Synthèse de presse

29 mars 2013

11h55 | Par INSERM (Salle de presse)

Le devenir des embryons surnuméraires en question

Le Monde et Le Quotidien du médecin rendent compte de la polémique liée à la proposition de loi autorisant « sous certaines conditions » la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires (CSE) présentée hier à l’Assemblée nationale. Le quotidien publie des témoignages de parents qui s’interrogent sur le devenir de leurs embryons congelés. « 171 417 embryons humains étaient conservés dans les cuves d’azote liquide des Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain (Cecos) français lors du dernier relevé, le 31 décembre 2010 », explique Le Monde. Et d’ajouter : « Tous les couples qui ont recours à la fécondation in vitro (FIV) sont susceptibles de se retrouver en possession d’embryons ‘‘surnuméraires’’ ». 64% des embryons conservés dans le Cecos font toujours l’objet d’un projet parental. Par contre, quand le couple se sépare ou ne souhaite plus procréer, se pose la question du devenir de ces embryons surnuméraires. Selon des études réalisées auprès des parents, 50 à 60% d’entre eux décident l’arrêt de la conservation, 25 à 30% pensent à la recherche, et environ 15% le don à un autre couple.

Le Quotidien du médecin, 28/03, Le Monde, 29/03

En Bref

Francis Eustache est nommé directeur général de Cyceron, plate-forme caennaise d’imagerie biomédicale, note La Recherche. « Il est actuellement directeur de l’unité neuropsychologie et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine, dépendant de l’Inserm, de l’Ecole pratique des hautes études et de l’université de Caen-Basse-Normandie », ajoute le mensuel. La Recherche, 01/04
Sciences et Avenir publie un dossier sur les iPS, ces « cellules souches revenues au stade embryonnaire ». Ces dernières « ouvrent des perspectives majeures dans le traitement de nombreuses maladies », souligne la revue. Selon Annelise Bennaceur-Griscelli (Inserm), coordinatrice de la plate-forme nationale de cellules souches Ingestem, qui rassemble plusieurs laboratoires de l’Hexagone (dont l’I-Stem à Evry), la France « pourrait prendre la tête d’un consortium chargé de piloter un projet de banque européenne de cellules iPS. Celui-ci sera finalisé d’ici à la fin de cette année ». Sciences et Avenir, 01/04

Dans un entretien accordé à Ça m’intéresse, Jacques Testart, biologiste, directeur de recherche honoraire à l’Inserm, souligne : « Osons exiger que le rapport bénéfices/risques des OGM soit évalué comme celui des médicaments ! » Et d’ajouter : « Si une entreprise comme Monsanto veut implanter ses plantes génétiquement modifiées en France, qu’elle fournisse 20 millions d’euros à des chercheurs indépendants pour qu’ils puissent réaliser des études d’innocuité et montrer quels sont les avantages de ces plantes ».
Ça m’intéresse, 01/04

Dans son Hors-Série, Sciences et Avenir se penche sur le rôle des polyphénols du vin sur le système cardiovasculaire. Selon Christine Morand, qui dirige une équipe de l’Unité nutrition humaine de l’Inra, qui a passé au crible les études cliniques portant sur les effets des polyphénols sur le système cardiovasculaire, « les études épidémiologiques semblent montrer un effet positif, mais les données cliniques restent peu convaincantes ». Sciences et Avenir – Hors Série, 01/04
Marc de Garidel, PDG d’Ipsen, souligne, dans une interview accordée à La Tribune Hebdomadaire, son inquiétude malgré « l’augmentation du nombre de molécules approuvées par les autorités de santé et l’ouverture de nouveaux marchés dans les pays émergents ». « Il y a un avant et un après-Mediator ». Il explique : « Le principe de précaution appliqué à l’extrême accentue en France la prudence sur certains dossiers, comme celui de la pilule contraceptive. Mais d’une manière générale, les autorités de santé demandent aux laboratoires de plus en plus d’informations, d’essais cliniques et d’échantillons importants de patients ». La Tribune Hebdomadaire, 29/03

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube