Synthèse de presse

05 octobre 2012

12h33 | Par INSERM (Salle de presse)

Une proposition de loi pour protéger les lanceurs d’alerte

La proposition de loi relative à la création d’une Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement (HAEA), déposée fin août par les sénateurs écologistes, « doit être examinée dans les prochains jours par la Commission du développement durable du Palais du Luxembourg », indique Le Monde. Puis, elle sera discutée, le 15 octobre, en séance plénière, ajoute le quotidien. Le texte « prévoit la mise en place d’une autorité administrative indépendante rattachée aux services du premier ministre ». Selon celui-ci, la HAEA aura notamment pour objectif d’« instruire certaines alertes qui tendent aujourd’hui à échapper aux mécanismes ‘institutionnels’’ » de veille sanitaire ou environnementale. Elle pourra également « requérir des avis scientifiques auprès des agences ou d’autres organismes scientifiques », ajoute le journal. Fabien Piasecki, Jacques Testart, Christian Vélot et Christophe Morvan, de la Fondation Sciences citoyennes (FSC), appellent les sénateurs dans un texte publié dans Libération à adopter cette « loi simple et claire, (…) permettant à la fois de protéger les lanceurs d’alerte et une expertise au-dessus de tout soupçon ». 

Libération, Le Monde, 05/10

 

L’étude sur les OGM invalidée par l’Efsa

Selon Le Figaro, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a estimé hier que l’étude réalisée par le Pr Gilles-Eric Séralini qui démontre sur les rats la toxicité potentielle du maïs OGM NK603 de Monsanto était « d’une qualité scientifique insuffisante pour être considérée comme valide pour l’évaluation des risques ». Le groupe d’experts de l’Efsa, dirigé par le biologiste suédois Per Bergman, a constaté, lors de cet « examen initial », que des « lacunes » telles que « les conclusions des auteurs » ne pouvaient être considérées « comme scientifiquement valables ». L’institution propose cependant au Pr Séralini et à son équipe de l’université de Caen de « partager certaines informations additionnelles afin de lui permettre d’acquérir la compréhension la plus complète possible de l’étude ». Mais le professeur a déjà indiqué qu’il « ne donnera[it] rien » aux experts de l’Efsa, estimant qu’ils ont gardé « secrètes les données qui leur ont permis d’évaluer » le maïs NK603 et le glyphosate et par la suite autorisé leur utilisation en Europe.

AFP, France Inter, 04/10, Le Figaro, 05/10

 

En Bref

Les commissions des affaires sociales de l’Assemblée nationale et du Sénat ont rendu un avis favorable à la nomination de Jean-Claude Ameisen, immunologiste et professeur de médecine à l’Université Paris Diderot et à l’hôpital Bichat, à la présidence du Comité consultatif national d’éthique. Bulletin Quotidien, 05/10

D’après une étude parue lundi dans la version en ligne de la revue Proceedings of the National Academy of Science (PNAS), la fraude et le plagiat dans le domaine des sciences, et en particulier des sciences de la vie, ont explosé entre 2007 et 2011, même dans les revues les plus sérieuses, rapporte Libération. Aujourd’hui, 43% des articles rétractés de ces publications le sont pour fraude, et 10% pour plagiat, contre 21% du fait d’un comportement éthique d’auteurs d’études, lorsqu’ils s’aperçoivent, par exemple, qu’ils ont fait une erreur, et 14% pour double publication. Selon l’étude, le plus grave est que nombre d’articles frauduleux ne sont pas rétractés. Libération, 05/10

Une équipe de chercheurs du CNRS et de l’université de Nice-Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), dirigée par Eric Lingueglia (directeur de recherche Inserm), dont les travaux sont publiés dans Nature, a testé avec succès sur des souris l’efficacité contre la douleur d’un peptide présent dans le venin d’un serpent, le mamba noir, indique Le Figaro. Un brevet sur cette nouvelle molécule baptisée mambalgine dont l’« effet durable contre la douleur chez les souris peut être aussi fort que la morphine », selon Eric Lingueglia, a été déposé par les chercheurs en France. Ces derniers « espèrent que des essais cliniques vont bientôt permettre d’évaluer son efficacité et son innocuité chez l’homme », explique le journal. Le Figaro, 05/10

L’Humanité a organisé une table ronde afin d’analyser l’état de la recherche fondamentale avec pour participants Sandra Laugier, professeure de philosophie à Paris-I, directrice adjointe scientifique INSHS, CNRS, Patrick Monfort, directeur de recherche au CNRS, secrétaire général du Syndicat national de la recherche scientifique (SNCS-FSU) et Emmanuel Saint-James, président de l’association Sauvons la recherche (SLR). Selon ce dernier, « il y a un découragement profond des jeunes chercheurs qui finissent par abandonner le métier. Dans de telles conditions, la crise des vocations est inévitable ». L’Humanité, 05/10

Archives

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