Synthèse de presse

13 décembre 2013

11h52 | Par INSERM (Salle de presse)

André Cicolella : « Les maladies chroniques, la nouvelle crise écologique »

Dans un entretien accordé à Libération, André Cicolella, chimiste et toxicologue, cofondateur du Réseau environnement santé, auteur d’un ouvrage intitulé « Toxique planète », rend compte de la multiplication des maladies chroniques dans le monde. Le chercheur en évaluation des risques sanitaire à l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques), explique que deux décès sur trois sont dus aux maladies chroniques (cancers, diabètes, maladies cardiovasculaires ou respiratoires). Selon lui, cette pandémie représente « la quatrième crise écologique », et elle a la particularité de ne pas se voir. « On en meurt de moins en moins mais on n’en guérit pas pour autant », souligne-t-il. Il affirme cependant rester « optimiste », car « c’est une pandémie dont nous avons globalement identifié les causes et contre laquelle on peut agir ». Il cite notamment l’exemple du BPA progressivement interdit. André Cicolella estime qu’« il faut un grand mouvement international pour faire le tri parmi les substances chimiques et éliminer celles qui sont incriminées (…) ».

Libération, 13/12

Les effets des pics de pollution sur la santé

« L’épisode de pollution aux particules fines, favorisé par un temps froid, sec et sans vent, continuait hier d’affecter une grande partie de la France, notamment la région parisienne et la région Rhône-Alpes », explique La Croix. Dans ce contexte, Sylvia Medina, épidémiologiste à l’Institut de veille sanitaire, se penche, dans le quotidien, sur les effets des pics de pollution sur la santé. Selon elle, outre des « effets immédiats de type irritatifs » (maux de gorge, de tête, toux…), la pollution « peut aussi aggraver l’état de santé de personnes déjà fragiles, qui sont âgées ou victimes d’une maladie chronique, et conduire à des hospitalisations, voire à des décès anticipés ». L’exposition à la pollution atmosphérique de longue durée « présente les risques sanitaires les plus graves », explique-t-elle. Cette dernière rend compte d’une étude, publiée en début de semaine, dans The Lancet, portant sur 370 000 Européens, qui a démontré que « l’exposition à des niveaux de pollution, même intérieurs à la valeur réglementaire limite de 25 microgrammes par mètre cube pour les particules les plus fines (PM 2,5), avait un effet significatif sur la mortalité ». Et d’ajouter qu’« une exposition à la pollution atmosphérique sur une longue durée – en tous cas sur plusieurs années – provoque un surrisque de développer un cancer du poumon ».

La Croix, 13/12

En Bref

Figaro Magazine rend compte des premières assises du cancer de la prostate qui ont eu lieu le 9 décembre à Paris. Celles-ci ont permis de donner la parole aux patients et ont dévoilé une enquête menée sur 300 hommes atteints de cette maladie. L’enquête révèle que « si la pathologie est correctement prise en charge, elle se répercute indiscutablement sur la qualité de vie de 73% des personnes interrogées », souligne le journal. Et d’ajouter que beaucoup d’hommes interrogés affirment ne pas avoir été préparés, lors du diagnostic, aux conséquences des traitements. Les malades demandent notamment plus d’information et de transparence, en amont, sur les différents traitements et les conséquences variables. Figaro Magazine, 13/12

Selon un rapport rédigé par Philippe Verger, directeur adjoint du CHU de Limoges, remis hier à Michèle Delaunay, la ministre déléguée aux personnes âgées, « les ordonnances en maisons de retraite comptent huit médicaments en moyenne », explique La Croix. Ce document révèle que « ces prescriptions sont souvent inappropriées et peuvent favoriser la survenue d’effets indésirables parfois graves », rapporte le quotidien. Par ailleurs, ces patients ne font souvent pas partie des essais chargés d’évaluer des médicaments dont ils sont pourtant, ensuite, les plus gros consommateurs. Faute de disposer de produits adaptés aux personnes âgées, le personnel soignant est souvent obligé d’écraser les médicaments, ce qui pose des problèmes. La Croix, 13/12

Les Echos expliquent qu’Axess Vision Technology, le spécialiste de l’endoscopie jetable, a bouclé sa seconde levée de fonds (après celle effectuée il y a cinq ans), à 3,5 millions d’euros. Selon le PDG fondateur de cette société, Olivier Fructus, cet apport va financer « la commercialisation et l’élargissement de la gamme ». L’endoscope jetable d’Axess Vision Technology est « un instrument stérile à usage unique qui élimine les risques de contamination croisée, à l’origine des infections nosocomiales », souligne le quotidien. Les Echos, 13/12

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