Synthèse de presse

04 décembre 2013

12h31 | Par INSERM (Salle de presse)

Les effets d’un traumatisme parental sur les souris

Dans son édition Science & Médecine, Le Monde rend compte de « deux études troublantes » qui montrent qu’« un stress parental, avant même la fécondation, peut retentir sur plusieurs générations de souris ». Le journal indique que « cette transmission passe par les gamètes ». Les auteurs des deux études expliquent ce phénomène par « un mécanisme épigénétique ». Selon la première étude, menée par des chercheurs de l’université Emory (Atlanta, Etats-Unis) et publiée le 1er décembre dans Nature Neurosciences, « l’exposition d’une souris mâle à une odeur ‘‘angoissante’’ influence les comportements, l’anatomie et la fonction du système nerveux des deux générations suivantes ». Les auteurs estiment que « de tels phénomènes pourraient contribuer à l’étiologie et à la transmission sur plusieurs générations de risques de maladies neuropsychiatriques : phobies, syndrome de stress post-traumatique… ». Le Pr Rémi Gervais, spécialiste de l’olfaction (Inserm-CNRS, université Claude-Bernard, Lyon), considère que « la force de ce travail est dans la démonstration d’un triple effet : comportemental, génétique et neurocellulaire ». La seconde étude, réalisée par l’université de Cambridge et parue dans Cell le 26 septembre, s’est penchée sur les effets transgénérationnels d’une mutation parentale.

Le Monde, édition Science & Médecine, 04/12

La bataille pour un traitement coûteux dans la greffe du rein

Le Figaro explique que le belatacept, un médicament destiné à prévenir le rejet de greffe, autorisé en France depuis 2011, « n’est aujourd’hui pas pris en charge par l’Assurance-maladie, mais payé par les hôpitaux sur leur budget ». Les deux principales associations de patients insuffisants rénaux, la FNAIR et Renaloo, déplorent qu’en raison de ce mode de remboursement, le belatacept est condamné à « une utilisation confidentielle et inégale ». Dans une lettre ouverte adressée hier à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, elles s’inquiètent : « Le refus de le prendre en charge entraîne des pertes de chances considérables pour les malades ». Selon le Pr Philippe Grimbert, à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, qui a participé aux études cliniques du belatacept, « en raison de son absence de toxicité, il apporte une amélioration significative de la fonction rénale par rapport aux traitements actuels ». L’association de patients Renaloo demande à Marisol Touraine d’autoriser sa prise en charge « pour que les malades français ne soient pas privés d’une innovation thérapeutique, dans un domaine où aucun progrès n’a été enregistré depuis trente ans ».

Le Figaro, 04/12

En Bref

 Stanislas Dehaene, qui a reçu le 2 décembre le Grand Prix Inserm pour ses travaux sur le cerveau humain, accorde, dans son laboratoire de neuro-imagerie cognitive, à Neurospin (Inserm-CEA), à Saclay, un entretien au Monde, édition Science & Médecine. Il explique notamment que « le cerveau est préorganisé pour la lecture ». Le Monde, édition Science & Médecine, 04/12

Daniel Aberdam, professeur de biologie, à la tête d’une unité de l’Inserm, hébergée dans un laboratoire de l’hôpital Saint-Louis à Paris, a été récompensé hier par l’Académie des sciences, rapporte Aujourd’hui en France. Le quotidien présente les recherches sur la restauration de la cornée menées par Daniel Aberdam. Le chercheur a réussi, à partir d’un cheveu, à déprogrammer puis reprogrammer les cellules, afin de les transformer en cornée. Aujourd’hui en France, 04/12

L’édition Science & Médecine du Monde publie le premier des deux volets de son enquête sur les « essais cliniques ». Le journal explique que « les réticences sont fortes du côté des malades, qui craignent de servir de cobayes, et du côté des médecins, mal informés sur l’organisation de ces protocoles ». Mais, il ajoute : « La participation à un protocole clinique reste le meilleur moyen d’accéder rapidement à de nouvelles molécules ». Le Monde souligne que, dans les Centres d’investigation clinique (CIC), « interfaces entre l’Inserm et les CHU où ils sont implantés », « les équipes font face à un manque d’enthousiasme des patients », ajoute le journal. Le Monde, édition Science & Médecine, 04/12

Les Echos rendent compte de « la recherche [qui] coûte de plus en plus cher aux laboratoires ». Le quotidien, qui présente une étude consacrée à l’innovation pharmaceutique, publiée hier par Deloitte et Thomson Reuters, explique que « le coût de développement moyen d’une molécule atteint 1,3 milliard de dollars ». Et d’ajouter : « Les nouveaux produits destinés à remplacer les blockbusters (…) n’ont pas un potentiel de vente équivalent ». Les Echos, 04/12

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