Synthèse de presse

15 février 2013

11h59 | Par INSERM (Salle de presse)

Des recherches prometteuses pour lutter contre le cancer en utilisant des virus

L’AFP rend compte des nombreuses recherches prometteuses, menées depuis quelques années, qui utilisent des virus pour lutter contre le cancer. L’agence de presse explique qu’« une demi-douzaine de virus [herpès, adénovirus, rougeole, parvovirus, réovirus, vaccine] sont actuellement testés dans le monde pour leurs propriétés oncolytiques, c’est-à-dire leur capacité à infecter et à détruire exclusivement les cellules cancéreuses ». Parmi les plus avancées figure l’étude qui vient d’être publiée dans Nature Medicine qui a consisté à utiliser un virus modifié de la vaccine – servant à vacciner contre la variole. Ce virus a permis de prolonger de 6 à 14 mois la vie de 30 patients atteints d’un cancer du foie au stade terminal. Le Pr Jean Rommeleare, qui mène depuis plus d’un an au Centre allemand de recherche sur le cancer, à Heidelberg, un essai clinique sur 18 patients en utilisant des parvovirus contre le glioblastome, une tumeur cérébrale, explique à l’agence de presse que « dans certains modèles, le virus élimine complètement la tumeur, dans d’autres son action reste insuffisante ». Marc Grégoire, directeur de recherche à l’Inserm, qui travaille sur un vaccin de la rougeole pour qu’il soit efficace contre divers types de cancers (plèvre, poumon et mélanome), indique : « On essaie de détourner les propriétés du virus à bon escient ». L’AFP explique que de plus en plus de chercheurs « ont recours également à la thérapie génique visant à introduire des gènes spécifiques dans des virus modifiés », dans le bus de renforcer l’action anti-cancéreuse des virus.

AFP, 15/02

« Peut-on faire confiance à l’expertise scientifique ? »

Suite notamment au retrait de Diane 35 et aux études contradictoires sur les OGM, L’Humanité a organisé une table ronde, avec Catherine Hill, épidémiologiste à l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif, Bernard Meunier, vice-président de l’Académie des sciences, et Jacques Testart, biologiste, président de la Fondation Sciences citoyennes, afin de tenter de répondre à cette question : « Peut-on faire confiance à l’expertise scientifique ? ». Selon Catherine Hill, « les gens ont tendance à avoir peur des innovations, et il est facile de surfer sur cette peur ». Concernant la question de garantir des études indépendantes de tout lobby, elle souligne qu’« il y a des chercheurs honnêtes. Pour garantir l’indépendance de tout lobby, il faut un financement public ». Et d’ajouter : « Heureusement, certaines études ne sont pas très onéreuses, car nous avons en France de grandes bases de données sur la santé et sur la consommation de médicaments qui ne demandent qu’à être exploitées ». Pour Bernard Meunier, « le rôle d’experts indépendants est primordial dans les comités de suivi de l’utilisation des médicaments ». Il estime que « l’indépendance vis-à-vis des lobbies ne peut se faire qu’en sélectionnant des experts dont les conflits d’intérêts réels ou potentiels sont clairement déclarés par les personnes elles-mêmes. Les rapports de ces expertises doivent être rendus publics ». Jacques Testart estime, quant à lui, que « l’avis des citoyens devrait suivre les expertises et précéder la décision des politiques ».

L’Humanité, 15/02

En Bref

Le conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) s’est prononcé pour une évolution de la législation sur la fin de vie, en adoptant hier un texte en ce sens, rapporte La Croix. Dans une contribution au débat lancé par l’engagement 21 de François Hollande d’une « assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité », « le Cnom estime qu’une sédation « terminale » doit pouvoir être possible dans des situations exceptionnelles, » explique le quotidien. Cette sédation pourrait concerner des patients conscients, lorsque « les soins curatifs sont devenus inopérants », mais aussi des patients inconscients. La Croix, 15/02

La Commission européenne a recommandé à tous les Etats membres de l’Union « de mener des tests ADN sur les produits étiquetés bœuf afin de vérifier qu’il s’agit bien de viande bovine », souligne Le Figaro. Pour l’ensemble des pays membres, 2 500 tests ADN seront réalisés. Par ailleurs, suite à la découverte de traces de phénylbutazone (un anti-inflammatoire administré aux chevaux), la Commission a également appelé à faire des tests chargés de déceler ce médicament. 4 000 tests sont préconisés pour déceler ce produit en Europe. Le Figaro, 15/02

Aujourd’hui en France souligne qu’un tiers des 6,5 millions d’opérations chirurgicales pratiquées chaque année en France aurait pu être évitées. L’association de patients, le Lien, se penche sur cette question lors de ses états généraux des infections nosocomiales et de la sécurité du patient qui se déroulent jusqu’à aujourd’hui. Le Dr Guy Vallancien, urologue à l’Institut Montsouris et professeur à l’université Paris-Descartes, explique que l’augmentation du nombre d’actes inutiles contribue à multiplier les risques d’attraper une infection nosocomiale : « Les actes injustifiés mobilisent les salles de bloc. Or elles ne doivent pas tourner à 100%. Il est bon qu’elles puissent être de temps en temps intégralement désinfectées, aérées ». Aujourd’hui en France, 15/02

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