

Alerte sur les dangers des nouveaux produits de synthèse (NPS)

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), qui a publié hier son rapport 2014, « alerte sur des ‘‘épidémies d’injection localisées et nationales inquiétantes’’ de cathinones (l’un des principes psychoactifs du khat) de synthèse », rapporte Le Monde. Le quotidien rapporte : « Méphédrone, pentédrone, MDPV, 4-MEC… plus de cinquante dérivés de cathinone ont été détectés dans l’UE, dont sept nouveaux l’an passé ». Et d’ajouter : « En 2013, ce sont 81 nouveaux produits qui ont été repérés, confirmant l’essor de ces drogues non réglementées, qui copient les stupéfiants illicites ». Isabelle Giraudon, épidémiologiste à l’OEDT, indique : « C’est un message de prévention que nous voulons faire passer, parce que l’injection est un facteur de risque aggravant pour les infections [VIH, hépatites…] et aussi les overdoses ». L’observatoire français des drogues et des toxicomanies a lancé, le 18 mai, une enquête pour mieux comprendre les usages en France.

Le Monde, 28/05

En Bref

Dans une tribune publiée dans l’édition Science & Médecine du Monde, Bruno Falissard, pédopsychiatre, professeur de biostatistique à la faculté de médecine Paris-Sud, directeur de l’unité Inserm Santé mentale et santé publique, analyse les résultats d’une récente étude sur « l’héritabilité des troubles autistiques », menée en Suède. Selon lui, « la survenue d’une maladie comme l’autisme est vraisemblablement la résultante d’interactions réciproques subtiles entre un nombre considérable de facteurs, les uns génétiques, les autres métaboliques, infectieux, traumatiques, bref environnementaux ». Le Monde, édition Science & Médecine, 28/05

Le Pr José-Alain Sahel, directeur de l’Institut de la vision (université Pierre-et-Marie-Curie, Inserm, CNRS), rend compte, dans une interview accordée à Paris Match, de la rétinite pigmentaire et de la « première prothèse rétinienne remboursée ». Il explique qu’« un essai clinique a été effectué dans quelques centres américains et européens, dont le nôtre, à l’hôpital des Quinze-Vingts ». Et d’expliquer que cette prothèse sera bientôt implantée dans trois centres en France et « 30 patients par an seront totalement remboursés ». Le Pr Sahel indique également travailler « sur le développement d’une prothèse rétinienne munie de 5 000 électrodes afin que les malvoyants puissent enfin reconnaître les visages et retrouver plus d’autonomie ». Il espère « la proposer d’ici à trois ans ». Paris Match, 28/05

Le Figaro note que « l’OMS a demandé à tous les pays d’augmenter les taxes sur le tabac pour sauver des millions de vies ». Selon l’OMS, une hausse des taxes de 50% permettrait de réduire le nombre de fumeurs de 49 millions dans le monde au cours des trois prochaines années et de sauver 11 millions de vies. Le Figaro, 28/05
Selon une étude australienne, publiée dans le journal international de gynécologie obstétrique (BJOG), le risque de présenter des symptômes dépressifs demeure quatre ans après l’accouchement, rapporte Le Figaro. Cette étude, pilotée par le Dr Hannah Woolhouse, psychologue au Murdoch Childrens Research Institute de Victoria (Australie), a été menée auprès de plus de 1 500 femmes sur la période 2003 à 2005 qui avaient accouché dans six hôpitaux publics australiens. L’étude révèle ainsi que « près d’une femme sur trois présenterait au moins une fois une dépression au cours des quatre années de l’étude », ajoute le quotidien. Le Figaro, 28/05

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