Synthèse de presse

10 août 2012

15h19 | Par INSERM (Salle de presse)

Les régions vont jouer un rôle dans la recherche publique

Le changement de gouvernement a modifié la donne en matière de recherche publique. En effet, contrairement à ce qui avait été annoncé, les régions devraient jouer un rôle dans les sociétés d’accélération du transfert de technologie (SATT) qui ont vu le jour dans le cadre des investissements d’avenir pour lesquelles 900 millions d’euros de crédits ont été annoncés et qui doivent permettre de valoriser la recherche. La ministre de la Recherche, Geneviève Fioraso, et Alain Rousset, président de la région Aquitaine, qui a fait du soutien à la recherche et à l’industrie un axe de sa politique, ont annoncé « leur volonté d’intégrer les régions dans les SATT ». « Il faut désormais voir comment cela peut se finaliser techniquement », souligne-t-on au ministère. Toutefois, l’implication des régions reste à déterminer car elles entendent aboutir à autre chose qu’à une simple association à la gouvernance. Par ailleurs, la coexistence de plusieurs entités de valorisation constitue un autre obstacle. Les Echos  notent par exemple qu’Aquitaine Science Transfert se substituera aux services des universités de Pau et Bordeaux. Toutefois des organismes tels que le CNRS ou l’Inserm ne souhaitent pas abandonner leurs prérogatives. Patrick Haouat, directeur du cabinet Erdyn, a précisé dans un audit remis au gouvernement que « le fait de mutualiser les compétences avec des gens à plein temps est une excellente chose, mais si l’on crée des structures qui viennent s’ajouter à d’autres alors cela va être contre-productif ». A noter que cinq SATT ont déjà vu le jour.

Les Echos, 10/08

Le surpoids augmente le risque de survenue d’un nouveau cancer après un cancer du sein

Une étude réalisée par des chercheurs français du Réseau NACRe (Réseau National Alimentation Cancer Recherche) en collaboration avec une équipe de l’Imperial College à Londres et publiée hier dans la revue Breast Cancer Research and Treatment, révèle que le surpoids et l’obésité augmentent sensiblement le risque d’un second cancer, après un cancer du sein. L’augmentation est de 96% pour le cancer de l’endomètre, 89% pour le cancer colorectal et 37% pour un cancer à l’autre sein. Pour parvenir à cette conclusion les chercheurs ont analysé les résultats de 13 études réalisées ces dernières années. Le Dr Nathalie Druesne-Pecollo de l’unité mixte de recherche Inra-Inserm-Cnam-Université de Paris XIII, précise : « Nous avons trouvé une augmentation de risque significative pour les personnes atteintes d’une surcharge pondérale », notant qu’une augmentation de 5 points de l’indice de masse corporelle (IMC) augmente le rique de survenue d’un nouveau cancer de 12%. Par ailleurs, la surchage pondérale, qui touche près d’un adulte français sur deux, joue un rôle dans le risque de survenue de plusieurs cancers primaires : de l’œsophage, de l’endomètre, du rein, du côlon, et du sein après la ménopause. Dans ses conclusions, l’étude souligne « l’importance des politiques de prévention visant à réduire le surpoids et l’obésité ».

AFP, 09/08

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