Synthèse de presse

09 janvier 2013

12h14 | Par INSERM (Salle de presse)

L’air pollué en Europe augmente le risque de mortalité

Dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), publié hier, l’Institut de veille sanitaire (InVS) souligne que « même des niveaux d’exposition relativement faibles aux particules fines accroissent le risque de mortalité », rapporte Le Monde. En Europe, il est nécessaire de mettre en place des politiques « plus radicales et globales » afin de combattre la pollution de l’air, estime l’InVS. L’année 2013 sera marquée par la révision des directives européennes sur la qualité de l’air, explique Le Monde. Selon Laurence Pascal, de l’InVS, coordinatrice de ce numéro du BEH, si, comme le préconise l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la France ramenait la concentration moyenne de particules d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres (PM2,5) à 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3), « dans les villes françaises, les personnes de 30 ans gagneraient de quatre à huit mois d’espérance de vie. Dans les villes les plus polluées d’Europe comme Bucarest ou Budapest, le gain serait d’un an et demi à deux ans ». Laurence Pascal et ses collègues expliquent que les programmes, aussi bien français qu’européens, « ont démontré la persistance d’effets sanitaires à court terme de la pollution de l’air, et ceci même à des faibles niveaux de pollution, car il n’existe pas de seuil en deçà duquel aucun impact n’est observé ». Séverine Deguen (Institut de recherche en santé, environnement et travail U1085, Rennes), ajoute : « Quel que soit le niveau de pollution atmosphérique, le risque sanitaire est plus élevé pour les populations défavorisées que pour les populations plus favorisées ».

Le Monde, 09/01

Les substances toxiques dégagées par les matelas

Une équipe de chercheurs de l’université du Texas à Austin (Etats-Unis), pilotée par Brandon Boor,  a montré que « les matelas et oreillers contiennent des substances toxiques que les personnes peuvent inhaler en dormant », indique Le Figaro. Dans leurs travaux, présentés lors d’un congrès international sur la qualité de l’air intérieur à Brisbane (Australie) en juillet 2012, ils ont analysé neuf matelas pour berceau, à base de mousse en polyester et en polyuréthane et 11 qui avaient déjà servi pendant plusieurs années. « A l’aide d’une chambre à micro-émissions et d’un spectromètre à infrarouge, ils ont identifié une dizaine de composés organiques volatils (COV) ainsi que des phtalates, des isocyanates et des retardateurs de flammes dont certains sont toxiques », explique le quotidien. De plus, Brandon Boor a constaté que « l’humidité produite par la respiration a tendance à augmenter les émissions de substances présentes dans le matelas », indique Le Figaro. Or, souligne l’équipe de l’université du Texas, « à l’âge clé pour le développement du cerveau, les tout-petits sont particulièrement vulnérables aux substances toxiques ». Malgré tout, ils indiquent que « les émissions sont réduites quand les matelas sont recouverts d’un protège-matelas », ajoute le journal.

Le Figaro, 09/01

En Bref

Selon une enquête sur le bien-être publiée par l’Insee, qui a mené un sondage auprès de 10 000 personnes, « l’aisance financière ne serait pas le critère le plus déterminant dans le niveau de satisfaction des sondés », indique Metro. Stéfan Lollivier, l’un des auteurs de l’étude, explique : « La surprise a été de voir que les questions de stress pesaient autant que les questions financières ». Metro rappelle, à cette occasion, l’étude rendue publique par l’Inserm en septembre dernier, qui montre un lien entre conditions de travail éprouvantes et la survenue de maladies cardiovasculaires (cf synthèse de presse du 14 septembre). Metro, 09/01
L’Express rend compte d’une discipline scientifique en plein essor : l’épigénétique. Les chercheurs tentent de comprendre l’impact de l’environnement, l’alimentation ou encore le stress de la mère « sur le développement du fœtus et sur la santé de l’adulte qu’il deviendra », indique l’hebdomadaire. Ainsi, Rémy Slama, épidémiologiste à l’Inserm, coordonne une étude qui consistera à suivre à terme 700 femmes enceintes grenobloises. Il souligne : « Nous suivrons ensuite leurs enfants sur une longue période, pour analyser les liens entre l’exposition pendant la grossesse aux polluants de l’air et à des produits chimiques comme le bisphénol A, et l’apparition ultérieure de surpoids, de problèmes respiratoires ou de troubles du développement cognitif ». L’Express, 09/01

Repère en épidémiologie

« Sanofi peut à nouveau miser sur sa recherche », titre Le Figaro. Alors que la réorganisation de sa R&D n’est pas encore achevée, la recherche du laboratoire « redevient productive », explique le quotidien. Le Dr Elias Zerhouni, président de la R&D du laboratoire français, a indiqué hier à San Francisco : « Nous avons 17 nouvelles molécules ou candidats vaccins en phase III d’essai clinique ou en attente d’une autorisation de mise sur le marché ». Le Figaro, 09/01

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