Synthèse de presse

18 octobre 2013

11h47 | Par INSERM (Salle de presse)

Le coût sanitaire de la pollution de l’air

La pollution atmosphérique fait partie, depuis hier, de la catégorie « cancérigène certain » de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au même titre que le diesel et les particules fines, indiquent Les Echos. Ce classement est établi suite à l’analyse de plus d’un millier d’études menées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Selon les données du CIRC, dont les travaux seront en ligne jeudi prochain sur le site The Lancet Oncology, 223 000 personnes sont décédées, en 2010, d’un cancer du poumon en lien avec la pollution de l’air. Selon une étude, publiée par le Commissariat général au développement durable (CGDD), le coût sanitaire de la pollution de l’air atteindrait chaque année entre 825 millions et 1,7 milliard d’euros, indiquent Les Echos. Ce dernier souligne que « le traitement de l’asthme pèse le plus lourd dans la facture ». « Le coût total se situe dans un intervalle de 335 millions à 1,1 milliard d’euros », estime le CGDD. Cette fourchette très large s’explique par le nombre de cas attribuables à la pollution atmosphérique, « difficile à préciser ». Cette pollution serait la cause de 400 000 à 1,4 million d’affections, soit 10% à 35% des 4 millions de cas d’asthme traités chaque année. Les bronchites aigües sont également nombreuses : 950 000 cas par an dont 450 000 chez les adolescents, soit un coût total de 170 millions d’euros. La pollution atmosphérique a également un impact – moindre – sur les cancers des voies respiratoires, avec, selon le CGDD, 4 400 cas par an, soit 53 à 138 millions d’euros au total. Enfin, l’étude du ministère de l’Ecologie a comptabilisé 33 500 hospitalisations par an supplémentaires liées à des pics de pollution, dont 20 000 admissions pour des problèmes cardio-vasculaires (coût : 155 millions d’euros). 

Les Echos, 18/10

Qui consomme les produits bio ?

Une étude, pilotée par Denis Lairon (directeur de recherche émérite à l’Inserm) et publiée dans la revue PloS One, révèle que les consommateurs de produits bio (7% de la population) ne sont pas forcément des gens plus riches que les autres, mais ils sont plus éduqués et physiquement plus actifs que les non-consommateurs, rapporte l’AFP. Ce travail a été mené sur « un échantillon de 54 300 adultes français de près de 44 ans d’âge moyen (dont trois-quarts de femmes) participant à l’étude NutriNet-Santé », indique l’agence de presse. Le chercheur Denis Lairon souligne que « même en écartant certaines caractéristiques (apport d’énergie, niveau d’éducation, âge, sexe, catégorie socio-professionnelle, tabagisme, régime restrictif…), les mangeurs réguliers de bio ont moins de surpoids ». Ce qui soulève « l’hypothèse d’une influence des pesticides sur le développement de l’obésité », une « corrélation » déjà soulignée dans des publications médicales, ajoute-t-il. En outre, Denis Lairon explique qu’« à apport d’énergie pratiquement équivalent, les mangeurs de bio prennent plus de nutriments tels des polyphénols ou des bêta-carotènes, qui ont des effets régulateurs sur la capacité des tissus adipeux à stocker des graisses ».

 AFP, 18/10

En Bref

Aujourd’hui en France se penche sur la vaccination contre la grippe. En France, et dans la plupart des pays européens, les campagnes de vaccination sont surtout axées sur les personnes âgées. Selon l’Inserm, si les plus de 65 ans ne constituent que 5 à 11% des cas, « ils représentent 90% des 1 500 à 2 000 décès annuels liés à la grippe ». L’institut indique cependant que de 25 à 50% des consultations concernent des jeunes de moins de 15 ans. Ainsi, la Grande-Bretagne mène une expérimentation visant à privilégier les enfants. « Les autorités ont décidé de vacciner massivement les enfants, partant de l’idée qu’ils sont de gros propagateurs du virus », souligne le Dr Jean-Marie Cohen, coordinateur national du réseau des Grog (groupes régionaux d’observation de la grippe). Aujourd’hui en France, 18/10 

 L’AFP rend compte d’une enquête Ifop, baptisée « génération YouPorn : mythe ou réalité ? » sur la sexualité des 15-24 ans et le net. Selon François Kraus, directeur d’études à l’Ifop, « les 15-24 ans, nés ou qui ont grandi avec Internet, ont non seulement intégré les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour des jeux sexuels virtuels mais aussi pour rencontrer des partenaires ou avoir des expériences sexuelles dans la vie réelle ». L’enquête, qui compare ces résultats aux études de l’Inserm et de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), réalisées au cours des 20 dernières années (1992, 1994, 2006) a été menée auprès d’un échantillon de 1 021 personnes de 15-24 ans, précise l’agence de presse. AFP, 17/10

 Richard Wilkinson, professeur d’épidémiologie à l’université de York, au Royaume-Uni, coauteur de « Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous », explique dans une interview accordée à Libération que des preuves scientifiques permettent d’affirmer que « des problèmes tels que la mauvaise santé physique et mentale, l’obésité, la maternité précoce, l’échec scolaire, la violence, le taux d’incarcération et d’homicide, l’addiction aux drogues, etc. sont de deux à dix fois plus fréquents dans les sociétés dont les inégalités de revenus entre riches et pauvres sont élevées ». Et d’ajouter que ces inégalités de revenus « n’affectent pas que les pauvres : l’ensemble de la société est touchée ». Libération, 18/10

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