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Impact Santé : l’Inserm lance quatre projets de rupture pour la recherche en santé

© AdobeStock

Détecter en amont les recherches qui pourraient générer des innovations de rupture et à fort impact et apporter un soutien décisif aux équipes qui s’en emparent : c’est là l’objectif du programme Impact Santé porté par l’Inserm. Financé par France 2030, il est doté de 30 millions d’euros pour sa première année. Quatre premiers projets à même de transformer les pratiques médicales et d’améliorer la santé humaine ont été sélectionnés par l’Inserm dans des domaines aussi variés que l’immunologie, la sécurité alimentaire, les neurosciences et la physiologie respiratoire.

La recherche à risque en santé recouvre l’ensemble des recherches fondamentales ou appliquées qui pourraient générer des ruptures stratégiques pour la France, dans les décennies à venir, qu’elles soient conceptuelles, technologiques ou méthodologiques.

C’est dans ce cadre qu’a été lancé, le 2 mai 2024, le programme Impact Santé, coordonné par l’Inserm, en lien avec l’ensemble des acteurs de la recherche biomédicale. L’Institut présente aujourd’hui les quatre premiers projets sélectionnés.

EvoCure : l’évolution au service de l’immunologie (3 millions d’euros)

Le projet EvoCure est dirigé par Enzo Poirier, chercheur Inserm au sein de l’unité Immunité et cancer (Inserm/Institut Curie). Il étudie la conservation et la diversification au cours de l’évolution de certaines protéines immunitaires entre les espèces, allant de la bactérie à l’humain. En effet, certaines protéines immunitaires présentes chez les bactéries se retrouvent aujourd’hui encore dans les organismes eucaryotes[1], et jouent chez eux un rôle immunitaire. Grâce à l’analyse du système immunitaire bactérien couplé aux technologies de pointe en génomique, l’objectif d’EvoCure, est de découvrir de nouvelles protéines immunitaires chez les eucaryotes – et en particulier chez l’humain – afin d’identifier de nouvelles opportunités thérapeutiques.

FoodContact : évaluer la toxicité potentielle des emballages alimentaires (3 millions d’euros)

Le projet FoodContact est dirigé par Mathilde Touvier, directrice de recherche Inserm au sein du Centre de recherche en épidémiologie et statistiques (Cress-Eren, Inserm/INRAE/Université Sorbonne Paris Nord/Université Paris-Cité). Il s’intéresse à l’impact sur la santé humaine de plus de 12 000 composés chimiques contenus dans les emballages alimentaires et susceptibles d’entrer en contact avec les aliments. Grâce aux données de la cohorte française NutriNet-Santé (qui comprend plus de 179 000 participants), couplées à des analyses toxicologiques et physiologiques, le projet a pour objectif d’identifier les substances, de les quantifier dans les aliments et d’examiner leur potentielle toxicité et les liens avec les risques de maladies chroniques des consommateurs. Les résultats de ces évaluations approfondies pourraient jouer un rôle dans l’évolution de la réglementation sur les emballages.

Nautilus : vers une médecine du cerveau moins invasive et personnalisée (3 millions d’euros)

Le projet Nautilus est dirigé par Viktor Jirsa, directeur de recherche CNRS à l’Institut de neurosciences des systèmes (Inserm/Aix-Marseille Université). Il se structure autour du développement d’une plateforme technologique capable de générer un double (ou jumeau) numérique du cerveau des patients atteints de maladies cérébrales, afin d’évaluer sa réponse à un traitement par électrostimulation localisée (aujourd’hui utilisée pour traiter l’épilepsie, la dépression, ou encore la maladie de Parkinson). L’objectif est de pouvoir prédire la réaction spécifique du cerveau de chaque patient, d’ajuster finement l’intervention et de limiter au maximum les actes chirurgicaux invasifs. Cet outil innovant pourrait ainsi révolutionner le traitement des maladies cérébrales en permettant une intervention à visée thérapeutique personnalisée, de haute précision et non invasive.

Contrôle volontaire de la respiration : un nouveau réseau neuronal à découvrir (150 000 euros)

Le projet « Contrôle volontaire de la respiration : plongée dans l’apnée » est dirigé par Clément Menuet, chercheur Inserm à l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée (Inserm/Aix-Marseille Université). Ce projet dit « d’exploration » porte sur l’identification des neurones impliqués dans le contrôle volontaire de la respiration, seule fonction physiologique vitale que l’on peut contrôler volontairement. En s’intéressant aux réseaux neuronaux qui interviennent notamment dans le contexte d’apnée volontaire, le projet ambitionne de mettre en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles pour le traitement des troubles respiratoires et/ou neurologiques.

« Avec le programme Impact Santé, l’Inserm place la recherche à risque parmi ses enjeux stratégiques et renforce sa capacité d’amorcer et d’impulser de nouvelles recherches, déclare le Pr Didier Samuel, président-directeur général de l’Inserm. Ce programme traduit un changement de paradigme pour l’Institut dans la façon de sélectionner, de financer et d’accompagner des projets de recherche innovants, mais aussi de détecter, au fil de l’eau, de nouveaux projets à fort potentiel et de rupture. L’ouverture d’Impact Santé à l’ensemble de la communauté de la recherche biomédicale renforce en outre le rôle de l’Inserm dans sa mission de coordination nationale au service de la santé de toutes et tous. »

 

[1] Les eucaryotes représentent un domaine du vivant qui regroupe tous les organismes dont la ou les cellules sont caractérisées par la présence d’un noyau : animaux, champignons et plantes.

Rayonnement international : l’Inserm célèbre à Washington 60 ans de recherche et d’innovation

Affiche 60 ans de l'Inserm© Zebra /Inserm

À l’occasion de son 60e anniversaire, l’Inserm met à l’honneur sa collaboration scientifique avec les États-Unis et le Canada. Cette relation privilégiée et fructueuse de l’Institut avec l’Amérique du Nord s’est incarnée à travers la tenue d’une journée d’échanges scientifiques et institutionnels le 29 octobre 2024, à l’ambassade de France à Washington en présence du Pr Didier Samuel, président-directeur général de l’Inserm, et de nombreuses institutions partenaires. Au programme : initiation de nouvelles collaborations avec d’éminentes institutions scientifiques américaines, remise du prix international Inserm 2024 à une chercheuse de renom, renforcement de la présence Inserm à Washington et lancement du réseau Inserm Abroad.

Depuis sa fondation en 1964, l’Inserm contribue à faire progresser la santé de chacun. L’Institut a ainsi été un acteur clé de plusieurs avancées médicales majeures, allant du traitement des cancers à la thérapie génique, sans oublier la découverte du VIH ou plus récemment la mise au point du Nutri-Score. L’Inserm s’inscrit en acteur essentiel de la recherche biomédicale nationale et internationale, étant le 1er organisme européen de recherche dédié à la santé et le 2nd au niveau mondial.

Les États-Unis, premier partenaire international de l’Inserm

Sur les 7 000 coopérations internationales annuelles de l’Institut, près d’une sur cinq concerne les États-Unis. Avec une production de 3 000 co-publications scientifiques, cela fait du pays le premier partenaire de l’Inserm.

Au-delà des publications, l’Inserm est impliqué dans des accords de coopération sur des problématiques de santé majeures pour les deux pays :

  • La santé mentale et les addictions avec le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism du NIH ;
  • La génétique humaine des maladies infectieuses avec la Rockfeller University ;
  • Les thématiques de santé publique comme celles du lien entre la santé et l’environnement, le vieillissement ou les maladies chroniques, avec la Mailman School of Public Health ;
  • Les questions de cécité et de vue avec l’université de Pittsburgh.

Pour renforcer cette coopération, les deux pays ont décidé de réunir leurs talents au sein d’un laboratoire commun virtuel, appelés « Joint Labs »[1] entre l’Inserm et l’université de Pittsburgh (ophtalmologie et vision). Deux autres Joint Labs ont été créés avec des institutions canadiennes : l’université Laval (infections virales respiratoires) et l’université d’Ottawa (maladies neuromusculaires).

Le prix Inserm international 2024

Le 29 octobre, Miriam Merad, chercheuse franco-algérienne, présidente du département d’immunologie et d’immunothérapie et du Precision Immunology Institute à l’École de médecine du Mont Sinaï (New York), a reçu le prix international 2024 de l’Inserm. Miriam Merad travaille sur l’immunologie du cancer et des maladies inflammatoires, s’intéressant aux rôles des cellules de l’immunité innée et de l’immunité adaptative dans ces pathologies. Le prix Inserm international 2024 vient récompenser son engagement dans la coopération franco-américaine, notamment à travers ses travaux de recherche en collaboration avec des équipes Inserm.

Renforcement de la présence de l’Inserm aux États-Unis

L’année 2024 marque également l’arrivée d’un nouveau directeur et d’une nouvelle équipe au sein du bureau de représentation Inserm à Washington, hébergé dans les locaux de l’ambassade de France.

Le bureau de représentation est, pour l’Institut, un outil précieux de rayonnement auprès des acteurs institutionnels clés aux États-Unis et au Canada. Il accompagne les collaborations locales déjà existantes et promeut l’émergence de nouveaux partenariats au service des priorités de recherche stratégiques de l’Inserm.

« Cet événement, qui se tient sur le territoire américain, est l’occasion de réaffirmer l’importance des collaborations de l’Institut avec les États-Unis. En entretenant les liens avec les acteurs locaux et les agences fédérales, le bureau Inserm est un acteur clé de l’identification de nouvelles opportunités dans le pays », déclare Fabien Agenes, le nouveau directeur du bureau de représentation Inserm en Amérique du Nord.

Inserm Abroad, un nouveau réseau pour faire rayonner l’Inserm à l’international

Ce 29 octobre 2024 marquait également le lancement officiel du réseau Inserm Abroad, une nouvelle initiative qui s’inscrit dans la politique d’attractivité et d’influence renforcée de l’Inserm à l’international. En regroupant, au sein d’un même réseau, des chercheurs Inserm ou ayant un lien avec l’Inserm, en mobilité internationale au sein d’organismes de recherche prestigieux et sur un large éventail de disciplines, Inserm Abroad a pour objectif de répondre aux défis contemporains de la recherche en santé en renforçant les partenariats de l’Institut à travers le monde.

Pour le Pr Didier Samuel, PDG de l’Inserm, « l’ensemble de ces nouvelles initiatives reflètent l’ambition d’excellence scientifique de l’Institut, qui doit être portée par une politique d’ouverture internationale forte. Les États-Unis sont un partenaire historique de l’Inserm et je me félicite que notre 60e anniversaire soit le symbole de nos collaborations renforcées dans des domaines de recherche clés et d’importance pour la santé de nos concitoyens français et nord-américains ».

[1] « Joint Lab » est un label de l’Inserm attribué à des collaborations d’excellence et s’inscrivant dans la durée entre un laboratoire Inserm et un laboratoire partenaire étranger.

Mettre en garde contre les fausses informations : la nouvelle campagne de l’Inserm

© Inserm, création Agence Insign

L’Inserm s’affiche dans le métro parisien et dans toutes les grandes gares de France pour une nouvelle campagne dédiée à la lutte contre les fausses informations en santé. La campagne intrigue avant d’inviter les citoyens à réfléchir sur leurs ressources en matière d’information en santé. L’objectif est de sensibiliser le grand public à l’importance de s’informer auprès de sources scientifiques vérifiées. Cette campagne met en avant la qualité et la crédibilité des informations scientifiques produites par l’Inserm à partir de ses recherches.

Les fake news circulent rapidement parce qu’elles sont souvent divertissantes et captivantes, offrant des solutions simplistes à certains problèmes ou à certaines inquiétudes en matière de santé. Partant de ce constat, l’Inserm a choisi d’utiliser un registre surprenant et utilisant les codes actuels pour promouvoir l’information scientifique de qualité, à travers la promotion de son label Canal Détox.

L’objectif est de sensibiliser un large public aux dangers de la désinformation et de promouvoir la consultation de contenus fiables. De la mi-septembre jusque début octobre, l’Institut sera présent dans les métros, gares et pharmacies de France, ainsi que dans plusieurs journaux nationaux. À travers 5 grandes affiches thématiques, le grand public est surpris par une information étonnante, voire farfelue, et est invité à adopter un comportement d’information actif en flashant un QR code renvoyant à des textes vérifiés sur le site Internet de l’Inserm.

Cette campagne sera complétée en fin d’année par des vidéos diffusées sur les chaînes de TV en replay, sur YouTube et sur les réseaux sociaux.

Pour le Pr Didier Samuel, Président-directeur général de l’Inserm : « En santé, encore plus que dans d’autres domaines, les fausses informations se disséminent à vitesse grand V. Il est alors important que l’Inserm, en tant que premier organisme national de recherche en santé, aide les citoyens à faire le tri entre ce qu’ils peuvent croire – car fondé sur des bases scientifiques solides, et ce qui peut être dangereux pour leur santé. L’Inserm fait le choix d’aller au-devant des citoyens, directement dans leurs lieux de vie, avec des messages simples et impactants, et surtout utiles à leur santé ! »

Retrouvez l’intégralité des contenus Canal Détox.Découvrez les autres affiches de notre campagne, ci-dessous :

L’été à l’Inserm : des podcasts et une BD pour comprendre la recherche en santé

© Inserm

Alors que l’Inserm fête cette année ses 60 ans, l’Institut souhaite plus que jamais continuer à proposer de nouvelles initiatives pour rendre les sujets scientifiques accessibles au plus grand nombre. Tout au long de l’été, de nouveaux formats seront ainsi diffusés auprès du public, pour permettre à chacun de mieux comprendre le travail de l’Inserm mené au service de la santé de tous.

Dès le 21 juin, l’Inserm vous propose donc de découvrir son initiative inédite : la série de podcasts Les volontaires qui part à la rencontre de celles et ceux qui participent à la recherche en santé dans les laboratoires de l’Institut. Un format attractif qui permet de revenir sur leur rôle précieux en faveur de la recherche.  Puis, à partir de la semaine du 24 juin, retrouvez sur le compte Instagram de l’Inserm une série créative de bande-dessinées qui éclaire les liens étroits entre activité physique et santé, célébrant cet été placé sous le signe des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

Au-delà de sa fonction première qui est de mener des avancées scientifiques, le rôle de l’Inserm est aussi d’informer les citoyennes et les citoyens afin qu’ils puissent mieux comprendre la démarche scientifique et être acteurs de leur propre santé. Toutefois, pour mener à bien cette mission, encore faut-il réussir à amorcer un réel dialogue avec le public, en proposant des contenus pertinents, accessibles et sans cesse renouvelés, fondés sur des données scientifiques rigoureuses.

Cet été 2024, l’Inserm vous invite ainsi à découvrir ses nouvelles initiatives visant à mieux partager avec tous les citoyens les avancées de la recherche biomédicale et en santé.

 

Les volontaires : des podcasts pour découvrir celles et ceux qui participent à la recherche en santé de l’Inserm

Le podcast est un format qui séduit de plus en plus d’auditeurs en France. Près de 200 millions de podcasts seraient d’ailleurs écoutés chaque mois dans l’Hexagone ! Face à cet engouement, l’Inserm a donc fait le pari de proposer sa propre série, en mettant à l’honneur un maillon essentiel de la recherche : les volontaires qui participent aux études menées par l’Institut.

La série Les volontaires propose de comprendre le rôle primordial de ces citoyennes et de ces citoyens en les suivant lors des expérimentations et en les accompagnant dans les laboratoires. Suivez Joanna, 8 ans, dans son parcours pour déterminer l’impact de la pollution sur sa santé, Giovanna, militante associative et son combat pour améliorer la prise en charge des personnes transgenres vivant avec le VIH, ou encore Stéphane, 23 ans, et Geneviève, 74 ans, sur le tapis d’entraînement afin de mesurer les effets du vieillissement sur la motricité…

D’une durée de 10 à 15 minutes par épisode, orchestrés par le journaliste scientifique Chandrou Koumar, ces podcasts diffusés à partir du 21 juin 2024 font partie intégrante de la démarche de l’Inserm pour expliquer et valoriser la recherche en santé et fournir une information scientifique de qualité à tous.

Plus d’informations sur le podcast de l’Inserm 

Les épisodes sont notamment disponibles sur Apple PodcastAudibleDeezerSpotify et YouTube.

Des BD sur Instagram pour parler de sport avec les jeunes

Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 vont occuper une grande partie de l’actualité dans les prochaines semaines. Si les liens étroits entre activité physique, sport et santé ne sont aujourd’hui plus à prouver, de nombreuses idées reçues demeurent. Profitant de la notoriété de sa série Canal Détox, l’Inserm s’apprête à publier une série de cinq nouveaux textes qui tenteront de répondre à des questions que se posent fréquemment les internautes :

  • Le sport s’accompagne t-il toujours d’une perte de poids ?
  • Avoir une activité physique pour lutter contre le cancer, vraiment ?
  • Les étirements permettent-ils vraiment d’empêcher les courbatures ?
  • Quel est l’intérêt des protéines pour les sportifs ?
  • Quelles techniques de récupérations privilégier pour récupérer après un effort ?

Et pour toucher un public plus large et plus jeune, l’Inserm s’est associé à l’illustratrice scientifique Flore Avram afin de décliner ensuite ces cinq textes au format BD. Des petites planches illustrées avec humour et finesse, qui seront publiées sur le compte Instagram de l’Inserm, au rythme d’une bande dessinée par semaine, sur les cinq semaines précédant la série d’ouverture des JOP. Rendez-vous le 26 juin pour découvrir le premier épisode !

 

L’Inserm aux Jeux olympiques et paralympiques 2024

Les Jeux olympiques et paralympiques 2024 à Paris et en France sont l’occasion d’accueillir massivement les spectateurs au sein d’un grand espace festif d’animation et de célébration : le club France. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) a manifesté son intérêt pour tenir et animer un stand au sein de ce club France lors des JOP 2024, auquel l’Inserm est convié à participer.

Du 1e au 4 août 2024 les équipes de recherche dijonnaises du laboratoire Cognition, action et plasticité sensorimotrice (Caps) de l’Inserm présenteront leurs travaux de recherche au travers des animations suivantes :

Le rameur-FES : une technique de réadaptation innovante 

Grâce à une stimulation électrique des muscles des cuisses, le rameur-FES permet à des personnes paraplégiques de ramer !

Testez vos qualités physiques à travers quelques sauts avec l’Optojump !

Force, vitesse, puissance, détente, aérobie, souplesse… les sauts verticaux font partie des tests de terrain les plus utilisés pour déterminer les qualités physiques des muscles du membre inférieur. La mesure du temps de suspension donne l’estimation de la hauteur de saut et la puissance développée.

L’électrostimulation pour se muscler

L’électrostimulation musculaire est une technique efficace utilisée dans le monde médical et sportif. Elle offre de nombreux bénéfices que ce soit pour le sportif ou pour des populations plus fragiles.

InScience 2024 : l’Inserm vous ouvre ses portes pour la 4ème édition du festival

© Inserm

Du 27 mai au 9 juin, retrouvez la quatrième édition d’InScience, le festival qui rend la science accessible à toutes et à tous. L’Inserm ouvrira les portes de ses laboratoires pour vous permettre de rencontrer ses chercheurs et ses chercheuses et de découvrir ses dernières avancées dans le domaine de la santé. De nombreux évènements entièrement gratuits auront lieu dans toute la France. Le programme du festival InScience 2024 est disponible sur inserm.fr

Fort de son succès, le festival InScience de l’Inserm revient avec une programmation très riche : jeux de société ou jeux de rôle, ciné-débats, randonnées-discussions avec des scientifiques, tables rondes… InScience donnera la possibilité à chacun et à chacune de découvrir le monde de la recherche mais aussi de devenir acteur de sa propre santé.

De nombreux sujets abordés

À l’approche des JO de Paris 2024, l’activité physique et le sport seront au cœur de la programmation. La préparation des muscles à l’effort ou les liens entre sport et santé n’auront bientôt plus de secret pour vous.

Quelques rendez-vous à ne pas manquer sur la thématique sport et santé :

  • Conférence : les secrets de la préparation musculaire. Mardi 28 mai
    de 19 h à 21 h, Dernier bar avant la fin du monde, Paris
  • Table ronde : sport et santé. Jeudi 30 mai, de 19 h à 22 h Musée national du sport, Nice
  • Jeu de rôle « Jouer à débattre » : sport, santé et numérique. Mardi 4 juin, de 19 h à 21 h, Dernier bar avant la fin du monde, Paris

Le programme détaillé est disponible sur inserm.fr   

Vous n’êtes pas intéressés par le sport ? Pas d’inquiétude ! L’éventail de thématiques proposées fera honneur à la diversité des sujets étudiés par l’Inserm. Cerveau, cancérologie, diabète, écologie… il y en aura vraiment pour tous les goûts !

Un festival qui met en valeur ses chercheurs et ses chercheuses

Le festival permettra au public de découvrir celles et ceux qui font la science à travers des rencontres, des tables rondes, des conférences ou même des visites de laboratoire.

InScience mettra tout particulièrement en avant les femmes qui travaillent au sein de l’Institut à travers sa collection de bandes dessinées Elles sont l’Inserm. L’objectif ? Mettre en lumière les parcours de vie différents et inspirants de chercheuses Inserm et montrer qu’il est possible pour les jeunes filles et femmes, quel que soit leur milieu, de se projeter vers les métiers de la recherche en santé.

  • La BD Elles sont l’Inserm est disponible sur inserm.fr

Des évènements dans toute la France

Le festival sera présent dans 11 villes[1] de France et ira à la rencontre du public en s’invitant dans différents lieux de la vie quotidienne : musées, cinémas, bars ou encore salles de spectacle.

Des contenus numériques seront mis en ligne tout au long de l’événement, comme Les carnets d’Hygée, une série de podcasts sur la santé mentale et les évolutions de la recherche scientifique, ou encore des vidéos réalisées en direct des laboratoires Inserm, notamment en partenariat avec le vidéaste et vulgarisateur scientifique Tanguy Leroux.

Accédez aux contenus numériques InScience en suivant les actualités du festival sur les réseaux sociaux : X, Instagram, TikTok

[1] Lille, Lyon, Nice, Laval, Paris, Strasbourg, Toulouse, Tours et dans le département des Alpes-Maritimes

Une BD en réalité augmentée

InScience : cultive (à nouveau) ta santé avec l’Inserm ! [tome 2] propose d’expliquer de manière ludique de nouveaux projets de recherche financés par l’Agence nationale de la recherche et conduits par des chercheuses et des chercheurs Inserm.

Nouveauté cette année : 10 pages bonus seront disponibles en réalité augmentée pour rendre la lecture plus interactive !

Les BD seront à retrouver au format papier lors de nos évènements et format numérique sur inserm.fr

Lire le tome 1 de la BD InScience : cultive ta santé avec l’Inserm !     

11 nouveaux projets collaboratifs alliant recherche et soins sélectionnés par l’Inserm

Médecin et patient© Fotalia

L’édition 2023 de l’appel à projets de l’Inserm MESSIDORE (Méthodologie des Essais cliniques Innovants, Dispositifs, Outils et Recherches Exploitant les données de santé et biobanques) lancé au printemps 2023, grâce au financement renouvelé du Ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités, a confirmé l’intérêt des communautés de recherche et de soins pour ce dispositif.  Il a également souligné l’ampleur des besoins de structuration des recherches en santé pour renforcer les collaborations entre recherche et soins et accélérer la recherche clinique. L’appel à projets MESSIDORE, rendu possible grâce à un financement de l’assurance maladie, est déployé dans le cadre du Programme stratégique de recherche collaborative en santé de l’Inserm, lancé en 2022.

Pour cette 2ème édition, les communautés de recherche et de soins ont de nouveau été au rendez-vous : 128 candidatures collaboratives ont été soumises, mobilisant plus de 500 équipes cliniques et académiques. Parmi ces projets, 11 seront financés pour 2023, pour un budget total de près de 9 millions d’euros.

Comme en 2022, les projets retenus sont porteurs d’avancées significatives pour la science et d’enjeux importants de santé publique et d’amélioration des soins. S’agissant d’essais cliniques innovants, de dispositifs médicaux ou s’appuyant sur des biobanques et bases de données humaines existantes, les projets soutenus couvrent des thématiques scientifiques et médicales variées : néonatologie, neurologie, rhumatologie et maladies auto-immunes, oncologie, allergologie, gastro-entérologie, maladies cardio-vasculaire et recherche en soins palliatifs.

Des innovations dans les méthodologies de recherche clinique ou les dispositifs médicaux

  • Dans le domaine des dispositifs médicaux, 2 projets portent sur des enjeux importants de santé humaine :
    • L’un dans le domaine de la néonatalogie vise à développer un dispositif médical d’analyse de la variabilité de la fréquence cardiaque du fœtus automatisée et en temps réel, pour la prévention des complications néonatales. Intégré au dispositif de surveillance actuel, le projet devrait permettre de réduire les interventions inutiles telles que les accouchements opératoires et les césariennes.
    • Le 2ème projet concerne une étude de développement d’un implant cérébral guidant et favorisant la régénération cérébrale chez les traumatisés crâniens graves. A l’issue de cette étude, un essai clinique sera mis en place pour tester, pour la première fois chez l’homme, la faisabilité et la sécurité d’implants dédiés à des lésions cérébrales post-traumatiques.
  • Un projet portant sur la polyarthrite rhumatoïde, maladie inflammatoire chronique auto-immune la plus courante, vise à une meilleure prise en charge des patients en rémission traités par des antirhumatismaux actuellement prescrits, avec une méthodologie innovante améliorée.

S’appuyer sur des bases de données existantes et des données issues de biobanques

  • 4 projets proposent d’exploiter les bases de données de santé (telles que le Système National des Données de Santé – SNDS – et les entrepôts de données de santé – EDS) :
    • En neuro-imagerie, un projet propose de développer un ensemble d’outils basés sur l’intelligence artificielle (IA) pour exploiter pleinement le potentiel des données de neuro-imagerie dans les EDS afin qu’ils puissent être utilisés pour développer des systèmes de diagnostic pour la neuroradiologie assistés par IA, fiables et non-biaisés.
    • En oncologie, un projet associant biostatisticiens et cliniciens a pour objectif de réaliser une série d’essais cliniques émulés en utilisant une base de données en cancer du sein, dans une perspective de développer des outils d’aide aux cliniciens, dans leurs décisions de proposer ou non, une chirurgie après une thérapie systémique optimale chez les patientes présentant un cancer du sein métastatique de novo.
    • En gastro-entérologie, un projet vise à développer une nouvelle approche méthodologique innovante pour évaluer la balance bénéfice/risque des thérapies avancées dans les maladies inflammatoires chroniques intestinales, telles que la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, contribuant à développer un outil numérique d’aide à la décision pouvant être répliqué dans d’autres maladies.
    • Dans le domaine de la recherche en soins palliatifs, un projet s’intéresse à l’association entre prise en charge en soins palliatifs et risque suicidaire, basé sur une approche mixte combinant une approche quantitative et une approche qualitative. Les résultats pourraient éclairer les débats actuels sur la fin de vie et sur la prise en charge des patients présentant des pathologies psychiatriques sévères et résistantes.
  • 2 projets s’appuieront sur des données issues de biobanques :
    • En allergologie, un projet valorisant 2 biobanques, a pour objectif de réunir un consortium multidisciplinaire dans le domaine des toxidermies (allergies cutanées retardées aux médicaments touchant 1 à 3 % des patients hospitalisés). Il ouvrira la voie à des traitements innovants et à des outils de prévention dans ces pathologies complexes.
    • Dans le domaine des maladies auto-immunes, un projet porte sur la sclérodermie systémique et vise à développer des méthodologies innovantes d’intégration et d’analyse de données de santé complexes de sources variées (omiques et imagerie) issues d’une cohorte clinico-biologique et d’une biobanque existante. Ces apports pourraient être réutilisés et appliqués à de nombreuses autres pathologies humaines, contribuant à la dynamique de médecine personnalisée.
  • 2 projets visent à utiliser des données multi-modales traitées par « machine learning  » (apprentissage automatique via des outils d’intelligence artificielle – IA) :
    • En onco-hématologie, un projet porte sur le lymphome folliculaire, chez des patients dont la maladie progresse encore 24 mois après l’initiation de la chimiothérapie. Le projet a pour objectif de développer, grâce à des outils d’IA, des stratégies d’intégration multimodale de données cliniques, biologiques, moléculaires, radiomiques, et anatomopathologiques, afin de développer un modèle de prédiction de rechute.
    • Dans les maladies cardio-vasculaires, un projet s’intéresse aux infarctus cérébraux, avec pour objectif d’identifier et de valider des biomarqueurs des processus thrombo-inflammatoires en phase aiguë, en développant des algorithmes intégrant des données cliniques, biologiques et de neuro-imagerie de biobanques existantes, avec des perspectives de médecine de précision.

Afin de poursuivre le soutien aux projets collaboratifs entre acteurs du soin et de la recherche, et toujours dans une logique d’excellence scientifique, une nouvelle édition de l’appel à projets MESSIDORE sera lancée au printemps 2024.

Les projets soutenus lors de la 1ère édition en 2022 : https://presse.inserm.fr/15-nouveaux-projets-collaboratifs-alliant-recherche-et-soins-finances-par-linserm/66684/

France 2030 : INRAE et l’Inserm, pilotes d’un programme national d’envergure de 58 millions d’euros sur l’alimentation et les microbiomes

Photo de groupe des représentants Inserm et INRAE lors du lancement du PEPR SAMS à NantesLe Pr. Didier Samuel, PDG de l’Inserm, Philippe Mauguin, PDG de l’INRAE et les équipes Inserm et INRAE du programme de recherche Systèmes alimentaires, microbiomes et santé et de l’unité Immunologie et nouveaux concepts en immunothérapie (Inserm/Nantes Université) lors de la visite de lancement le 12 février à Nantes. © Inserm/INRAE

La ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités Catherine Vautrin, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire Marc Fesneau, et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Sylvie Retailleau, avec Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, en charge de France 2030, lancent le programme de recherche Systèmes alimentaires, microbiomes et santé, piloté conjointement par INRAE et l’Inserm. 

Pilier de la stratégie d’accélération Alimentation durable et favorable à la santé de France 2030, ce programme est doté d’une enveloppe de 58 millions d’euros sur 7 ans. Il doit contribuer à lever des verrous scientifiques et sociaux en faisant progresser la recherche vers une meilleure compréhension des comportements alimentaires, des modes de consommation et des liens entre alimentation, microbiome et santé humaine.   

La recherche met régulièrement en lumière l’implication dans les maladies chroniques de l’altération des microbiomes[1] et de leurs interactions avec leur hôte humain. Face aux enjeux soulevés par l’augmentation continue de ces maladies chroniques et leur poids sur les systèmes de santé dans les pays développés, des approches innovantes en recherche sont nécessaires pour mieux comprendre ces interactions et lever des verrous scientifiques majeurs.

Le programme de recherche Systèmes alimentaires, microbiomes et santé, en finançant des projets innovants de recherches fondamentales, translationnelles et interventionnelles, coordonnera l’écosystème français de recherche à la pointe dans ces domaines autour de deux grands axes :

  • Identifier les déterminants des changements de comportement alimentaire et les conditions dans lesquelles ils pourraient à la fois contribuer à la prévention des risques de santé et favoriser une évolution vers des systèmes alimentaires plus durables ;
  • Comprendre les mécanismes de symbiose entre un microbiome et son hôte humain pour, à terme, identifier des mesures préventives et thérapeutiques personnalisées permettant de réduire le poids des maladies chroniques liées au microbiome.

Piloté conjointement par INRAE et l’Inserm, le programme associe de nombreux acteurs de la recherche française, comme le CNRS, l’INRIA, l’Institut Pasteur, le CEA, des universités, des hôpitaux universitaires de l’AP-HP, des centres hospitalo-universitaires et de recherche en nutrition humaine ainsi que des écoles d’ingénieurs.

Pour permettre d’accélérer la révolution agricole et alimentaire française, ce programme de recherche Systèmes alimentaires, microbiomes et santé se fixe 3 objectifs principaux :

  • Éclairer les politiques publiques et les actions des filières alimentaires par l’évaluation de leviers d’intervention ;
  • Identifier les mécanismes impliqués dans la symbiose microbiome-hôte et dans ses altérations, valider des biomarqueurs et développer des études de preuve de concept chez l’humain permettant d’évaluer l’effet de stratégies de prévention et/ou d’intervention pour le contrôle des maladies chroniques liées au microbiome ;
  • Développer une boîte à outils applicable dans la pratique clinique pour le diagnostic et le suivi de l’état de symbiose et pour mettre à disposition des solutions thérapeutiques innovantes prenant mieux en considération et utilisant les microbiomes.

L’Agence nationale de la recherche est l’opérateur pour le compte de l’État de ce programme de recherche.

Ce programme de recherche est l’un des dispositifs soutenus par France 2030 pour accompagner et accélérer les travaux de recherche et leur transfert vers l’innovation au service d’une alimentation saine, durable et traçable.

 

« À travers ce programme de recherche interdisciplinaire, INRAE coordonnera aux côtés de l’Inserm, et avec l’appui de nombreux partenaires français, des recherches mêlant des approches innovantes au service d’un même objectif : favoriser l’accès de toutes et tous à une alimentation saine, durable et traçable. La meilleure compréhension des relations entre alimentation, microbiome et santé, à l’échelle des habitudes de consommation individuelle jusqu’à celle d’un système alimentaire dans son ensemble, doit permettre de répondre à un enjeu de santé publique prégnant : réduire l’incidence des maladies chroniques par le biais d’une alimentation de qualité », souligne Philippe Mauguin, PDG d’INRAE.

« Mieux comprendre les interactions alimentation-microbiomes-santé est un enjeu majeur pour aider à redéfinir l’alimentation de demain, plus respectueuse de la santé et de l’environnement, mais aussi dans la prévention des maladies chroniques liées aux différents microbiomes humains, indique le Pr. Didier Samuel, PDG de l’Inserm. Nous sommes heureux du renforcement de notre collaboration avec INRAE à travers le pilotage conjoint de ce programme national d’envergure. En fournissant des outils innovants d’aide à la conception et à l’évaluation des politiques publiques, celui-ci se positionnera comme un atout majeur pour la prévention et le traitement des maladies inflammatoires chroniques liées aux microbiomes grâce au développement d’une médecine personnalisée. »

 

Dans le cadre de France 2030, l’État consacre 3 milliards d’euros à la recherche à travers des programmes de recherche ambitieux (les PEPR), portés par les institutions de recherche pour consolider le leadership français dans des domaines clés liés ou susceptibles d’être liés à une transformation technologique, économique, sociétale, sanitaire ou environnementale et qui sont considérés comme prioritaires au niveau national ou européen.

 

[1] Le microbiome inclut l’ensemble des micro-organismes (microbiote) d’un environnement donné (intestinal, vaginal, buccal…) ainsi que l’ensemble de leur génome, de leurs interactions, des produits de leur activité (métabolites) et des paramètres biologiques, physiques et chimiques dans lesquels ils évoluent.

 

À propos de France 2030

Le plan d’investissement France 2030 :

  • Traduit une double ambition : transformer durablement des secteurs clés de notre économie (santé, énergie, automobile, aéronautique ou encore espace) par l’innovation technologique, et positionner la France non pas seulement en acteur, mais bien en leader du monde de demain. De la recherche fondamentale, de l’émergence d’une idée jusqu’à la production d’un produit ou service nouveau, France 2030 soutient tout le cycle de vie de l’innovation jusqu’à son industrialisation ;
  • Est inédit par son ampleur : 54 Md€ seront investis pour que nos entreprises, nos universités, nos organismes de recherche, réussissent pleinement leurs transitions dans ces filières stratégiques. L’enjeu : leur permettre de répondre de manière compétitive aux défis écologiques et d’attractivité du monde qui vient, et faire émerger les futurs leaders de nos filières d’excellence. France 2030 est défini par deux objectifs transversaux consistant à consacrer 50 % de ses dépenses à la décarbonation de l’économie, et 50 % à des acteurs émergents, porteurs d’innovation sans dépenses défavorables à l’environnement (au sens du principe Do no significant harm).
  • Sera mis en œuvre collectivement : pensé et déployé en concertation avec les acteurs économiques, académiques, locaux et européens pour en déterminer les orientations stratégiques et les actions phares. Les porteurs de projets sont invités à déposer leur dossier via des procédures ouvertes, exigeantes et sélectives pour bénéficier de l’accompagnement de l’État.
  • Est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement pour le compte du Premier ministre et mis en œuvre par l’Agence de la transition écologique (Ademe), l’Agence nationale de la recherche (ANR), Bpifrance et la Banque des territoires.

Plus d’informations sur : france2030.gouv.fr | @SGPI_avenir

Cinq avancées marquantes à l’Inserm en 2023

© Inserm

L’année 2023 s’achève et non sans succès pour la recherche à l’Inserm. Afin de commencer 2024 sous les meilleurs auspices, nous vous proposons de revenir sur cinq avancées scientifiques qui ont marqué 2023 et qui témoignent du dynamisme de la recherche au sein de l’institut et au bénéfice des patients. Nous en profitons pour vous présenter nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui débute.

Novembre 2023. Une neuroprothèse permet à un patient atteint de la maladie de Parkinson de retrouver une marche fluide

Des troubles de la marche invalidants surviennent chez environ 90 % des personnes qui présentent un stade avancé de la maladie de Parkinson. Ces troubles résistent souvent aux traitements actuellement disponibles. Développer de nouvelles stratégies permettant aux patients de remarcher avec fluidité, en écartant le risque de chute, constitue donc une priorité pour les équipes de recherche qui travaillent sur cette maladie depuis de longues années.

En 2023, une équipe de recherche franco-suisse a ainsi conçu et testé une « neuroprothèse » destinée à corriger les troubles de la marche associés à la maladie de Parkinson. Dans une étude publiée dans Nature Medicine, les scientifiques de l’Inserm et du CHUV (Lausanne) détaillent le processus de développement de la neuroprothèse utilisée pour traiter un premier patient atteint de la maladie de Parkinson. Ils décrivent comment, grâce à ce dispositif, celui-ci est parvenu à retrouver une marche fluide, confiante et sans chute.

Toutefois, à ce stade, ce concept thérapeutique a démontré son efficacité seulement chez une personne. L’implant doit encore être optimisé pour un déploiement à grande échelle.

 

Novembre 2023 – Une thérapie par ultrasons non invasive efficace dans le traitement des maladies des valves cardiaques

Actuellement, le traitement des maladies des valves cardiaques repose sur le remplacement de la valve dysfonctionnelle par une prothèse artificielle. Cette intervention ne peut toutefois pas être proposée à tous les patients, compte tenu de son caractère invasif.

Trouver une alternative thérapeutique représente donc un enjeu de taille pour la recherche. Une équipe issue des laboratoires académiques français de l’Inserm a récemment développé et testé une nouvelle approche appelée « thérapie par ultrasons non invasive ».

Cette technologie permet de réparer la valve aortique grâce à l’action précise et mécanique d’ultrasons focalisés de haute énergie délivrés par un dispositif appliqué sur le thorax du patient, dans le but d’assouplir la valve et d’améliorer ainsi son ouverture.

L’étude, publiée dans The Lancet en 2023, rapporte l’efficacité d’un essai clinique réalisé sur un échantillon de 40 patients, avec une amélioration significative de leur fonction cardiaque, ainsi qu’une amélioration de leur qualité de vie.

Le dispositif appelé Valvosoft® fait actuellement l’objet d’études cliniques de sécurité et d’efficacité. Il n’a pas encore reçu d’autorisation de mise sur le marché et est pour le moment destiné exclusivement aux études cliniques.

 

Mars 2023. Coqueluche : un nouveau vaccin intranasal sûr et plus efficace

Hautement infectieuse et potentiellement mortelle chez le nourrisson, la coqueluche, causée par la bactérie Bordetella pertussis, continue de circuler largement à travers le monde. En effet, si les vaccins utilisés actuellement protègent contre l’apparition des symptômes, ils ne permettent pas d’empêcher la transmission bactérienne entre individus, ni l’infection qui en résulte.

En 2023, une équipe de recherche internationale a montré, dans un essai clinique de phase 2, l’efficacité et la sûreté chez l’adulte d’un nouveau vaccin nasal contre la coqueluche.

Ces résultats suggèrent que ce nouveau vaccin, capable d’empêcher la colonisation bactérienne des voies respiratoires, constituerait un atout pertinent pour briser les chaînes de transmission épidémiques de la maladie.

Les 300 participants à cette étude étant tous des adultes, une étude a ensuite été lancée, et est en cours, pour évaluer plus spécifiquement l’efficacité et l’innocuité de ce vaccin chez les enfants en âge d’aller à l’école, lieu critique de transmission de la maladie.

 

Mars 2023. Nouvelle étape franchie dans le développement d’un vaccin efficace contre l’asthme allergique

Les acariens sont la bête noire des personnes souffrant d’asthme allergique (qui représentent 50 % des cas d’asthme). Cette maladie chronique est responsable d’une inflammation des bronches et d’une gêne respiratoire lorsqu’un allergène – comme les acariens – est inhalé. Les symptômes sont déclenchés par une surproduction d’anticorps immunoglobulines E (IgE) et de protéines dites « cytokines de type 2 », appelés les IL-4 et IL-13.

A l’heure actuelle, les corticoïdes inhalés sont les médicaments de référence pour contrôler l’asthme. Cependant, dans le cas d’asthme allergique sévère, ce traitement ne suffit pas toujours. Il faut alors avoir recours à des traitements par anticorps monoclonaux thérapeutiques ciblant justement les IgE ou les voies IL-4 et IL-13. Or ces médicaments sont très onéreux et contraignent les patients à effectuer des injections pendant des années, voire tout au long de leur vie.

Une équipe de recherche a donc développé un vaccin qui induit la production d’anticorps qui s’attaquent justement aux cytokines IL-4 et IL-13, et confère une protection durable dans des modèles d’asthme allergique. Les résultats, publiés dans la revue Allergy, ouvrent la voie à l’organisation d’un essai clinique.

 

Juin 2023. Cannabis :  enfin un traitement contre l’addiction ?

La France compte l’un des plus hauts niveaux de consommation de cannabis au monde : près de 40 % des jeunes de 17 ans indiquent par exemple une consommation au cours de l’année écoulée.

Le THC, abréviation de « tétrahydrocannabinol », est le composé qui entraîne la majorité des effets psychoactifs du cannabis, tels que l’euphorie et l’altération de la perception.

En 2023, une équipe de chercheurs et chercheuses de l’Inserm[1] a publié les résultats d’un essai clinique de phase 2 dans la revue Nature Medicine. Ceux-ci révèlent l’efficacité d’un traitement de l’addiction au cannabis, qui a été testé sur 26 participants. Baptisé AEF0117, ce médicament inhibe le récepteur CB1 situé sur les neurones, où se fixe la molécule THC du cannabis.

Résultats : non seulement AEF0117 a atténué les effets liés à l’addiction, mais il a aussi réduit chez les participants l’envie de consommer. Ceci, sans induire un sevrage ou des effets indésirables notables. Il reste maintenant à déterminer la dose la plus efficace du médicament puis à confirmer ses bénéfices, dans le cadre d’un essai sur un éventail plus large de participants.

[1] Cette étude a été portée par la société bordelaise Aelis Farma

Retrouvez le livret « Les avancée scientifiques 2023 », une sélection de découvertes passionnantes majeures, dans tous les champs de la recherche biomédicale, de l’échelle moléculaire à l’étude des populations : mécanismes biologiques, génétique, neurologie, cancers, métabolisme, épidémiologie…

L’École de l’Inserm Liliane Bettencourt fête ses 20 ans

L’Ecole de l’Inserm Liliane Bettencourt (EdILB), pionnière d’un réseau français de doubles cursus médecine-sciences d’excellence, propose depuis 20 ans une formation précoce à la recherche aux étudiants en 2ème année de médecine, de pharmacie ou d’odontologie. L’objectif est de permettre à des jeunes médecins et pharmaciens de participer à, puis de diriger une activité de recherche clinique et/ou fondamentale, dès l’internat et durant le clinicat.

Depuis 20 ans, une formation interdisciplinaire d’excellence pour les futurs médecins-chercheurs

L’École de l’Inserm Liliane Bettencourt a été créée en 2003 afin d’offrir à de jeunes étudiants, à partir de la 2ème année de médecine, pharmacie ou odontologie, la possibilité de se former à la recherche fondamentale biomédicale en parallèle de leurs études de santé, tout en restant dans leur université d’origine.

Cette approche favorise le décloisonnement interdisciplinaire pour la formation de futurs praticiens éclairés, à la fois spécialistes de la médecine et de la pratique scientifique.

L’EdILB a été la première école à proposer un double cursus médecine-sciences national en France et à donner ainsi à des étudiants en santé recrutés partout sur le territoire une expérience précoce de la recherche. Depuis sa création, l’EdiLB a permis un véritable élan dans le monde académique français, déclenchant un mouvement de création d’autres parcours similaires. En tant que premier cursus national de référence, l’EdILB est à l’origine du Réseau Médecine-Sciences en France, qui rassemble les doubles cursus médecine-sciences de tout le territoire.

Ambitieuse, novatrice et moderne, l’EdILB a en 20 ans formé à la recherche plus de 400 étudiants en médecine ou pharmacie. 110 étudiants ont reçu un double diplôme en médecine (ou pharmacie) et sciences, et ils seront environ 250 à l’horizon 2034. Elle est aujourd’hui reconnue et plébiscitée par les étudiants, médecins et professeurs grâce à l’excellence de sa formation alliant théorie et pratique.

Le soutien durable de la Fondation Bettencourt Schueller pour faire progresser la science

La Fondation Bettencourt Schueller soutient et encourage les chercheurs qui contribuent au rayonnement de notre pays dans les sciences de la vie. Cet engagement est le premier de la Fondation depuis sa création en 1987. S’il est principalement orienté vers la recherche fondamentale, sa finalité est l’amélioration de la santé humaine.

Convaincue de l’intérêt de permettre un continuum de la recherche biomédicale, du laboratoire au lit du patient, la Fondation Bettencourt Schueller s’est engagée auprès de l’EdILB dès 2007, avec un accompagnement exceptionnel de 33,2 millions d’euros sur plus de 25 ans. Son soutien a pour caractéristique de proposer aux étudiants un soutien financier important et qui s’inscrit dans la durée, facilite le suivi de deux cursus de formation en parallèle pour les étudiants, et à terme, de former des médecins-chercheurs accomplis et polyvalents, qui débuteront leur carrière dans les meilleures conditions.

« La formation des médecins à la recherche est essentielle pour la médecine de demain pour que les professionnels de santé puissent combiner leur pratique au contact des patients et mener des travaux de recherche sur des solutions thérapeutiques. La Fondation Bettencourt Schueller soutient depuis sa création la recherche française. L’École de l’Inserm Liliane Bettencourt est le reflet de cet engagement pour les sciences de la vie et l’amélioration de la santé humaine. » indique Armand de Boissière, secrétaire général de la Fondation Bettencourt Schueller.

« L’Inserm est fier de célébrer les 20 ans de l’EdILB et de son partenariat avec la Fondation Bettencourt Schueller. C’est à travers un enseignement sur-mesure de qualité que l’école contribue à façonner une communauté de médecins-chercheurs dynamique, pour le progrès de la recherche biomédicale et de la médecine au bénéfice de la santé de tous », Pr.  Didier Samuel, Président Directeur Général de l’Inserm.

Un anniversaire qui a réuni de nombreux scientifiques et étudiants

L’anniversaire des 20 ans d’existence de l’École de l’Inserm Liliane Bettencourt a réuni près de 200 étudiants et anciens étudiants qui ont pu partager sur leurs travaux de recherche et l’importance du double cursus dans leur parcours professionnel. Étaient aussi présents les responsables des enseignements, les représentants des autres doubles cursus français, notamment le double cursus médecine-sciences de l’Université de Strasbourg (qui fête également ses 10 ans en 2023) et des institutions partenaires.

Les participants ont également pu assister aux interventions de Thomas Lombès, directeur général délégué de l’Inserm, Michel Deneken, président de l’Université de Strasbourg et d’Armand de Boissière, secrétaire général de la Fondation Bettencourt Schueller.

 

Prix Inserm 2023 : une recherche innovante au service des patients

Prix Inserm 2023© Inserm

« À travers ses Prix, l’Inserm célèbre cette année cinq lauréats emblématiques de notre effort collectif pour mener et accompagner, avec efficacité et créativité, la recherche en santé », souligne le Pr Didier Samuel, PDG de l’Inserm. Tout au long de l’année 2023, et alors que l’Inserm s’apprête à célébrer l’année prochaine ses 60 ans, ses collaborateurs n’ont cessé de faire progresser la santé de tous les citoyens grâce à de belles avancées sur l’ensemble des pans de la recherche biomédicale. Les travaux des cinq scientifiques récompensés lors de cette nouvelle édition des prix Inserm reflètent toute la richesse et le caractère innovant des recherches qui sont menées au sein de l’Institut. Le Grand Prix Inserm est décerné à Nadine Cerf- Bensussan, pionnière de l’exploration du microbiote, qui étudie depuis plus de quarante ans l’immunité intestinale pour améliorer la prise en charge des patients.

 

Nadine Cerf-Bensussan, Grand Prix Inserm

Prix Inserm 2023© François Guénet/Inserm

Directrice de recherche Inserm, Nadine Cerf-Bensussan dirige le laboratoire Immunité intestinale à l’institut Imagine à Paris, où elle s’intéresse au rôle ambivalent du système immunitaire intestinal, qui d’un côté nous protège des pathogènes, mais de l’autre doit tolérer les nutriments et les nombreuses bactéries présentes dans le microbiote.

Spécifiquement, ses travaux visent à mieux comprendre les pathologies intestinales, dont la maladie cœliaque induite par le gluten, ainsi que les liens entre le microbiote intestinal et son hôte.

Si aujourd’hui ce type de recherche a le vent en poupe – et les termes « microbiote » et « intolérance au gluten » sont désormais bien connus du grand public –, ce n’était pas le cas quand elle a démarré sa carrière il y a 40 ans.

Son entrée dans le domaine s’est d’ailleurs faite un peu par hasard, d’abord grâce à un stage hospitalier dans le service d’immunologie et d’hématologie de Claude Griscelli, à l’hôpital Necker-Enfants malades, puis en s’orientant vers un DEA et un stage au Massachusetts General Hospital à Boston, où elle a mis au point son premier anticorps contre les lymphocytes intestinaux chez le rat.

De retour en France au début des années 1980, elle se tourne définitivement vers la recherche, obtenant en 1987 le concours de chargée de recherche à l’Inserm, toujours dans l’équipe de Claude Griscelli – lequel assurera plus tard la direction générale de l’Inserm de 1996 à 2001. Elle y développe le premier anticorps contre les lymphocytes intra-épithéliaux humains et voit dans la maladie cœliaque – qui fait aujourd’hui beaucoup parler d’elle dans les médias – un modèle idéal d’étude du rôle de ces lymphocytes et plus largement de l’immunité intestinale.

La suite de sa carrière est ponctuée d’avancées majeures dans la compréhension du microbiote et de l’immunité intestinale. Par exemple, avec son équipe, la chercheuse a démontré le rôle clé de la bactérie segmentée filamenteuse, véritable « star en immunité intestinale ». L’équipe continue aujourd’hui à étudier cette bactérie pour identifier ses mécanismes d’action mais aussi la façon dont l’hôte contrôle son expansion dans l’intestin.

En 2014, l’intégration de l’équipe à l’institut Imagine a constitué une opportunité majeure pour développer de nouvelles thématiques autour des maladies génétiques intestinales. Nadine Cerf-Bensussan et ses collègues ont notamment pu y développer une cohorte de patients soupçonnés de présenter une maladie monogénique intestinale. Grâce à leurs efforts, un diagnostic génétique a été posé pour environ 30 % des patients inclus et un outil diagnostique fondé sur le séquençage haut débit a été mis au point. L’équipe tente aussi d’établir un catalogue des gènes indispensables à l’équilibre de la barrière intestinale et, lorsqu’ils sont peu ou mal connus, de définir leurs rôles précis.

« Je suis très heureuse de ce Grand Prix que je vois comme la reconnaissance de l’importance de cette interface constamment exposée à une masse considérable de microbes ainsi qu’aux multiples composants de notre alimentation et de notre environnement, C’est comme si on avait donné le prix à l’intestin ! », conclut Nadine Cerf-Bensussan.

 

Thomas Baumert, Prix Recherche

Prix Inserm 2023© François Guénet/Inserm

À la fois médecin et chercheur, Thomas Baumert a fait progresser les connaissances sur la fibrose et le cancer du foie pour développer des traitements innovants afin de mieux soigner les malades. Ces efforts lui valent aujourd’hui de recevoir le Prix Recherche.

Ce chercheur passionné est actuellement directeur de l’Institut de recherche sur les maladies virales et hépatiques à Strasbourg. Son équipe, qui compte une cinquantaine de personnes aujourd’hui, est à l’origine d’avancées majeures dans le domaine.

Ainsi, leurs travaux sur la réponse immunitaire et l’entrée du virus de l’hépatite C dans les cellules ont contribué aux traitements développés, par la suite, par les laboratoires privés. Une avancée significative quand on sait que l’hépatite C tuait de nombreuses personnes d’un cancer du foie il y a vingt ans, et qu’il est désormais possible d’en guérir.

D’autres travaux de recherche publiés par son équipe, en collaboration avec plusieurs laboratoires à l’international, témoignent du dynamisme et de l’esprit d’innovation de Thomas Baumert, toujours au service des patients.

Les scientifiques ont ainsi tour à tour découvert une nouvelle cible thérapeutique de la fibrose et du cancer du foie – une protéine surexprimée à la surface des cellules du tissu malade appelée « claudine 1 » –, élaboré un « atlas » recensant toutes les cellules du foie humain et leurs mécanismes d’action, ou encore développé une sorte de « mini foie » qui reproduit la signature pronostique de la fibrose et du cancer.

 

Alexandre Loupy, Prix Innovation

Prix Inserm 2023© François Guénet/Inserm

Lauréat du Prix Innovation, directeur de l’Institut de transplantation de Paris et du Paris Transplant Group, Alexandre Loupy est néphrologue, biologiste et biostatisticien. De multiples casquettes qui lui permettent, avec son équipe, de développer des outils innovants pour améliorer la transplantation rénale.

Parmi les nombreuses avancées auxquelles il a participé, on peut mentionner la découverte en 2013 des anticorps qui augmentent fortement le rejet des greffes.

Plus récemment, on peut citer la mise au point avec son équipe d’un algorithme appelé iBox intégrant des paramètres biologiques, immunologiques et génétiques pour prédire le risque de rejet, la survie des greffons et la mortalité des patients transplantés. Un outil précieux pour aider les médecins à ajuster le suivi et les traitements.

Le développement de cet algorithme a été confié à Predict4Health, une start-up issue de l’Inserm, de l’AP-HP et de l’Université Paris Cité, fondée en 2019 par Alexandre Loupy. Il a fait l’objet d’un essai clinique en Europe et a passé le parcours réglementaire lui permettant d’être remboursé par la Sécurité sociale. L’iBox est maintenant utilisé pour suivre 10 000 malades en France et actuellement en cours de développement pour le suivi des greffes de cœur, poumon, foie et maladies rénales chroniques.

Partageant son temps entre la France et les Etats-Unis où il enseigne, Alexandre Loupy ne compte pas pour autant abandonner le monde de la recherche française et estime que ce prix est une très grande fierté qui récompense le travail de toute son équipe.

 

Marina Kvaskoff, Prix Science et société-Opecst

Prix Inserm 2023© François Guénet/Inserm

Marina Kvaskoff est épidémiologiste au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (CESP) à Villejuif et consacre son temps et son énergie à la recherche sur l’endométriose, maladie gynécologique trop longtemps invisible.

Ses efforts pour mieux comprendre et faire connaître la maladie lui valent de recevoir le Prix Science et société-Opecst.

Après son doctorat, la chercheuse – qui a obtenu un poste de chargée de recherche Inserm en 2016 – part se former à l’université Harvard aux États-Unis, auprès de Stacey Missmer, pionnière de l’épidémiologie de l’endométriose, aujourd’hui présidente de la société savante World Endometriosis Society.

Désireuse de mieux comprendre cette maladie qui touche de nombreuses femmes, mais sur laquelle les connaissances demeurent très faibles, elle entreprend des travaux qui lui permettront d’observer que certaines expositions dans l’enfance (tabagisme passif, privations alimentaires, activité physique intense…) augmentent le risque d’endométriose. Elle montre également que la maladie est liée au risque de différents cancers.

Des recherches importantes, trop longtemps restées confidentielles, malgré le soutien de l’Inserm. Mais depuis 2018, la forte mobilisation des associations de patientes et la prise de parole de célébrité ont fait sortir l’endométriose de l’ombre. La maladie devient un sujet pris au sérieux par les autorités sanitaires. En 2022, le gouvernement a affiché son souhait de mettre en place l’ambitieux programme Epi-Endo sur l’épidémiologie de l’endométriose, porté par Marina Kvaskoff dans le cadre du programme et équipement prioritaire de recherche (PEPR) Santé des femmes, santé des couples.

 

Ghislaine Filliatreau, Prix Appui à la recherche

Prix Inserm 2023© François Guénet/Inserm

Depuis trente ans, Ghislaine Filliatreau, déléguée à l’intégrité scientifique de l’Inserm, met toute son énergie et ses connaissances fines de l’écosystème de la recherche au service de cette dernière. Une démarche saluée par le Prix Appui à la recherche.

Après avoir rejoint l’Inserm en 1983, en tant que chercheuse en neurobiologie cellulaire, elle intègre douze ans plus tard le ministère de l’Éducation supérieure et de la Recherche pour travailler au développement des open archives – ce qu’on appelle aujourd’hui la « science ouverte ».

Elle a également dirigé l’Observatoire des sciences et des techniques, chargé de concevoir des indicateurs pour l’appui à la définition et à l’évaluation des politiques de recherche.

Des expériences aussi riches que variées, qui lui permettent de bien comprendre les enjeux de la recherche et la réalité des laboratoires.

En 2016, elle revient à l’Inserm en tant que déléguée à l’intégrité scientifique, dont la mission n’est pas uniquement de gérer les manquements à l’intégrité, mais aussi de les prévenir en apportant une expertise et des conseils pour promouvoir une recherche fiable et robuste.

Une tâche qui lui tient à cœur et dont elle s’acquitte avec beaucoup d’énergie et de succès, codirigeant en outre le programme LORIER (L’organisation pour une recherche Inserm éthique et responsable) et participant en 2023 à l’élaboration de la charte de la parole publique de l’Inserm.

 

Les Prix Inserm

Le Grand Prix rend hommage à un scientifique français dont les travaux ont permis des progrès remarquables dans la connaissance de la physiologie humaine, en thérapeutique et, plus largement, dans la recherche en santé.

Le Prix Recherche distingue un chercheur, un enseignant-chercheur ou un clinicien chercheur dont les travaux ont particulièrement marqué le champ de la recherche fondamentale, de la recherche clinique et thérapeutique et de la recherche en santé publique.

Le Prix Innovation revient à un chercheur dont les travaux ont fait l’objet d’une valorisation entrepreneuriale.

Le Prix Science et société-Opecst récompense un chercheur, ingénieur, technicien ou administratif qui s’est distingué dans le domaine de la valorisation de la recherche et par sa capacité à être en dialogue avec la société et à l’écoute des questions des citoyens sur leur santé.

Enfin, le Prix Appui à la recherche est décerné à un ingénieur, technicien ou administratif pour des réalisations marquantes au service de l’accompagnement de la recherche.

« On gagne tous les jours à s’intéresser à la santé » : l’Inserm dévoile sa nouvelle campagne publicitaire

Image du film « On gagne tous les jours à s’intéresser à la santé ». © Réalisation : Ugo Mangin, production : Yohannes Cousy

Un an après une grande campagne d’affichage dans les gares Sncf françaises et dans le métro parisien, l’Inserm décline son slogan « On gagne tous à s’intéresser à la santé » dans un spot publicitaire de 30 secondes diffusé à la télévision du 7 juin au 30 juillet.

Réalisé par Ugo Mangin avec l’appui de l’agence Insign à la demande de la direction de la communication de l’Inserm, ce spot illustre comment beaucoup de nos gestes du quotidien sont – sans qu’on le sache – le résultat de recherches menées au sein de l’Institut.

Tout au long de la séquence de 30 secondes, le téléspectateur est plongé dans les pensées d’une femme, sur une place publique en ville, qui commente des scènes de vie courante qu’elle voit autour d’elle. C’est ainsi qu’on apprend qu’un saxophoniste a conservé son souffle grâce à des protéines particulières, que le Nutri-Score permet à une jeune femme de manger un sandwich bon pour sa santé ou encore qu’un homme dans la force de l’âge continue à faire du skate-board grâce à ses chondrocytes.

Dans la lignée de la campagne d’affichage de 2022, le parti pris d’intégrer des mots de science étonnants et complexes dans une scène quotidienne a été conservé pour interpeller les téléspectateurs et les inciter à vouloir en savoir plus en se rendant sur le site internet de l’Inserm.

« L’Inserm est une marque forte, un label de qualité en matière de science en santé, dans laquelle les Français ont confiance. Néanmoins, nous avons besoin d’être toujours plus visibles et ancrés dans le quotidien de chacun pour savoir informer sur nos recherches au plus près des besoins et pour en montrer les résultats. Cette campagne est le trait d’union entre la science biomédicale produite à l’Inserm et sa traduction concrète pour notre santé à tous », indique la direction de la communication de l’Inserm.

« La crise de la Covid-19 a montré combien la recherche médicale était essentielle à notre santé. Nous avons voulu, à travers ce film publicitaire, rendre l’impact de notre recherche visible aux yeux de tous. Il est essentiel que le grand public se rende compte qu’une recherche d’excellence est le terreau d’une médecine de qualité. C’est notre rôle de trouver de nouveaux traitements plus prometteurs et plus efficaces au fur et à mesure de l’avancée des connaissances », explique le Pr. Didier Samuel, président-directeur général de l’Inserm.

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