Synthèse de presse

14 février 2014

12h12 | Par INSERM (Salle de presse)

Les bienfaits de la musique sur le cerveau et la vieillesse

L’AFP souligne que les chercheurs, invités à un colloque organisé par la Sacem, la société des auteurs et compositeurs, révèlent que la musique permet d’adoucir la vieillesse, en agissant sur la mémoire et la motricité. L’agence de presse indique que « les travaux d’Hervé Platel, après ceux du pionnier Bernard Lechevalier (unité Inserm U1077) ont permis d’établir une ‘‘cartographie’’ cérébrale de la mémoire musicale chez des sujets musiciens et non musiciens ». Selon Emmanuel Bigand (Unité mixte de recherche CNRS 5022), « la musique transforme le cerveau en accroissant certaines zones ». Ses travaux, réalisés dans son unité spécialisée sur le lien entre musique et cognition, montrent que la musique active de nombreux réseaux cérébraux de façon synchronisée. Il souligne : « Deux zones du cerveau décident de travailler ensemble et c’est bénéfique pour toutes les autres activités de l’être humain ». L’AFP indique que des expériences ont montré que les jeunes seniors qui commencent une pratique musicale ont un déclin cognitif réduit. France Mourey, spécialiste des effets du vieillissement sur la motricité, explique que « la musique et le mouvement aident les patients [atteints de la maladie d’Alzheimer] à maintenir leur équilibre et leur motricité ». Cependant, Hervé Platel reconnaît qu’« avant d’utiliser la musique comme un médicament avec un effet dose, il y a encore beaucoup de travail ».

AFP, 13/02


Polémique sur la mammographie

Dans un article intitulé « Polémique biaisée sur la mammographie », Le Figaro rend compte d’une étude canadienne, publiée le 11 février dans le British Medical Journal, qui remet en cause le bien-fondé du dépistage par mammographie pour les femmes de 40 à 59 ans. Le quotidien souligne cependant que « la méthodologie de l’étude est très particulière, avec deux phases différentes », ce qui rend « modestes » les « enseignements » de ce travail. Près de 90 000 femmes âgées de 40 à 59 ans ont été recrutées au début des années 80 au Canada pour participer à cet essai. Séparées en deux groupes, celles faisant partie du premier groupe ont, pendant une première phase de cinq ans, passé une mammographie annuelle de dépistage du cancer du sein, tandis que celles du second bénéficiaient juste d’un examen physique (palpation) par un médecin. Au final, la mammographie, plus sensible, a détecté plus de cancers (666) que le simple examen (524). Elle a également permis de dépister des cancers de plus petite taille : 1,9 cm en moyenne contre 2,1 cm. Mais, « la seconde phase de l’étude est venue noyer ces résultats », souligne le quotidien. Celle-ci a consisté à analyser les registres canadiens pour voir ce qu’étaient devenues les 90 000 femmes de l’étude pendant les vingt années qui suivaient la première phase de cinq ans. Les auteurs de l’étude ont alors constaté que 3 250 cancers du sein avaient été diagnostiqués dans le premier groupe (mammographie) pour 3 133 dans le second (palpation). Selon le journal, « le bénéfice initial du dépistage par mammographie a pu se retrouver noyé dans les statistiques des vingt années suivantes où les femmes bénéficiaient du même suivi ».

Le Figaro, 14/02

En Bref

Le Nouvel économiste publie un dossier sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’hebdomadaire souligne que « la région Paca dispose du troisième potentiel de recherche français ». Et d’ajouter : « Les grands organismes de recherche (CNRS, CEA, Inserm, etc.) sont très présents sur le territoire ». Selon Rodolphe Uhlmann, animateur du Réseau régional de l’innovation, « il y a un vrai dynamisme en matière de recherche. Certains laboratoires sont à la pointe de la recherche en France, notamment dans les domaines de l’énergie et de la santé ». Le Nouvel économiste, 14/02

Olivier et Jean-François Véran, respectivement médecin député de l’Isère et professeur d’anthropologie à l’université fédérale de Rio de Janeiro, appellent dans Marianne à « protéger l’éthique du don du sang ». Les auteurs soulignent que « la conquête du marché hospitalier français par des médicaments produits à l’étranger à partir de sang indemnisé a été fulgurante ». Selon eux, « pionnière en matière de collecte éthique de sang, la France est attendue au tournant par la Commission [européenne], qui voit s’opposer les partisans de la fin de la gratuité aux derniers laboratoires nationaux ayant résisté à ce rouleau compresseur. La France doit se donner les moyens de faire respecter l’organisation éthique arrêtée dans son code de la santé publique ». Marianne, 14/02

Marianne publie un dossier intitulé « La malbouffe tue. Comment y échapper ». L’hebdomadaire explique : « Accidents cardio-vasculaires, obésité, diabète, cholestérol, cancers : aujourd’hui, on meurt de mal manger ». Le journal s’appuie sur l’ouvrage « Mangez, on s’occupe du reste. Pour en finir avec les scandales alimentaires » de Pierre Weill, ingénieur agronome, qui travaille depuis vingt ans sur les rapports entre production agricole, environnement et santé. Marianne, 14/02

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