Synthèse de presse

03 octobre 2012

12h24 | Par INSERM (Salle de presse)

Des chercheurs dénoncent un « coup médiatique » contre les OGM

Des dizaines de scientifiques remettent en cause l’étude du Pr Gilles-Eric Séralini qui « tend à démontrer la toxicité des OGM », rapportent l’AFP et Le Figaro. Dans une tribune publiée dans Marianne, 40 chercheurs, menant des études et expérimentations sur les OGM, écrivent : « Cette étude doit être considérée plus comme un coup médiatique que comme une révélation de résultats scientifiques ». Les scientifiques reviennent sur les critiques émises à l’égard de l’étude : « petite taille des effectifs par lot qui ne permet pas de tirer des conclusions statistiques sérieuses », « manque de précisions sur la composition de la nourriture donnée aux rats », « lignées de rats qui développent spontanément des tumeurs »…  Par ailleurs, selon l’AFP, près de 140 chercheurs, dont certains auteurs de cette tribune, ont signé une pétition lancée sur le site du CNRS qui appelle à « un débat raisonné sur les OGM ».

AFP, 02/10, Le Figaro, 03/10, Marianne, 01/10

 

Sous-utilisation du certificat de décès électronique

Le Figaro souligne que le système de transmission des certificats de décès via Internet, conçu après la canicule de 2003 et opérationnel depuis 2008, est sous-utilisé par les médecins. Le Dr Céline Caserio-Schönemann, épidémiologiste à l’Institut de veille sanitaire (InVS), explique : « Seuls 5% des décès sont aujourd’hui certifiés par voie électronique, ce qui est insuffisant pour assurer une surveillance efficace ». Elle ajoute : « Plus récemment, la certification électronique aurait permis de comprendre immédiatement la hausse des décès observés l’hiver dernier chez les personnes âgées. En l’état actuel des choses, il faudra attendre un an ou deux pour savoir si ces morts sont liées au froid, à la grippe ou à une autre épidémie saisonnière ». 150 établissements hospitaliers pratiquent actuellement la certification électronique, indique le quotidien. Eric Jougla, le directeur du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès, à l’Inserm, indique : « Les informations recueillies par Internet sont plus lisibles, car consignées par ordinateur, mais aussi de meilleure qualité parce que le médecin bénéficie d’une aide à la déclaration en ligne ». Isabelle Bonnelie, responsable du développement de cette technologie (Inserm), qui regrette que les hôpitaux ne soient pas assez sensibilisés, indique l’utilité de ces statistiques : « On pourrait, par exemple, mesurer les effets de la crise sur le nombre de suicides ou évaluer les effets d’un médicament sur la mortalité… ».

Le Figaro, 03/10

 

En Bref

Dans son cahier central, La Croix publie un dossier sur les suicides des adolescents dont les causes sont souvent inconnues. Le quotidien souligne qu’« environ 550 jeunes de moins de 24 ans se donnent la mort chaque année ». Il ajoute : « Alors que le nombre de suicides décroît, le nombre de tentatives – autour de 40 000 par an pour la tranche 15-24 ans – a plutôt tendance à augmenter, même si les données sont difficiles à établir ». La Croix, 03/10

Le congrès européen de cancérologie qui a eu lieu à Vienne (Autriche) du 28 septembre au 2 octobre, « a fait le point sur les avancées thérapeutiques les plus récentes ». Parmi les « temps forts » du congrès, figure la présentation de l’étude Safir. Celle-ci « montre qu’il est possible de faire l’analyse complète du génome de la tumeur pour chaque patiente sur une large échelle – 400 patientes en un an – et que ces analyses permettent d’identifier des cibles thérapeutiques », indique, dans le quotidien, le Pr Fabrice André, cancérologue et directeur de recherche Inserm à l’institut Gustave-Roussy. Le Figaro, 03/10

Le Centre d’analyse stratégique (CAS), qui dépend de Matignon, a émis des propositions en vue d’encadrer les pratiques parfois controversées des médecines douces, indique Aujourd’hui en France. Il conseille notamment aux pouvoirs publics la création d’un label de thérapeute en pratique conventionnelle et « n’exclut pas de créer une liste noire pour dissuader les pratiques à risque, ou au contraire de promouvoir les méthodes efficaces », souligne le quotidien. Aujourd’hui en France, 03/10

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