Synthèse de presse

08 février 2013

12h07 | Par INSERM (Salle de presse)

Les boissons light associées à un risque de diabète

Selon une étude de l’Inserm, réalisée par l’épidémiologiste Guy Fagherazzi et Françoise Clavel-Chapelon, directrice de recherche à l’Inserm, « la consommation de sodas ‘‘light’’ est associée à une multiplication par 2,3 du risque de développer un diabète par rapport aux femmes qui ne consomment pas de boissons sucrées, tandis que la consommation de boissons sucrées ordinaires multiplie ce risque par 1,5 », rapportent l’AFP, Aujourd’hui en France, Direct Matin, LCI, France 3, France 5 et les chaînes radiophoniques. Ce travail, dont les résultats sont publiés dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, a consisté à suivre 66 188 femmes françaises âgées de plus de 40 ans pendant 14 ans (de 1993 à 2007) et analyser leurs habitudes de consommation de boissons sucrées. Il montre que « les femmes consommant des boissons ‘‘light’’ avaient une consommation plus grande que celles consommant des boissons sucrées normales (2,8 verres par semaine contre 1,6 verre par semaine en moyenne respectivement) », explique l’agence de presse.

AFP, France 3, France 5, LCI, France Info, France Inter, RMC Info, RTL, Europe 1, Sud Radio, 07/02, Aujourd’hui en France, Direct Matin, 08/02
Communiqué de presse : Boissons « light » associées à une augmentation de risque de diabète de type 2

Amélioration de la survie après un cancer en France

Le deuxième rapport sur la survie après un cancer, publié par l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Institut national du cancer (Inca), le réseau Francim et les Hospices civils de Lyon, révèle que la survie, depuis quinze ans, « s’est améliorée pour la plupart des tumeurs, parfois de façon significative, grâce aux progrès thérapeutiques et à la précocité des diagnostics », indique Le Figaro. Selon Agnès Buzyn, présidente de l’Inca, « ces résultats encourageants s’expliquent aussi par la sensibilisation du grand public aux risques et un meilleur accès aux soins ». Cette étude, qui a porté sur « tous les nouveaux cas de cancers diagnostiqués entre 1989 et 2007 dans douze départements français (soit 427 000 malades) », rend cependant compte d’écarts importants en fonction de la localisation du cancer, explique le quotidien. Le rapport montre « une amélioration de la survie à cinq ans pour les tumeurs les plus fréquentes que sont le cancer de la prostate, le cancer colorectal et le cancer du sein », ajoute Le Figaro. En revanche, pour les cancers du poumon, de la gorge ou de l’œsophage, la survie demeure faible et n’a pas progressé.

Le Figaro, 08/02

En Bref

Nicolas Foray, radiobiologiste à l’Inserm, qui a organisé la 11e Lowrad International Conference les 17 et 18 décembre 2012 sur le sujet, se penche, dans un entretien accordé à Libération, sur le défi qui se présente aux spécialistes de la « radiosensibilité individuelle » (où chaque individu a une réaction différente à des doses identiques de radioactivité) face aux normes collectives de radioprotection. Il souligne : « Aujourd’hui, appliquer une même dose à 5 à 15% de la population qui aurait un risque de cancer 10 fois plus important que la normale n’est plus acceptable ». Et d’ajouter : « Pour des personnes plus prédisposées au cancer, l’instabilité produite par les radiations aboutira plus vite et plus sûrement au cancer ». Libération, 08/02
Les Echos indiquent que « la concurrence et l’affaire Diane 35 risquent d’affaiblir le Baclofène ». En effet, la société D&A Pharma va lancer une étude clinique de phase II et III visant à prouver à grande échelle l’efficacité de l’Alcover, concurrent du Baclofène, dans le sevrage tabagique. Par ailleurs, depuis l’affaire de Diane 35, l’anti-acnéique utilisé dans certains cas comme contraceptif, cette pratique utilisée aussi par le Baclofène, décontractant musculaire aujourd’hui fréquemment prescrit pour le sevrage alcoolique, « met de plus en plus mal à l’aise les autorités de santé », souligne le quotidien. L’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) a demandé le lancement de deux essais cliniques afin de déterminer si le rapport bénéfice-risque du Baclofène est acceptable. Bertrand Nalpas, directeur de recherche à l’Inserm et alcoologue, souligne : « Si les alcoologues sont favorables à ces essais, c’est que le Baclofène pose encore beaucoup de questions ».Les Echos, 08/02
Bernard Roques, professeur émérite à l’université Paris-Descartes, membre de l’Institut de France, et Patrick Aeberhard, ancien président de Médecins du monde, professeur et chercheur associé à Paris-VIII, expliquent, dans Libération, « pourquoi il faut des ‘‘salles de shoot’’ ». Ils citent l’exemple de Genève et du succès de son programme expérimental qui « visait à intégrer, dans le réseau sanitaire, des patients dont la santé était massivement atteinte par des années de consommation d’héroïne et de marginalité, et de les conduire à un rythme individualisé vers des traitements de substitution (…) ». Ils soulignent qu’en France, « le débat a été relancé par de nombreux intervenants élus, chercheurs et journalistes » et estiment qu’« il faut continuer d’ouvrir rapidement des salles de consommation à moindre risque et à visée éducative (…) ». Libération, 08/02
Expertise collective de l’Inserm : « Réduction des risques chez les usagers de drogues« 

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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