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Améliorer son alimentation pourrait protéger de la dépression

Communiqué | 08 oct. 2018 - 11h08 | Par INSERM (Salle de presse)
Neurosciences, sciences cognitives, neurologie, psychiatrie | Physiopathologie, métabolisme, nutrition

©Brooke Lark on Unsplash

Des chercheurs de l’Inserm et de l’Université de Montpellier ont produit une méta-analyse des associations entre un score qui mesure de façon simple l’adhésion d’un individu aux recommandations alimentaires et la survenue de troubles dépressifs. Les chercheurs ont pu ainsi montrer que l’adoption du régime méditerranéen (alimentation riche en fruits et légumes, poisson et céréales) était associée à une diminution de 33 % d’un risque de dépression. Ces résultats sont publiés dans la revue Molecular Psychiatry.

La dépression affecte plus de 300 millions de personnes dans le monde. Cette pathologie représente une fréquence, au niveau mondial, de 7 % pour les femmes et 4 % pour les hommes. Elle constitue la maladie du cerveau la plus coûteuse d’Europe. En se basant sur les données de 36 556 adultes, les chercheurs de l’Inserm et de l’Université de Montpellier ont pu montrer dans cette étude que l’adoption du régime méditerranéen (alimentation riche en fruits et légumes, poisson et céréales) était associée à une diminution de 33 % d’un risque de dépression.

De plus, cette étude montre qu’un régime alimentaire pro-inflammatoire (riche en acide gras saturés, en sucre, et en produits raffinés) était associé à un plus fort risque de dépression. L’inflammation chronique potentiellement induite par ce type d’alimentation pourrait être directement impliquée dans la survenue de la dépression. Selon Tasnime Akbaraly, chercheuse Inserm en charge de l’étude :« Ces résultats soutiennent l’hypothèse selon laquelle éviter les aliments pro-inflammatoires (en faveur d’un régime anti-inflammatoire) contribue à prévenir les symptômes dépressifs et la dépression. »

D’autres études ont également montré l’importance du régime alimentaire dans le fonctionnement et la composition du microbiote intestinal, venant directement impacter le lien entre l’intestin et le cerveau ; cette relation jouant un rôle clef dans les troubles dépressifs.

Pour Tasnime Akbaraly: « Les résultats de notre étude montrent l’importance de nos habitudes alimentaires dans la survenue de troubles dépressifs et encouragent à généraliser le conseil nutritionnel lors des consultations médicales ».

Des essais cliniques supplémentaires sont nécessaires pour évaluer l’efficacité de régimes alimentaires comme le régime Méditerranéen pour diminuer le risque, la sévérité et la répétition d’épisodes dépressifs.

POUR CITER CET ARTICLE :
Communiqué – Salle de Presse Inserm Améliorer son alimentation pourrait protéger de la dépression Lien : https://presse.inserm.fr/ameliorer-son-alimentation-pourrait-proteger-de-la-depression/32671/
Voir les sources

Healthy dietary indices and risk of depressive outcomes: a systematic review and meta-analysis of observational studies

 

Camille Lassale1,2 ● G. David Batty1 ● Amaria Baghdadli3,4 ● Felice Jacka 5 ● Almudena Sánchez-Villegas6,7 ● Mika Kivimäki 1,8 ● Tasnime Akbaraly 1,3,9

 

1 Department of Epidemiology and Public Health, University

College London, London WC1E 6BT, United Kingdom

2 Department of Behavioural Science and Health, University

College London, London WC1E 6BT, United Kingdom

3 Department of Psychiatry & Autism Resources Centre, University

Hospital of Montpellier, CHRU de Montpellier F-34000

France

4 INSERM, U1018, Centre for Research in Epidemiology and

Population Health, Hôpital Paul Brousse, Villejuif, France

5 Deakin University, Food & Mood Centre, IMPACT Strategic

Research Centre, School of Medicine, Barwon Health,

Geelong, Australia

6 Nutrition Research Group, Research Institute of Biomedical and

Health Sciences, University of Las Palmas de Gran Canaria,

Las Palmas de Gran Canaria, Spain

7 Ciber de Fisiopatología de la Obesidad y Nutrición (CIBER

OBN), Instituto de Salud Carlos III, Madrid, Spain

8 Clinicum, Faculty of Medicine, University of Helsinki,

Helsinki, Finland

9 MMDN, University of Montpellier, EPHE, INSERM, U1198,

Montpellier F-34095, France

 

Molecular Psychiatry. https://doi.org/10.1038/s41380-018-0237-8

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