Synthèse de presse

26 octobre 2012

11h54 | Par INSERM (Salle de presse)

Prudence avec les psychotropes

L’expertise collective « Médicaments psychotropes : consommations et pharmacodépendances » de l’Inserm révèle qu’environ 20% des Français, majoritairement des femmes, « consomment plus ou moins régulièrement antidépresseurs, tranquillisants, somnifères et neuroleptiques », indiquent l’AFP. Le nombre de consommateurs de psychotropes a encore progressé en France entre 2005 et 2010, explique l’Institut. Ce dernier souligne que les benzodiazépines – prescrits en tant que tranquillisants ou anxiolytiques mais aussi somnifères – sont à « haut risque de pharmacodépendance en cas de consommation chronique ». L’Inserm appelle à la prudence quant à l’utilisation des psychotropes notamment chez les enfants et adolescents ainsi que les femmes enceintes « qui sont 6% à en consommer pendant leur grossesse dont 3% de benzodiazépine », rapporte l’AFP. Le journaliste Guy Hugnet, qui publie un livre intitulé « Psychotropes : l’enquête », souligne que 200 millions de boîtes par an sont vendues en France.

AFP, 25/10

Etude européenne sur les grands prématurés

L’AFP rend compte du lancement d’une grande étude européenne ayant pour objectif de comprendre « les bonnes pratiques pour la survie et la santé à long terme des grands prématurés ». Jennifer Zeitlin, chargée de recherche à l’Inserm et coordinatrice du projet EPICE, présenté hier à Paris, explique : « Le projet EPICE est né du constat que les taux de mortalité et de morbidité (nombre de personnes souffrant d’une maladie donnée pendant un temps donné) chez les grands prématurés varient fortement d’une région européenne à une autre ». Cette étude sera menée auprès de 8 000 nourrissons grands prématurés nés en 2011 et 2012 dans 19 régions d’Europe. Jennifer Zeitlin indique que ces enfants seront suivis jusqu’à l’âge de deux ans « afin de comprendre pourquoi les mêmes pratiques fonctionnent mieux dans certains pays que dans d’autres ». Elle ajoute : « Nous voulons savoir pourquoi l’allaitement marche en Italie et pas en France ou pourquoi il y a autant de césariennes en Allemagne ». L’étude EPICE se penchera également sur d’autres « bonnes pratiques » comme « un traitement prénatal aux corticostéroïdes pour accélérer la maturation des poumons (…) ou encore l’orientation des femmes à risque d’accouchement prématuré vers les centres spécialisés comportant une unité de réanimation néonatale », souligne l’AFP. Les premiers résultats de l’étude seront dévoilés début 2013.

AFP, 25/10
Communiqué de presse : « Optimiser les soins intensifs aux prématurés : une démarche collaborative européenne »

En Bref

Libération souligne la multiplication d’articles scientifiques rédigés par plus de cent auteurs. Ce phénomène concerne « presque toute la recherche » dont la biologie. Ainsi, les articles du programme Encode, qui explore la complexité de l’ADN, comptent pas moins de 442 signatures de biologistes. Le journal souligne que, compte tenu des « superproblèmes » étudiés, « pour les grands groupes, mais également pour les petites équipes, la collaboration au-delà les frontières est désormais la règle ». Libération, 26/10

Le Monde souligne qu’en Italie, la Cour de cassation a reconnu que « la tumeur bénigne décelée en 2002 sur un ganglion situé à l’intérieur du crâne [d’un cadre] avait été causée, entre autres, par l’usage intensif du téléphone portable » dans le cadre de son travail. Guiseppe Grasso, neurochirurgien à Brescia (Lombardie), et Angelo Gino Levis, oncologue à l’université de Padoue (Vénétie), ont soutenu la victime durant la procédure, en mettant en avant « un risque élevé de tumeurs des nerfs crâniens pour les utilisateurs intensifs de téléphone portable », explique le quotidien. Selon ce dernier, « au-delà des frontières italiennes, la décision judiciaire risque de susciter des procédures ». Le Monde, 26/10

Réalisé dans le cadre d’un vaste projet international, baptisé Connect, qui réunit 12 instituts de recherche européens et israéliens, un atlas des connexions intercérébrales a été présenté, le 19 octobre, lors d’« une grande réunion de ses auteurs, sur le site du laboratoire NeuroSpin, à Saclay (Essonne) », explique Libération. Ce nouvel outil, construit à partir de cerveaux vivants de 100 volontaires, âgés de 25 à 35 ans, à l’aide de puissants outils d’imagerie à résonance magnétique, sera très utile aux neuroscientifiques pour leur exploration du cerveau. Libération, 26/10
La Tribune Hebdomadaire publie un article sur le pôle de compétitivité lyonnais Lyonbiopôle qui « soutient une multitude d’entreprises à l’origine des innovations médicales et scientifiques de demain ». Parmi celles-ci figure Transgene qui a lancé le projet Alpha Vac. Le journal souligne que « ce projet partenarial réunit la société pharmaceutique Flamel Technologies, l’Inserm, les Hospices civils de Lyon et le CHU de Grenoble ». D’une durée de 5 ans et évalué à 7 millions d’euros, Alpha Vac vise à développer trois produits contre l’hépatite C, dont deux sont en phase de développement clinique. La Tribune Hebdomadaire, 26/10

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube