Synthèse de presse

12 mars 2013

12h27 | Par INSERM (Salle de presse)

L’athérosclérose n’est pas l’apanage des sociétés modernes

Le Figaro révèle qu’une équipe internationale, ayant réalisé des travaux publiés dans The Lancet, sur des momies vieilles de près de 4 000 ans provenant d’Egypte, du Pérou, du sud-ouest des Etats-Unis et des îles aléoutiennes en Alaska, a découvert que l’athérosclérose affecte le genre humain depuis près de 40 siècles et n’est donc pas une pathologie récente. Les chercheurs, qui ont scanné les artères de 137 momies, ont constaté l’obstruction des artères coronaires par des dépôts de graisse et leur durcissement chez un tiers d’entre elles. Le Dr Caleb Finch, professeur de gérontologie à l’université de Californie du Sud à Los Angeles, coauteur de cette étude, note : « Il ne s’agit pas uniquement d’une maladie liée au mode de vie mais une caractéristique du vieillissement dans toutes les populations humaines ». A noter que l’âge moyen des momies au moment de leur décès était d’environ 36 ans, toutefois celles présentant des signes d’athérosclérose étaient plus âgées au moment de leur mort (environ 43 ans).

Le Figaro, 12/03

Le mécanisme du rêve

Le magazine Science & Vie consacre un dossier hors-série aux rêves, dans lequel il montre que par le biais notamment de la neuro-imagerie, les chercheurs commencent à comprendre la nature, la fonction et le mécanisme du rêve. Bien qu’aucune signature biologique des rêves n’ait encore été identifiée et que le travail des chercheurs est en partie basée sur ce que racontent les patients au réveil, Jean-Pol Tassin, neurobiologiste et directeur de recherches à l’Inserm, affirme que « Chaque nuit, on peut compter une dizaine de microréveils qui ne durent que quelques fractions de seconde. Je suis persuadé que les rêves se fabriquent uniquement à ce moment-là ». Une hypothèse qui reprend celle formulée à la fin du XIXème siècle par le philosophe français, Edmond Goblot, et qui part du constat que la fin des rêves coïncide avec des éléments de réveil. Et Jean-Pol Tassin d’argumenter : « C’est tout à fait logique : les rêves ne peuvent se constituer que lorsque le cerveau possède une activité suffisante pour atteindre la conscience. Or, cela n’est pas le cas durant le sommeil. Seules les phases de réveil permettent d’organiser en récit des images mentales ». De fait, pour pouvoir être raconté un rêve doit atteindre la conscience, ce qui n’est pas le cas dans les phases de sommeil. Toutefois cette théorie est discutée, notamment par Perrine Ruby, responsable de l’équipe Sommeil, rêve et cognition du Centre de recherche en neurosciences de Lyon, qui considère que « le cerveau est prêt à tout pour incorporer les éléments extérieurs afin de poursuivre sa phase de sommeil ».

Science & Vie, 01/03

En Bref

Le Pr Christian Bréchot, a été nommé directeur général de l’Institut Pasteur. Il succèdera le 1er octobre prochain à l’actuelle directrice de l’institut, le Pr Alice Dautry, qui après deux mandats successifs de quatre ans n’avait plus la possibilité de se représenter à ce poste. Le Quotidien du Médecin, 11/03, Les Echos, La Correspondance économique, 12/03
Le quotidien Metro souligne que des chercheurs américains ont découvert par « hasard », lors d’un banal test génétique, le chromosome Y le plus ancien du monde, qui ne ressemble à aucun chromosome connu jusqu’à présent. Un chromosome qui conduit à un ancêtre masculin appelé « l’Adam génétique » et qui aurait vécu sur Terre il y a près de 340 000 ans (le plus ancien connu jusqu’à présent datait d’il y a 60 à 140 000 ans). Une découverte qui « fait reculer la date de la découverte de ce chromosome ancestral, mais qui ne remet pas en cause les précédentes recherches scientifiques : le chromosome Y provient forcément d’un ancêtre commun », affirme Evelyne Heyer de l’institut de paléontologie humaine. Metro, 12/03
Les Echos consacrent leur rubrique « PME et régions » à Oncodesign, qui a reçu la visite de François Hollande, à l’occasion de son déplacement à Dijon, hier. Oncodesign pilote aujourd’hui le projet Imodi (Innovative Models Initiative), conçu par Philippe Genne, président et fondateur de la biotech. Le groupe dispose d’un budget de 41 millions d’euros, dont 13,4 millions d’Oséo au titre du programme des investissements d’avenir. L’Inserm et le CNRS interviennent en tant que partenaires académiques. Les Echos, 12/03

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