Synthèse de presse

28 octobre 2015

14h14 | Par INSERM (Salle de presse)

Thérapie cellulaire : des essais cliniques avec les cellules souches


Le Parisien note qu’après 10 ans de recherches, les essais cliniques débutent dans l’Hexagone sur les cellules souches humaines prélevées à un stade où elles sont encore capables de se reproduire et donner naissance à un tissu identique permettant de « réparer » celui sur lequel on les injectera. Ces recherches sont effectuées par le laboratoire français dédié à la recherche sur les cellules souches, I-Stem (Inserm – UEVE) avec l’aide de l’AFM Téléthon. Les cellules souches seront capables de soigner le cœur, l’œil ou la peau. Concernant le cœur, en octobre 2014, le professeur Philippe Menasché a implanté à une femme de 69 ans un patch de cellules souches embryonnaires sur la paroi du cœur, capables de se contracter comme les cellules de son muscle cardiaque. Un an plus tard, la patiente, qui a subi une opération moins lourde qu’une greffe, se porte bien. Pour la vue, des greffes de cellules souches dans la rétinopathie pigmentaire, ont été testées sur des rats aveugles avant d’être testées sur des chiens. Si ces essais sont concluants, le professeur Sahel prévoit le démarrage du premier essai clinique sur l’homme à partir de 2017. Enfin le premier essai clinique de réparation de la peau doit être mené en collaboration avec l’hôpital Tenon (AP-HP) en 2017. Il concernera 39 patients qui souffrent de graves ulcères de la peau dus à la drépanocytose.

AFP, 27/10, Le Parisien, 28/10

En Bref

En réaction à l’étude sur les risques cancérogènes de la viande rouge qui a suscité la polémique au sein du monde de la nutrition et des professionnels de la viande, le professeur Serge Hercberg, directeur d’une unité sur la nutrition à l’Inserm, remarque qu’il est difficile de communiquer des données sanitaires dans le domaine sensible de l’alimentation. « En fait, le Circ n’a jamais dit qu’il fallait arrêter de manger de la viande ou de la charcuterie mais simplement qu’une consommation importante entraînait une augmentation du risque de cancer colorectal », rappelle-t-il.
La Croix, 28/10

Lire le communiqué de 2005 : Risque de cancer colorectal : la viande rouge en cause, le poisson protecteur

Le Monde Science & Médecine s’intéresse au boom de la biologie synthétique, précisant qu’aux Etats-Unis, « les investissements explosent sous l’impulsion de la Défense ». Le quotidien remarque toutefois que ceux liés à la recherche sur les risques associés ne sont pas de même ampleur. Chargée d’analyser la perception du public sur ces questions, Eleonore Pauwels, chercheuse associée au Woodrow Wilson Center de Washington, précise : « Selon notre sondage d’avril, 23% des Américains (contre 17% des Européens) ont entendu parler de la biologie de synthèse mais ne savent pas vraiment ce que c’est. Faute d’une compréhension claire, ils retiennent surtout les scénarios de science-fiction ».
Le Monde Science & Médecine, 28/10

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