Synthèse de presse

08 juillet 2015

13h05 | Par INSERM (Salle de presse)

Anticiper les épidémies grâce à la connaissance du climat

A l’occasion de la tenue à Paris, le 6 juillet, d’un symposium Inserm-Aviesan sur les enjeux des changements climatiques sur la santé, Robert Barouki, biochimiste et toxicologue de l’Inserm-université Paris-Descartes, a précisé que « la santé et les maladies sont influencées par le génome mais aussi par l’exposome, c’est-à-dire la totalité des expositions auxquelles un individu est soumis de sa conception à sa mort », rapporte Le Figaro. Yves Levy, président directeur général de l’Inserm, souligne : « les liens entre les changements climatiques et la santé sont extrêmement complexes et sont un sujet de préoccupation ». Ces études permettraient de mettre en place des actions de prévention.

Retrouver le communiqué « Changement climatique et santé : quels enjeux ? » sur la salle de presse de l’Inserm.

Le Figaro, 08/07


Conflits entre revues scientifiques

Le Monde rend compte de « la guerre des revues médicales ». Il souligne que les deux journaux concurrents New England Journal of Medicine (NEJM) et British Medical Journal (BMJ) sont « en désaccord ouvert sur l’un des enjeux majeurs de l’édition scientifique : le conflit d’intérêts ». Le NEJM soutient que « ne pas publier des articles généraux […] qui seraient signés par des chercheurs ayant des liens commerciaux avec des compagnies pharmaceutiques » est une entrave à l’innovation médicale. Le BMJ qui applique de son coté une politique radicalement différente, la « tolérance zéro ». Selon Le Monde : « leurs divergences résultent sans doute pour partie de différences de modèles économiques ». Face à ce débat, The Lancet se contente de compter les points estimant que « la vérité doit probablement être entre ces deux extrêmes et qu’il est temps de la trouver ».

Le Monde, édition Science & Médecine, 08/07

En Bref

Le Monde rend compte de la « discorde sur l’étiquetage » alimentaire. Le journal explique que « l’étiquetage alimentaire, qui permettrait d’évaluer d’un coup d’œil la qualité nutritionnelle des produits raffinés, fait débat ». Ce système de code couleur a été présenté il y a 18 mois par Serge Hercberg, professeur en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII, hôpital Avicenne). Mais, les industriels prônent leur propre système, fondé sur la fréquence de consommation des aliments. D’après Mathieu Pecqueur « Aucun produit n’est mauvais, c’est juste une question de modération. Tout est dans l’équilibre et la portion ».

Le Monde, édition Science & Médecine, 08/07

Malgré les nombreuses mises en garde, la consommation de benzodiazépine, un anxiolytique, ne diminue pas en France. L’Assurance Maladie signale que « la moitié des patients [qui en consomment] prend des benzodiazépines plus de 4 mois et 16 % d’entre eux ont même été traités en continu pendant six ans », alors qu’il ne faudrait pas excéder douze semaines de traitement selon les recommandations.

Le Figaro, 08/07

Dans une tribune publiée dans Le Monde, Georges Dagher, directeur de recherche à l’Inserm, explique que « patients et biobanques [sont] au cœur de la recherche médicale ». Selon lui, les biobanques, grâce à la collaboration des patients, « ouvrent la voie à ce que serait la médecine de précision adossée à des thérapies ciblées ».

Le Monde, édition Science & Médecine, 08/07

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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