Synthèse de presse

01 février 2013

11h55 | Par INSERM (Salle de presse)

Les laboratoires pharmaceutiques en quête de confiance des Français

Compte tenu de la énième crise sanitaire à laquelle doit faire face le secteur pharmaceutique avec les pilules de 3e et 4e génération, Hervé Gisserot, le nouveau président du LEEM, syndicat qui regroupe les entreprises du médicament, propose « plusieurs leviers d’actions pour apaiser les relations entre le monde de la santé et les citoyens », souligne La Tribune. Afin d’éviter les « procès d’intention », il souhaite « renforcer les collaborations, les transversalités entre le secteur industriel, les citoyens, via le monde associatif, et les pouvoirs publics », ajoute le quotidien. Hervé Gisserot demande également que chaque entreprise possède « une structure de pharmacovigilance et déclare aux autorités sanitaires tout effet indésirable grave signalé par un professionnel de santé ou par un patient ». Le LEEM appelle également les entreprises à communiquer davantage afin de « briser l’ère du soupçon ». Il réclame aussi « l’ouverture et le partage des bases de données publiques en santé pour développer la pharmaco-épidémiologie, notamment celle de l’assurance-maladie », souligne le journal. Enfin, selon Hervé Gisserot, « il revient à l’Etat de jouer un rôle de pédagogie ‘‘à froid’’ vis-à-vis de l’opinion, sans attendre les situations de crise ».

La Tribune, 01/02

Reconnaître le statut de lanceur d’alertes

Le Monde indique que les députés devaient débattre, hier, de la proposition de loi sur la déontologie de l’expertise en matière de santé et d’environnement. « Soumis par des sénateurs écologistes, le texte prévoit la création d’une nouvelle instance, la Commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé et d’environnement », explique le journal. Ronan Dantec, sénateur (EELV) de Loire-Atlantique, rapporteur du texte au Sénat, indique que « la commission n’aura qu’un rôle consultatif, moins fort que celui d’une haute autorité, mais son avis ne pourra être ignoré ». Ce texte permet surtout de protéger des scientifiques ou des citoyens qui alerteront sur des risques émergents. Marc Mortureux, directeur général de l’Anses, souligne : « Il faut écouter ceux qui lancent des signaux. Mais c’est aux agences de valider l’alerte, au travers des processus très structurés et indépendants de l’expertise scientifique ». Le Monde indique que « sur proposition du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie », les agences d’expertise pourraient avoir comme obligation de « maintenir un registre des alertes qu’elles auront traitées ».

Le Monde, 01/02

En Bref

Dans une chronique santé diffusée dans l’émission radiophonique Europe 1 Matin, le Dr Sophie Lemonier, directrice de la rédaction de Fréquence M, la radio des médecins sur Internet, souligne que, contrairement à une idée reçue, certains chercheurs « gardent un pied dans la vraie vie ». Une enquête menée auprès de 600 chercheurs de l’Inserm, qui sera dévoilée au Sénat lors de la 6e rencontre nationale recherche et associations de malades, révèle que 81% des chercheurs interrogés ont bien, grâce aux associations, des contacts avec les malades. Les informations fournies par les associations sur le quotidien et les attentes des malades aident les chercheurs, explique le Dr Sophie Lemonier. Europe 1, 31/01
Communiqué de presse : Premiers résultats d’une enquête sur les relations entre des chercheurs de l’Inserm et des association de malades
La revue Prescrire a organisé hier un débat intitulé : « Médicaments et produits de santé : pas de sécurité sans accès public aux données scientifiques », indique L’Humanité. Selon Florent Saint-Martin, professeur à Sciences-Po Paris, « qui a passé huit ans aux côtés de Corinne Lepage au Parlement européen », « (…) pendant trop longtemps, le système de gestion des risques sanitaires au niveau européen a été imperméable aux exigences de transparence, tout en étant trop perméable aux conflits d’intérêts, constituant un système opaque qui tournait trop en vase clos ». L’Humanité, 01/02
La Croix indique qu’en France, « plus de quinze ans après la première loi sur l’air, la situation en matière de pollution atmosphérique s’améliore sur le territoire, sauf dans certaines grandes villes ». Selon Karine Léger, ingénieur en environnement à Airparif, « aujourd’hui [grâce essentiellement aux efforts des industriels], la pollution au SO2 (dioxyde de souffre) en Ile-de-France est en dessous des normes européennes, la concentration atmosphérique en SO2 étant 20 fois plus faible qu’il y a cinquante ans (…) ». Par contre « la pollution due au trafic routier s’est développée, au moins jusqu’aux années 2000 », ajoute l’adjointe au directeur d’Airparif. La Croix, 01/02
Figaro Magazine souligne que la ville-Etat de Singapour a réussi « l’objectif cher à l’Europe » (qui espère l’atteindre en 2020) d’un investissement de 3% de son PIB dans la R&D. Cette réussite s’explique, selon le Pr Low Teck Seng, directeur de la Fondation nationale de recherche de Singapour (NRF), par « la capacité d’attirer des talents ». La NRF a organisé, la semaine dernière, le premier sommet mondial des jeunes scientifiques (GYSS), qui a réuni 15 scientifiques de renommée internationale dont 12 prix Nobel, et près de 300 jeunes chercheurs choisis dans les meilleurs instituts et laboratoires du monde entier, explique le journal. Figaro Magazine, 01/02

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