Synthèse de presse

03 mai 2013

11h39 | Par INSERM (Salle de presse)

Un grand flou règne sur le marché des prothèses

Suite à la découverte d’une affaire de prothèses de hanche non certifiées, et alors que le procès des prothèses mammaires PIP se déroule en ce moment, Le Figaro enquête sur « un univers où les entorses aux bonnes pratiques sont nombreuses ». De fait, contrairement aux médicaments, les dispositifs médicaux ne donnent pas lieu à une autorisation de mise sur le marché. Seul le fabricant est responsable de son produit. La certification est accordée par l’un des 70 organismes européens de contrôle accrédités par les agences gouvernementales, mais elle peut se faire sur dossier, et le produit peut ensuite être fabriqué hors d’Europe. A ces problèmes d’homologation et de traçabilité, s’ajoute des phénomènes de trafic et de contrefaçons. « Nous évoluons dans un milieu hypercompétitif. Toute nouvelle technique confronte à des problèmes, mais les médecins évitent d’en parler », souligne un chirurgien. Il ajoute que le décès d’un patient portant une prothèse donne rarement lieu à un examen, d’autant que la responsabilité juridique des chirurgiens pourrait être engagée. Du coup, ces derniers « hésitent souvent avant de déclarer des accidents survenus avec la pose de prothèses », souligne le quotidien. À noter, en contrepoint de cet article, un entretien avec l’avocate de l’Institut Curie, qui a posé des prothèses mammaires PIP à près de 1 000 femmes victimes de cancer du sein. Elle indique notamment : « Comment leur expliquer qu’elles ont bénéficié de prothèses certifiées, mais que le gel, lui, ne l’était pas ? ».

Le Figaro, 03/05

Un point sur la lutte contre le mélanome

L’été marque l’arrivée de nouveaux cas de cancers de la peau, ou mélanomes, prévient Le Quotidien du Pharmacien. 8 000 cas sont diagnostiqués chaque année, pour une maladie responsable de plus de 1 400 décès annuels. La Fondation ARC, anticipant la campagne de dépistage du 30 mai prochain, a fait un point sur les nouvelles voies de recherche et leurs applications. La première option de traitement envisagée est la chirurgie, ou exérèse chirurgicale, qui peut être couplée avec la recherche du ganglion sentinelle afin de détecter la présence de cellules cancéreuses. Mais la recherche a fait des progrès, et deux nouvelles options thérapeutiques sont accessibles : l’immunothérapie, qui peut avoir un rôle très actif en faisant intervenir des lymphocytes T, et les thérapies ciblées. À ce sujet, le Dr Anne Caignard (chercheur Inserm, Institut Cochin) souligne : « la mise en évidence de gènes mutés est à l’origine des thérapies dites ciblées avec des inhibiteurs de mutation spécifiques ». Elle ajoute que la découverte de mutations sur le gène BRAF (que l’on retrouve dans la moitié des cas de mélanome) « a ouvert des nouvelles perspectives thérapeutiques ». Une nouvelle thérapie ciblée permet de réduire de moitié la masse tumorale, le risque de décès et de progression de la maladie.

Le Quotidien du Pharmacien, 02/05

En Bref

Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, qui doit bientôt être rendu public, épingle la gestion de l’Institut Pasteur, annonce Le Figaro. Selon ce rapport, l’Institut n’est pas assez transparent avec les sommes qu’il collecte auprès de donateurs (50 millions d’euros par an), et « une partie des dons et des legs est affectée aux fonds propres et en nourrit la croissance, au lieu d’être affectée immédiatement aux équipes de recherche ». La directrice générale de l’Institut, Alice Dautry, conteste formellement les conclusions de ce rapport qu’elle juge « erroné et malveillant ». Elle assure que « tout l’argent collecté va à la recherche ». Le Figaro page 1, page 2, 03/05
Aujourd’hui en France organise un débat « pour ou contre l’autotest du sida », qui sera bientôt autorisé et commercialisé en France. Pour le Dr Willy Rozenbaum, co-découvreur du VIH, cela donne lieu à « un risque d’usage sous la contrainte ». Il questionne alors : « Que se passera-t-il lorsque le test sera positif ? Quelle sera la réaction de la personne malade et de celle qui l’aura forcée à faire le test ? ». Bruno Spire, président de Aides, avance à l’inverse que ces autotests sont « un outil supplémentaire », qui permettra de garantir « l’anonymat de ses utilisateurs ». Aujourd’hui en France, 03/05

Archives

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