Synthèse de presse

25 octobre 2013

11h31 | Par INSERM (Salle de presse)

Un bébé de 3 ans, né séropositif, semble guéri

Traité au 2e jour de vie par des antirétroviraux, une trithérapie au lieu d’un ou deux médicaments habituellement proposés, un enfant, né séropositif, ne présente plus de trace d’infection après 18 mois sans traitement, souligne Le Figaro. La description détaillée, publiée dans le New England Journal of Medicine, montre que le bébé, bien que la mère ait décidé d’arrêter le traitement quand il avait 15 mois, « semble guéri » à 3 ans, indique le quotidien. Le Pr Olivier Schwartz, directeur du département de virologie de l’Institut Pasteur et de l’unité de recherche Virus et immunité, explique : « Habituellement, on n’arrête pas le traitement, car même si le virus est indétectable, il est caché dans des réservoirs et ressort à la première occasion. Ici, ça n’a pas été le cas ». Il ajoute : « C’est très encourageant, mais ce n’est qu’un seul cas très particulier. Il ne faudrait surtout pas que des malades arrêtent leur traitement en entendant cette information ». 

Le Figaro, 25/10

Zoom sur Clinatec, « la thérapie high-tech »

Libération publie un article consacré à Clinatec, un institut de recherche médicale à la pointe à Grenoble, qui réunit médecins, chercheurs, ingénieurs, mathématiciens et biologistes. L’objectif de cet institut est de « mieux soigner ». François Berger, neuro-oncologue (Inserm, CHU de Grenoble) et directeur de Clinatec, explique les cibles prioritaires : « Les cancers du cerveau, troisième cause de mortalité par cancer chez les 15-35 ans, espérance de survie de quinze mois. Les maladies neurodégénératives, plus de 800 000 cas d’Alzheimer en France. Et les handicaps lourds, la paralysie des quatre membres par exemple, dus aux lésions irréversibles du système nerveux central lors d’un accident, sur la route ou un terrain de sport ». Selon le quotidien, « ces cibles constituent autant d’échecs thérapeutiques, renvoyant les médecins à leur impuissance ». En effet, François Berger déplore le « blockbuster failure ». Le quotidien explique : « Des médicaments dont on espérait des résultats décisifs pour les cancers du cerveau – comme Avastin – rapportent des millions de dollars au laboratoire Roche, mais n’ont modifié qu’à la marge l’espérance de vie des malades ». En nanomédecine également, de nombreuses études ont été réalisées, avec la publication de 150 000 articles scientifiques sur les biomarqueurs mais « moins de 100 (…) fonctionnent en clinique », comme le souligne François Berger. Les bâtiments et équipements du Clinatec ont coûté « 30 millions d’euros, dont 6 millions pour le bloc et 6 de frais de fonctionnement annuels (…) », souligne François Berger. Libération rend compte des travaux récents et en cours, comme l’exosquelette bras et jambes, EMY (Enhancing MobilitY).

Libération, 25/10

En Bref

Dans la rubrique Allodocteurs.fr, Aujourd’hui en France-Magazine se penche sur la thérapie cellulaire. Le journal souligne que « la thérapie cellulaire s’impose comme un traitement d’avenir ». Elle va se développer grâce, notamment, à l’ouverture de CellForCure aux Ulis (Essonne), plateforme consacrée à l’industrialisation de thérapies cellulaires. Celle-ci fabriquera ses premiers médicaments d’ici à la fin de l’année. Actuellement, CellForCure développe cinq produits de thérapie cellulaire, destinés notamment à traiter le mélanome, l’incontinence anale ou encore certaines maladies du pancréas.  Aujourd’hui en France – Magazine, 25/10

Dans son édition Essonne, Le Parisien présente Robert Marchand, qui, à 102 ans, « a l’énergie d’un homme de 45 ans ». Depuis deux ans, ce centenaire participe à une étude unique en France sur les effets de l’exercice physique sur la consommation d’oxygène. Les tests sont réalisés dans le laboratoire d’Unité de biologie intégrative des adaptations à l’exercice (Ubiae), sous tutelle du Genopole d’Evry, et de l’Inserm. Véronique Billat, la directrice du programme, explique : « Plus on gagne en consommation, plus on peut aller vite, avoir de l’énergie, s’assurer une bonne santé cardiaque et musculaire ». Le Parisien, édition Essonne, 25/10

La chaîne France 2 s’est intéressée dans son émission Télématin, diffusée hier, à l’automédication. Des médicaments seraient inefficaces et dangereux en cas d’automédication. L’émission aborde notamment l’enquête intitulée « L’automédication ou les mirages de l’autonomie », publiée par l’anthropologue directrice de recherche à l’Inserm, Sylvie Fainzang. France 2, 24/10

Le mathématicien Max Little de l’université d’Aston (Grande-Bretagne), spécialiste de l’analyste du signal vocal, tente depuis 2006 avec la société Intel de mettre au point un outil de détection par la voix de maladies, rapporte La Tribune. Le chercheur souligne : « En attaquant aussi les muscles de l’appareil phonatoire, la maladie de Parkinson modifie très tôt le timbre de la voix ». Le programme Parkinson Voice Initiative lui a permis d’établir les caractéristiques de cette variation. « Il a recueilli par téléphone 17 000 vocalises d’individus du monde entier, malades ou non », explique le quotidien. Il espère, en traitant les données, tester le système en conditions réelles dès 2014. 20 Minutes, 25/10

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