Synthèse de presse

23 novembre 2012

12h18 | Par INSERM (Salle de presse)

Ménopause avancée de 4 à 7 ans chez les femmes ayant eu un cancer dans l’enfance

Une étude, menée par des chercheurs de l’Inserm, de l’AP-HP, de l’Institut Gustave-Roussy et de l’Université Paris-Sud, révèle que « l’arrivée de la ménopause est avancée de 4 à 7 ans chez les femmes ayant eu un cancer pendant l’enfance par comparaison avec la moyenne nationale », rapporte l’AFP. Elle ne constate cependant pas « de risque élevé de ménopause précoce (avant 40 ans) rapporté par des études américaines », ajoute l’agence de presse. L’étude, publiée dans la revue Human Reproduction de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), a été réalisée auprès de 706 femmes ayant eu un cancer avant l’âge de 18 ans, entre 1945 et 1986. Les chercheurs ont constaté que la ménopause arrivait 4 ans plus tôt en moyenne chez les femmes ayant pris des médicaments anti-cancéreux de la famille des agents alkylants. Le risque est par ailleurs maximal d’être ménopausée précocement lorsque les femmes ont été traitées pour un cancer juste après le début de la puberté. La cohorte française Euro2K va être élargie à toutes les femmes traitées pour un cancer dans l’enfance avant l’année 2000.

AFP, 22/11
Communiqué de presse: Prédire l’âge de la ménopause chez les femmes ayant eu un cancer pédiatrique

Les Français ne consomment pas assez de fibres, pourtant bonnes pour la santé

Selon l’étude NutriNet-Santé, « les Français, en particulier les femmes, ne mangent pas assez de fibres, alors qu’un apport suffisant diminuerait leur risque de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète et de cancer colorectal », indique l’AFP. Le Pr Serge Hercberg (Inserm-Inra-Cnam-université Paris13), coordinateur de cette vaste étude, rendue publique hier, explique : « Un homme sur cinq (22%) et une femme sur dix (12%) seulement atteignent le seuil de 25 g/j, le minimum recommandé, ce qui est préoccupant sur le plan de la santé publique ». Parmi eux, seuls 10% des hommes et 4% des femmes atteignent le seuil recommandé de 30 g/j, « un niveau [de] consommation qui est associé à moins de risque de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète et de cancer colorectal », souligne-t-il. L’étude constate, outre des différences entre hommes et femmes, que les apports en fibres fluctuent selon l’âge et le revenu.

AFP, France 2, France Inter, 22/11

En Bref

Le Grand Prix Inserm 2012 de la recherche médicale sera décerné à Philippe Sansonetti, « médecin et microbiologiste Inserm à l’Institut Pasteur de Paris », a annoncé France Inter, dans son émission La tête au carré. France Inter, 21/11

Les Assises nationales de l’enseignement supérieur et de la recherche se dérouleront les 26 et 27 novembre, indique Libération. Alain Trautmann, membre du conseil scientifique du CNRS, souligne dans un entretien accordé au journal, quelles sont, selon lui, les mesures d’urgence à prendre que les Assises pourraient confirmer : « Le gouvernement doit annoncer un plan pluriannuel pour l’emploi pour résorber les milliers de CDD [d’ingénieurs de recherche et d’étude, et de jeunes chercheurs en postdoctorat]. Une deuxième urgence concerne le relèvement des moyens des organismes de recherche et des universités ». Libération, 23/11

Sciences et Avenir rend compte d’un vaccin contre la dengue qui « a démontré son efficacité sur trois des quatre formes du virus (…), lors d’un essai clinique sur 4 000 enfants thaïlandais ». L’étude, réalisée par Sanofi-Pasteur et l’université Mahidol de Bangkok et publiée dans The Lancet, a révélé que le vaccin avait protégé la moitié des enfants contre trois formes de la maladie sur les quatre. Deux autres essais cliniques sont actuellement menés sur plus de 30 000 enfants en Asie et en Amérique latine. Par ailleurs, la revue souligne « l’identification de récepteurs cellulaires capables de reconnaître le virus », baptisés TIM et TAM, par des chercheurs de l’Inserm. Selon ces derniers, dont les travaux sont publiés dans la revue Cell Host & Microbe, des inhibiteurs de TIM et TAM « pourraient donner le jour à une nouvelle classe d’antiviraux permettant de soigner la maladie ». Sciences et Avenir, 01/12
Communiqué de presse: TIM et TAM, 2 portes d’entrée du virus de la Dengue dans la cellule
Le projet Neuropolis, soutenu par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), les universités de Lausanne et de Genève et les autorités politiques suisses, pourrait, s’il est sélectionné, recevoir une aide d’1 milliard d’euros sur dix ans de la part de l’Union européenne, indique Sciences et Avenir. Imaginé par l’EPFL, ce projet, qui sera opérationnel en 2016, consistera à créer un cerveau humain virtuel, via une vaste plateforme de simulation informatique. Il permettra aux chercheurs du monde entier d’« éprouver leurs hypothèses », explique le journal. La rédaction de la revue s’est rendue en Suisse, « où se construit le pôle de la recherche sur les neurosciences ». Sciences et Avenir, 01/12

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