Synthèse de presse

05 juin 2013

11h58 | Par INSERM (Salle de presse)

Pilules avec œstrogène naturel : pas sans risques 

Une étude danoise, dont les conclusions ont été présentées à Copenhague, le 24 mai, lors de la première « conférence mondiale sur les questions de santé relatives à la reproduction, la sexualité et la contraception », révèle que « les pilules contraceptives contenant un œstrogène naturel multiplieraient par 4,7 le risque de thrombose veineuse », rapporte Le Monde. Ojvind Lidegaard, de l’hôpital universitaire de Copenhague, auteur de l’étude menée, entre 2001 et 2012 auprès de Danoises de 15 à 49 ans, souligne : « Nos données, qui sont les premières à documenter les risques thrombo-emboliques de ces nouveaux contraceptifs dans la population, suggèrent aussi qu’ils n’entraînent pas un sur-risque d’accidents vasculaires cérébraux et d’infarctus du myocarde ». Bernard Bégaud, pharmaco-épidémiologiste (Inserm, université de Bordeaux), estime que « c’est une étude bien faite, par quelqu’un qui fait référence dans ce domaine. Les résultats ne sont pas surprenants, mais leur portée est limitée par le fait qu’il s’agit de données précoces, obtenues peu après la commercialisation ».

Le Monde, 05/06

Mise au point d’une insuline injectable engluée dans un nanoréseau

« Des chercheurs de l’université de Caroline du Nord et du Massachusetts Institute of Technology, le prestigieux MIT de Cambridge aux Etats-Unis, viennent de mettre au point une insuline, expérimentée avec succès dans un modèle animal [souris] » qui pourrait représenter « une révolution » pour les diabétiques sous insuline, indique Le Figaro. Ils ont fabriqué une insuline injectable engluée dans un nanoréseau de molécules biologiques assimilables. Cette prouesse technologique permettrait aux patients de ne recevoir qu’une seule injection hebdomadaire. Le nanoréseau présente la particularité « d’être formé d’enzymes qui vont libérer l’insuline engluée en fonction de la glycémie ». Les chercheurs ont utilisé du dextran, un polysaccharide qu’ils ont modifié chimiquement. Ils expliquent dans un article à paraître dans la revue American Chemical Society Nano : « Le dextran a été sélectionné en raison de sa biocompatibilité, sa biodégradabilité et la facilité de le modifier ».

Le Figaro, 05/06

En Bref

Le Conseil national de l’ordre des médecins a indiqué hier que « le nombre de généralistes et de spécialistes en activité était au 1er janvier à nouveau en recul de 0,12%. D’ici à 2018, le nombre de généralistes devrait chuter de 5,5% ». Alors que la France manque de médecins et doit faire face à des déserts médicaux, le Conseil de l’ordre a constaté une explosion du nombre de médecins titulaires d’un diplôme obtenu hors de France. Ainsi, en 2012, un nouvel inscrit sur quatre au tableau de l’ordre avait obtenu son diplôme à l’étranger. Aujourd’hui en France, 05/06

L’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) a indiqué hier que, dans l’affaire Mediator, sur les 7 972 demandes d’indemnisation déposées par des victimes en France, seuls 178 dossiers ont à l’heure actuelle obtenu un avis positif. Aujourd’hui en France, 05/06

François Gonon et Thomas Boraud, neurobiologistes, directeurs de recherche au CNRS, à Bordeaux, déplorent, dans Le Monde, que « la presse favorise la publication d’études initiales et n’informent pratiquement jamais ses lecteurs lorsqu’elles sont réfutées ou atténuées ». Selon eux, « les distorsions du discours de la biologie dans les médias peuvent entraîner des décisions individuelles et collectives inadaptées ». Le Monde, 05/06
Un rapport de l’eurodéputée Michèle Rivasi alerte sur les risques d’infections dus aux sondes endocavitaires, indiquent Metronews et Le Canard Enchaîné. Ces sondes réalisées en gynécologie, radiologie ou urologie pourraient être à l’origine d’infections nosocomiales. En France, le risque est plus élevé que dans d’autres pays développés car son protocole de décontamination est différent, moins cher et plus rapide. Selon le document, plus de 30 000 patients seraient susceptibles de développer une hépatite B, une hépatite C, de l’herpès ou d’autres infections sexuellement transmissibles, à cause d’une sonde insuffisamment désinfectée. Metronews, Le Canard Enchaîné, 05/06

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