Synthèse de presse

06 mai 2013

12h48 | Par INSERM (Salle de presse)

Les applications médicales de l’impression 3D

Dans une interview accordée au Figaro, Fabien Guillemot, chercheur à l’Unité Inserm 1026 « Bio-ingénierie tissulaire », présente les applications médicales de l’impression en 3D. Il explique que « les premières applications dans le domaine de la santé concernent la fabrication de dispositifs médicaux ou de prothèses sur mesure » : des guides chirurgicaux imprimés en 3D utilisés par des chirurgiens-dentistes, une exoprothèse conçue sur mesure par une équipe américaine pour une fillette atteinte d’un handicap congénital ou encore la première implantation, en 2011, d’une prothèse réalisée par impression 3D (une mandibule de mâchoire en titane). Mais c’est surtout la bio-impression qui suscite l’intérêt des scientifiques : « Imprimer du vivant n’est plus de la science-fiction. Il est ainsi aujourd’hui possible d’imprimer des cellules souches humaines ou d’autres constituants biologiques des tissus avec une résolution micrométrique qui permet de contrôler les processus d’autoassemblage cellulaire. » Le laboratoire Inserm de Bordeaux est un pionnier en la matière avec le système « Laser-Assisted Bioprinting », créé en 2005. Un premier prototype a permis d’imprimer des structures 3D qui ont été implantées récemment chez la souris pour étudier la réparation du tissu osseux. Ces nouvelles technologies ouvrent des perspectives exceptionnelles, explique Fabien Guillemot, aussi bien pour la recherche fondamentale que pour l’industrie pharmaceutique, qui pourra utiliser des modèles d’étude « plus représentatifs et donc plus prédictifs, ce qui facilitera la découverte de nouvelles molécules en réduisant par ailleurs le recours à l’expérimentation scientifique sur les animaux ». Si l’impression d’organes tels que le cœur ou le rein reste durablement inenvisageable, les applications cliniques pourrait permettre, dans moins de dix ans, d’imprimer des tissus plus simples tels que la cornée, la peau ou l’os.

Le Figaro, 06/05

DSM-5 : nouvelles polémiques sur le « dictionnaire » des troubles psychiques

Le nouveau volume du DSM-5 (‘Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders’), qui va paraître le 20 mai, suscite toujours d’intenses débats parmi les psychiatres. Dans un dossier sur le sujet, Aujourd’hui en France met en exergue certaines pathologies nouvellement ajoutées, qui relèvent parfois de l’anecdotique : trouble compulsif de curage de peau, etc. Dans Le Figaro, Le Pr Maurice Corcos, directeur du département de psychiatrie de l’adolescent et de l’adulte jeune à l’Institut mutualiste Montsouris, et professeur de psychiatrie infanto-juvénile à l’université Paris-Descartes, crique l’aspect réducteur de cette classification. Le Pr Corcos estime que le DSM a été initialement conçu pour répondre aux demandes de l’industrie pharmaceutique (« à chaque trouble, sa molécule miracle ») et simplifier – jusqu’à l’excès – les diagnostics des généralistes. Le DSM aurait en outre tendance à réduire le patient à sa pathologie, sans tenir compte de son histoire personnelle. Le Figaro souligne toutefois que de nombreux patients retirent un soulagement du fait de pouvoir nommer précisément leur maladie ou celle d’un proche. Ce « besoin de tout nommer » est également évoqué par le psychiatre et éthologue Boris Cyrulnik, dans une interview à Aujourd’hui en France. Celui-ci rappelle également l’utilité du DSM, qui a permis d’obtenir des données statistiques sur la santé mentale inaccessibles auparavant. En outre Boris Cyrulnik souligne les avancées thérapeutiques apportées par les laboratoires industriels, tout en pointant des excès dans la définition de pathologies qui ne sont, parfois, que des évolutions normales de la vie humaine.

Aujourd’hui en France, 04/05, Le Figaro, 06/05

En Bref

Dans le cahier santé du  Figaro, le docteur Anne Giersch, psychiatre à l’unité Inserm 1114 « Neuropsychologie cognitive et physiopathologie de la schizophrénie », explique pourquoi il est pertinent de s’intéresser aux troubles cognitifs des patients atteints de schizophrénie. S’ils ne sont pas directement liés à la maladie, ces troubles s’observent fréquemment, que le patient soit ou non sous traitement pharmaceutique. Ils représentent un handicap majeur pour l’insertion sociale et professionnelle du malade. Anne Giersch présente la prise en charge spécifique de « remédiation cognitive », qui peut être mise en place pour ces patients. En les aidant à réaliser certaines tâches du quotidien (cuisine, lecture, orientation, etc.) elle permet également d’espérer une amélioration plus large des capacités cognitives. En outre, la recherche porte de plus en plus sur les troubles cognitifs « situés » au cœur de la maladie. Ces troubles pourraient notamment favoriser l’émergence des symptômes cliniques de la schizophrénie. Le Figaro, 06/05
Dans un article sur les bienfaits du café, Le Figaro reprend l’analyse d’Astrid Nehlig, directrice de recherche à l’Inserm et spécialiste des effets du café sur la santé. Celle-ci explique qu’au-delà des effets bien connus de la caféine (améliorer la concentration et l’attention, augmenter la performance cognitive), « elle augmente aussi la sensation de bien-être et la relaxation ». Le neurobiologiste David Blum (Inserm U837, Lille) souligne pour sa part que « des études épidémiologiques et une ou deux études rétrospectives montrent que les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ont consommé moins de caféine que les autres. D’autres études montrent qu’elle ralentit le déclin cognitif. Testée sur des animaux, la caféine diminue la concentration des plaques amyloïdes ou encore elle modifie les protéines Tau, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. » Le Figaro, 06/05

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube