Synthèse de presse

30 octobre 2013

13h23 | Par INSERM (Salle de presse)

Personnes âgées : des programmes d’exercices ciblés pour prévenir les chutes 

Selon une étude de l’équipe de Patricia Dargent (Inserm – Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations) publiée dans The British Medical Journal, des programmes d’exercices physiques spécifiques pour les personnes âgées permettraient de réduire le nombre de chutes et la gravité des blessures qui en découlent. Les chercheurs de l’Inserm ont effectué une analyse des programmes existants « pour voir s’ils étaient associés à un risque significativement inférieur de fractures ou d’autres blessures graves« . L’étude incluait 17 essais dans le monde entier, soit 2 195 participants faisant de l’exercice et 2 110 n’en faisant pas. Deux des programmes étaient basés sur la pratique du Tai-chi, les autres proposant des exercices simples d’entraînement de l’équilibre avec des exercices de renforcement musculaire, qui permettent d’améliorer les réflexes de protection en cas de chute. Selon les auteurs, la réduction atteint 37% pour toutes les chutes causes de blessures, 43% pour les chutes avec blessures graves et de 61% pour celles avec fractures. D’ici 2014, l’équipe de Patricia Dargent publiera les résultats de l’essai « Ossébo », dans le cadre d’un programme de recherche de préservation de l’équilibre et de prévention des chutes par l’exercice, mené avec des femmes de plus de 75 ans vivant à domicile. 

AFP, 29/10 – Communiqué de presse : Faire de l’exercice pour prévenir les conséquences des chutes chez les personnes âgées

Cancer et inégalités sociales

Le réseau Oncologie 93, qui accompagne les patients de Seine-Saint-Denis atteints de cancer et en situation de précarité, a lancé une étude pour mesurer l’impact d’une telle prise en charge psychosociale. Menée auprès de 1 300 personnes du département, touchées par un cancer diagnostiqué entre le 1er août 2011 et la fin 2012, l’étude portait sur une population présentant un score Epices (évaluation de la précarité et des inégalités de santé dans les centres d’examen de santé) supérieur à 30 (vulnérabilité). Après une prise en charge de trois à six mois par Oncologie 93, 62% des patients avaient vu leur score Epices s’améliorer. « Ces résultats ont été troublants car ils vont à l’encontre des idées reçues que le cancer aggrave la précarité », note Anne Festa, directrice du réseau. Le Monde évoque par ailleurs l’analyse du professeur Laurent Zelek, cancérologue à l’hôpital Avicenne de Bobigny. Sur 74 patientes atteintes d’un cancer du sein et suivies par Oncologie 93, 41 d’entre elles ont vue leur vulnérabilité reculer. Mais le Pr Zelek observe un fait alarmant : « 24 patientes n’ont pas eu de chirurgie, alors que le cancer du sein est théoriquement opérable dans la majorité des cas », souligne le quotidien. Dans un encadré sur les inégalités d’accès aux soins en France, Le Monde reprend les propos de Guy Launoy, directeur de l’Unité de recherche cancers et prévention de l’Inserm : « La France est l’un des pays en Europe où les inégalités sociales de mortalité sont parmi les plus fortes. Le cancer, principale cause de mortalité en France, avec 148 000 décès estimés en 2012, constitue l’une des pathologies qui participent le plus à ce phénomène ».

 Le Monde Science & Médecine, 30/10

En Bref

Une équipe de chercheurs de la Washington University, à Saint Louis, a mis en lumière les propriétés d’une molécule, la VIP (vasoactive intestinal peptide), pour faciliter le retour à un rythme normal après avoir subi un décalage horaire. « Les souris ont vu leur jet lag divisé par deux lorsqu’on leur injectait une dose de VIP la veille du jour où on les emmenait virtuellement dans un autre fuseau horaire en jouant sur les conditions de luminosité », détaille Erik Herzog, leader de l’équipe qui a mené cette étude. Une application pratique reste cependant lointaine. « On sait que ce neuropeptide est important, estime Howard Cooper, chef du département chronobiologie à l’unité 846 de l’Inserm à Lyon. Mais il faut qu’elle agisse directement sur les neurones des noyaux. Pour l’instant, le seul “médicament” dont nous disposons est la lumière, surtout bleue, et ses photonsLe Figaro, ,30/10

Le Monde Science & Médecine se penche sur une expérimentation menée aux Etats-Unis pour tenter de reconstituer un foie à partir de cellule graisseuses. « Les chercheurs de l’université Stanford (Etats-Unis), qui publient leurs travaux dans Cell Transplantation, ont prélevé par liposuccion des cellules de tissu graisseux (adipocytes) chez des patients. Puis ils les ont modifiées, in vitro, pour obtenir des caractéristiques de cellules de foie humain, ou « hépatocytes-like » », explique le quotidien. Après avoir été injectée dans le foie  de souris immunodéficientes, les chercheurs ont observé que  quatre semaines plus tard, le sang de ces souris contenait de  l’albumine humaine, produite par les cellules greffées et  leur foie assurait une fonction d’épuration. Les résultats de cette étude sont cependant à prendre avec précaution, estiment les chercheurs français. « On est dans un modèle très particulier de souris, le passage à l’homme n’est pas pour demain, estime Mathilde Girard, qui étudie les cellules iPS au génopole d’Evry (I- Stem). De plus, les auteurs assurent que, si l’on utilisait leur technique chez l’homme, on n’aurait pas besoin d’immunosuppression. Cela reste incertain : les cellules greffées ont été manipulées in vitro, ce qui les modifie. ». Le Monde Science & Médecine, 30/10

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