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Prix Nobel de médecine 2026 : lumière sur l’optogénétique avec l’Inserm

© Sputnik Animation / McGovern Institute for Brain Research at MIT. Image recadrée.

Le prix Nobel de physiologie ou médecine 2026 a été attribué ce lundi 5 octobre à Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel pour leurs découvertes sur les canaux ioniques sensibles à la lumière et l’optogénétique. À cette occasion, l’Inserm vous propose de découvrir les principes de cette technique et de revenir sur des travaux qui ont permis une restauration partielle de la vision chez un patient aveugle.

L’optogénétique, comment ça marche ?

Contrôler l’activité de cellules grâce à la lumière : c’est le principe de l’optogénétique, une technique qui associe génie génétique et optique. Elle consiste à introduire dans des cellules un gène leur permettant de produire une protéine sensible à la lumière. Un éclairage adapté permet ensuite d’activer cette protéine et ainsi de moduler l’activité des cellules ciblées.

Utilisée notamment pour activer ou inhiber des neurones, cette approche aide les scientifiques à mieux comprendre les circuits neuronaux et leur implication dans certaines maladies. Elle ouvre également des perspectives thérapeutiques, notamment pour la vision.

Lire le « C’est quoi » : Éclairez-moi : c’est quoi l’optogénétique ?

Restaurer partiellement la vision : une première démonstration chez un patient en 2021

En mai 2021, une collaboration internationale conduite par José-Alain Sahel et Botond Roska, associant l’Institut de la Vision (Inserm/Sorbonne Université/CNRS), a rapporté une restauration partielle de la vision chez un patient atteint de rétinopathie pigmentaire à un stade avancé. Ces travaux ont été publiés dans la revue Nature Medicine.

L’approche associait une thérapie génique, destinée à rendre certaines cellules de la rétine sensibles à la lumière, et des lunettes spécifiques projetant des images de couleur ambre sur la rétine. Lors des tests réalisés avec ces lunettes, le patient a pu localiser, compter et toucher des objets.

Ces résultats obtenus chez un patient ont constitué une première preuve de concept clinique de l’utilisation de l’optogénétique pour restaurer partiellement la vision.

Lire le communiqué de presse du 21 mai 2021 

Octobre rose : à l’Inserm, plusieurs équipes mobilisées pour faire avancer la recherche sur le cancer du sein

© Unsplash

Identifier les facteurs de risques, mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre derrière le cancer du sein, trouver de nouvelles pistes de traitements : autant d’objectifs que se sont fixés des chercheurs et chercheuses de l’Inserm. Retour sur plusieurs études récentes qui ont été publiées et qui mettent en lumière le dynamise de cette recherche, au bénéfice des patients.

Cancer du sein : une « antenne » cellulaire contrôle la résistance

Le cancer triple négatif est le plus agressif des cancers du sein. Il a été baptisé ainsi car les cellules qui le composent ne présentent aucun des trois types de récepteurs ciblés par les traitements les plus efficaces contre les tumeurs mammaires. Dans ces tumeurs mammaires, des cils fixés à la surface des cellules cancéreuses faciliteraient leur échappement à la chimiothérapie.

À Nantes, des chercheurs de l’Inserm ont décrit comment bloquer la formation de ces cils et rétablir l’efficacité du traitement. Une piste prometteuse pour développer de nouvelles thérapeutiques.

Lire l’actualité : Cancer du sein : une « antenne » cellulaire contrôle la résistance

Cancer du sein : une piste pour bloquer la formation de métastases

Traité tôt, le cancer du sein guérit dans 9 cas sur 10. Cependant, 30 à 50 % des patientes et des patients diagnostiqués de manière précoce développeront des métastases, beaucoup plus problématiques et mortelles.

À Grenoble, des chercheurs et chercheuses d’une unité Inserm ont mis à nu un mécanisme moléculaire qui permet aux cellules de cancer du sein de se déplacer et de conduire à la formation de métastases. Les différents rouages de ce processus offrent des opportunités thérapeutiques pour bloquer l’apparition de ces tumeurs secondaires qui posent des problèmes dans la prise en charge des patientes et des patients.

Lire l’actualité : Cancer du sein : une piste pour bloquer la formation de métastases

Cancers du sein : la lumière artificielle nocturne incriminée ?

L’exposition à la lumière artificielle nocturne perturbe le rythme biologique de 24 heures calé sur le cycle jour-nuit, appelé rythme « circadien », auquel sont soumis tous les êtres vivants. Et ce rythme circadien régule un grand nombre de fonctions biologiques telles que le système hormonal dont dépendent les cancers hormonodépendants comme le cancer du sein.

L’équipe Exposome et hérédité de Pascal Guénel au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations de Villejuif s’est ainsi demandé si les perturbations du rythme circadien, en rapport avec cette exposition lumineuse nocturne, pouvait avoir un effet sur le risque de cancer du sein.

À ce stade, les résultats obtenus suggèrent que l’exposition à la lumière artificielle, la nuit, pourrait être associée à un risque accru de cancers de type HER2+, un sous-groupe de cancers du sein agressifs.

Lire l’article : Cancers du sein : La lumière artificielle nocturne incriminée ?, publié dans le magazine de l’Inserm.

Septembre en Or, la recherche Inserm mobilisée contre les cancers pédiatriques

Le mois de Septembre ou « Septembre en Or » est dédié au soutien à la lutte contre les cancers pédiatriques, première cause de décès par maladie chez l’enfant. © Adobe Stock

Le mois de Septembre ou « Septembre en Or » est dédié au soutien à la lutte contre les cancers pédiatriques, première cause de décès par maladie chez l’enfant. L’occasion de revenir sur plusieurs travaux de recherche menés à l’Inserm pour mieux comprendre ces cancers, identifier leurs facteurs de risque et explorer de nouvelles pistes thérapeutiques.

Un registre national pour mieux suivre les cancers pédiatriques

Chaque année, environ 1 800 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chez les enfants de moins de 15 ans en France métropolitaine, selon le Registre National des Cancers de l’Enfant (RNCE). Développé au sein de l’Inserm, au Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques (CRESS), ce registre recense les cancers diagnostiqués chez les enfants et adolescents en France et permet de mieux suivre leur fréquence et leur évolution.

Au-delà de cette surveillance, les données du RNCE contribuent également à la recherche sur les facteurs de risque des cancers de l’enfants. Les équipes de recherche étudient notamment l’influence des facteurs génétiques et environnementaux, en s’appuyant sur différentes approches épidémiologiques.

https://rnce.inserm.fr/recherches/nos-recherches-et-resultats/

Médulloblastome : une nouvelle piste pour cibler les formes les plus agressives

Le médulloblastome est une tumeur cérébrale maligne parmi les plus fréquentes chez l’enfant. Ce cancer demeure particulièrement difficile à traiter dans ses formes les plus graves.

Dans une étude publiée en janvier 2026 dans Cancer Cell, une équipe de chercheurs et chercheuses montre comment des acides gras s’accumulent dans des gouttelettes lipidiques au sein des cellules des formes les plus graves de médulloblastome.

Ces travaux montrent également que l’altération de ce stockage rend les cellules tumorales fortement vulnérables et entraîne leur mort.

Ces résultats ouvrent ainsi de nouvelles pistes pour le développement de traitements ciblant les formes les plus agressives de cette tumeur.

Lire le communiqué de presse : https://presse.inserm.fr/cancers-pediatriques-le-talon-dachille-inattendu-decouvert-dans-les-medulloblastomes-les-plus-agressifs/71734/

Une nouvelle piste thérapeutique contre l’hépatoblastome, principal cancer du foie chez l’enfant

L’hépatoblastome est le cancer du foie le plus fréquent chez l’enfant. Mais les formes les plus agressives restent difficiles à traiter, notamment lorsque les cellules cancéreuses se multiplient rapidement et résistent aux traitements.

Une équipe de recherche a mis au point un protocole associant un inhibiteur chimique d’EZH2, une protéine impliquée dans de nombreux cancers, et des statines (des médicaments anti-cholestérol) dans le but de cibler les cellules tumorales résistantes aux traitements classiques.

Des travaux complémentaires restent nécessaires, mais ces premiers résultats sont prometteurs : dans des modèles précliniques, l’association d’un inhibiteur d’EZH2 et de statines a permis de détruire efficacement des cellules cancéreuses et de bloquer la croissance de tumeurs chez la souris. Ils ont été publiés dans la revue Molecular Cancer en mars 2026.

Lire le communiqué de presse : https://presse.inserm.fr/une-nouvelle-piste-therapeutique-contre-lhepatoblastome-principal-cancer-du-foie-chez-lenfant/72352

Prix Nobel de médecine : Mary E. Brunkow, Fred Ramsdell et Shimon Sakaguchi récompensés pour la découverte des cellules T régulatrices

Mary Brunkow, Fred Ramsdell et Shimon Sakaguchi, Lauréats du Prix Nobeld de Médecine 2025Mary Brunkow, Fred Ramsdell et Shimon Sakaguchi, Lauréats du Prix Nobeld de Médecine 2025. © Nobel Prize Outreach

Le prix Nobel de médecine a été décerné aux chercheurs américains Mary E. Brunkow et Fred Ramsdell, ainsi qu’au japonais Shimon Sakaguchi, pour leurs découvertes sur la tolérance immunitaire périphérique. L’Inserm revient sur l’importance de ces travaux, en particulier pour la recherche sur le cancer et les maladies auto-immunes.

Ce lundi 6 octobre, le prix Nobel de médecine a été attribué aux scientifiques américains Mary E. Brunkow et Fred Ramsdell, ainsi qu’au Japonais Shimon Sakaguchi, pour leurs travaux sur la régulation du système immunitaire.

Le comité Nobel les a récompensés « pour leurs découvertes révolutionnaires sur la tolérance immunitaire périphérique ». Ils ont notamment identifié les cellules T régulatrices, ou Tregs, véritables gardiennes qui empêchent les cellules immunitaires d’agresser les tissus de l’organisme. Le comité souligne que ces découvertes « ont ouvert un nouveau champ de recherche et favorisé le développement de traitements innovants, notamment pour le cancer et les maladies auto-immunes ».

« Les cellules T régulatrices sont des cellules du système immunitaire chargées de calmer les réactions immunitaires trop fortes, ce qui est essentiel pour éviter les maladies auto-immunes ou les inflammations excessives, explique Magali Irla, directrice de recherche Inserm au Centre d’immunologie de Marseille-Luminy. Mais dans le cancer, cette fonction peut se retourner contre nous : les Tregs peuvent bloquer l’action des cellules immunitaires qui devraient détruire les cellules cancéreuses. En s’accumulant dans les tumeurs, elles créent un environnement qui protège le cancer et favorise sa progression. »

C’est pourquoi leur découverte a permis de développer de nombreuses thérapies contre le cancer qui les ciblent spécifiquement. « L’objectif est de réduire leur action dans la tumeur afin de redonner de la force au système immunitaire et lui permettre d’attaquer les cellules cancéreuses », complète Nicolas Fazilleau, directeur de recherche Inserm à l’Institut Toulousain des Maladies Infectieuses et Inflammatoires. Par ailleurs, les Tregs sont également étudiées dans d’autres traitements, « notamment pour éviter les rejets de greffe ou calmer les maladies auto-immunes, en utilisant cette fois leur capacité naturelle à freiner le système immunitaire », conclut le chercheur.

L’Inserm solidaire du mouvement Stand Up For Science

Crédits : Stand Up For Science (https://standupforscience.fr/)

L’Inserm est très concerné par le sort de la science et des scientifiques aux Etats-Unis, ayant des relations étroites historiques avec de nombreuses institutions scientifiques américaines et en particulier le NIH et des programmes scientifiques communs.

Plus largement l’Inserm est solidaire du mouvement Stand Up For Science et est solidaire de tous les scientifiques exerçant aux États-Unis, où la liberté académique est aujourd’hui mise à l’épreuve.

L’Institut souhaite rappeler l’importance de la science et du progrès dans le monde actuel, où nous sommes confrontés à de nombreux enjeux de société et de nombreuses crises.

Incendies de forêt : quels risques pour la santé ?

flammes © Guido Jansen sur Unsplash© Guido Jansen sur Unsplash

Les feux sauvages contiennent une grande variété de polluants, et leur composition dépend notamment de facteurs tels que le type de végétation, de carburant ou d’équipement urbain et domestique qui a brulé. Les émissions provenant des incendies contiennent de la matière particulaire, des métaux, du monoxyde de carbone, de l’ozone, des composés organiques volatils et des perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS).

Depuis les années 1990, la contribution des feux de forêt à pollution particulaire n’a fait que croître en Europe, et l’on s’attend à ce que cette contribution continue de croître tout au long du 21ème siècle pour représenter une fraction importante des particules fines ambiantes, alors que la fraction de la population qui sera exposée aux fumées de feux va également augmenter.

Les scientifiques estiment que la pollution atmosphérique issue des feux sauvages est substantiellement plus toxique que d’autres sources de pollution (par exemple provenant de la combustion des carburants fossiles) du fait de sa composition. Il est ainsi attendu que la surmortalité liée aux fumées de feux sauvages augmente tout au cours du siècle en Europe, allant jusqu’à doubler.

L’exposition à la fumée des feux sauvages entraîne une réduction de la capacité pulmonaire, une exacerbation des symptômes chez les patients souffrant d’asthme et de bronchopneumopathie chronique obstructive, une augmentation des infections respiratoire (pneumonies), une augmentation des admissions à l’hôpital pour maladies cardiovasculaires (même si certaines études ne retrouvent pas ce résultat), et une augmentation de la mortalité toute cause.

Retour sur cinq découvertes positives à l’Inserm en 2024

5 avancées Inserm 2024© Inserm

L’Inserm commémorait en 2024 ses 60 ans. Une année marquante pour l’Institut, qui a été par ailleurs couronnée de nouvelles avancées marquantes pour la recherche biomédicale. En ce début d’année, nous vous proposons de revenir sur cinq d’entre elles menées à l’Inserm en 2024.

Le cerveau au rythme du groove ou pourquoi la musique nous donne-t-elle envie de danser ?

Pourquoi certaines musiques nous donnent-elles plus envie de danser que d’autres ?

Des chercheurs de l’Inserm se sont intéressés au « Groove » (l’envie spontanée de danser) et plus spécifiquement aux mécanismes cérébraux impliqués dans l’émergence de cette sensation. Résultat : l’envie de bouger en musique serait maximale pour un rythme présentant un taux intermédiaire de syncope, c’est-à-dire n’étant ni trop simple, ni trop complexe.

Au niveau cérébral, le groove se traduit par une anticipation du tempo de la musique. Plus le rythme est complexe, plus notre cerveau aura du mal à anticiper, et moins nous aurons envie de danser. À l’inverse, si le rythme est trop simple, il est probable qu’il réussisse à nous faire nous lever de nos chaises ! Il faut donc un juste milieu. Des explications plus précises sur ces résultats sont illustrées par ici, dans une vidéo sur notre compte Instagram. Ces travaux ont été publiés dans Science Advances.

https://presse.inserm.fr/le-cerveau-au-rythme-du-groove-ou-pourquoi-la-musique-nous-donne-t-elle-envie-de-danser/68138/

Une valve créée à partir de collagène humain ouvre de nouvelles pistes pour le traitement d’une maladie cardiaque pédiatrique.

La tétralogie de Fallot est une malformation cardiaque congénitale qui concerne une naissance sur 4 000. Cette anomalie peut être corrigée grâce à une chirurgie : cela implique d’enlever la valve pulmonaire, qui doit alors être reconstruite, soit à l’aide de membranes synthétiques ou grâce à des feuillets dits « biologiques » faits à partir de tissu animal traité chimiquement. Le problème est que ces valves de substitution ne sont pas conçues pour accompagner la croissance et le changement de morphologie du patient au cours du temps.

À Bordeaux, l’équipe menée par le chercheur Inserm Fabien Kawecki a mis au point une valve pulmonaire biologique de « nouvelle génération », conçue à partir de feuillets riches en collagène, qui sont produits par des cellules. Cette valve a montré sa résistance sur un cœur bioartificiel, ainsi que sur l’animal. Ces résultats sont publiés dans la revue Science Translational Medicine.

Si les prochains résultats sont concluants, des essais cliniques pourraient être envisagés à plus long terme.

https://presse.inserm.fr/une-valve-creee-a-partir-de-collagene-humain-ouvre-de-nouvelles-pistes-pour-le-traitement-dune-maladie-cardiaque-pediatrique/68714/

L’hepcidine, hormone du fer dans la peau : nouvelle cible dans le traitement du psoriasis ?

Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique caractérisée par une multiplication rapide et excessive des cellules de la peau. Si la recherche progresse et que certains traitements peuvent déjà améliorer le quotidien des patients, cette pathologie demeure toujours incurable. L’équipe menée par Carole Peyssonnaux, directrice de recherche Inserm, a montré qu’une hormone qui régule le fer dans l’organisme, appelée hepcidine, est produite par la peau des patients et est essentielle pour déclencher le psoriasis.

Cette découverte ouvre de nouvelles pistes de traitement. Des médicaments bloquant l’action de l’hepcidine pourraient en effet être une alternative thérapeutique dans le psoriasis. Ces résultats ont été publiés dans la revue Nature Communications.

https://presse.inserm.fr/lhepcidine-hormone-du-fer-dans-la-peau-nouvelle-cible-dans-le-traitement-du-psoriasis/68920/

Un traitement de Parkinson pourrait retarder la progression d’une des formes de la DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans. Améliorer l’offre thérapeutique pour les patients est un enjeu de taille pour la recherche.

Dans une étude publiée dans The Journal of Clinical Investigation, des chercheurs de l’Inserm ont montré que la L-Dopa, médicament de la famille des dopaminergiques utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson, active un récepteur spécifique du cerveau, appelé DRD2. Cette activation du DRD2 bloque la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans l’œil, un processus clé dans le développement d’une des formes de DMLA.

Même si des études cliniques plus approfondies seront nécessaires pour confirmer ces résultats, cette découverte ouvre de nouvelles perspectives encourageantes, offrant l’espoir d’un traitement plus efficace et moins contraignant pour les patients.

https://presse.inserm.fr/un-traitement-de-parkinson-pourrait-retarder-la-progression-dune-des-formes-de-la-dmla/68941/

Premiers résultats de la grande enquête nationale « Contexte des sexualités en France 2023 »

L’année 2024 a été marquée par la présentation des premiers résultats de l’enquête « Contexte des sexualités en France 2023 », une enquête de l’Inserm, financée par l’ANRS-Maladies infectieuses émergentes. Résultat de 5 années de travail scientifique, cette enquête se fonde sur une méthodologie robuste de collecte et d’analyse de données recueillies auprès de 31 518 personnes interrogées par téléphone et via des questionnaires.

Les premiers résultats éclairent ce que l’on pourrait qualifier de « paradoxe contemporain de la sexualité ». Celui-ci se caractérise par une plus grande diversité des pratiques en même temps qu’une moindre intensité de l’activité sexuelle avec une ou un partenaire. La diversification de l’activité sexuelle est par exemple visible à travers l’augmentation du nombre de partenaires de sexe opposé ou de même sexe, la prolongation de l’activité sexuelle aux âges avancés, ou l’extension des répertoires sexuels, notamment la masturbation. Tous les résultats sont à consulter ici.

La dernière enquête sur le sujet produit par l’équipe scientifique datait de 2006.

Noël 2024 : beaucoup de fausses informations sur l’alimentation

Noël, c’est aussi la période des grands repas de famille, et le sujet de l’alimentation se retrouve souvent au cœur de discussions animées. © Photo de Charlotte Cowell sur Unsplash

Entre injonctions contradictoires (« il faut faire des cures détox » mais aussi « venez déguster les meilleurs chocolats de Noël ») et anecdotes fantaisistes (« buvez du champagne pour une meilleure santé cérébrale »), les idées fausses en santé sont fréquentes à l’approche des fêtes de fin d’année.

D’autant plus quand on sait que Noël, c’est aussi la période des grands repas de famille, et que le sujet de l’alimentation se retrouve souvent au cœur de discussions animées pouvant être propices à la diffusion d’idées reçues.

Pour l’occasion, l’Inserm vous propose de redécouvrir quelques-uns de ces articles Canal Détox phares, au sujet de nos consommations alimentaires. 

 

Manger du chocolat pour rester en bonne santé, vraiment?

Les Français, qui sont parmi les 6 plus gros consommateurs de chocolat au monde, avec 3 millions de tablettes avalées chaque jour… entre autres. Au moment des fêtes, cette douceur se retrouve aussi bien dans les calendriers de l’Avent que sur la table du réveillon.

Si on se fie à tout ce qu’on lit, le chocolat est bourré de vertus : anti-stress, antivieillissement, anti-déprime et même anti-cheveux blancs ! Mais qu’en est-il réellement ? Le chocolat est-il une arme efficace pour lutter contre le stress ? Le chocolat noir est-il meilleur que le chocolat au lait ? Et fait-il vraiment grossir ? 

Canal Détox coupe court aux fausses infos dans une vidéo à consulter ici : https://presse.inserm.fr/canal-detox/le-chocolat-cest-bon-pour-la-sante-vraiment/

 

Boire du champagne, c’est bon pour le cerveau ?

Ah le champagne… la boisson des fêtes par excellence !

De nombreux articles se penchent sur les effets à long terme sur l’organisme d’une consommation élevée de boissons alcoolisées. Certains sujets sont aussi consacrés à la consommation de boissons festives, comme le champagne, sur la santé cardiovasculaire et neurologique. Une étude datant de 2013 est d’ailleurs souvent largement relayée au moment de Noël pour suggérer que le champagne aurait des effets bénéfiques sur le cerveau… mais cette publication comprend de nombreuses limites méthodologiques qui permettent de remettre en question les résultats.

Découvrez lesquelles, dans notre Canal Détox sur le sujet : https://presse.inserm.fr/canal-detox/des-effets-benefiques-du-champagne-sur-le-cerveau-vraiment/

 

Éviter le gluten pour un intestin plus zen ?

Depuis plusieurs années, les rayonnages regorgent de produits estampillés « sans gluten », offrant aux consommateurs la promesse d’une digestion facile et d’un regain d’énergie. Au moment de préparer les repas de fin d’année, de nombreuses personnes optent pour intégrer ce type d’options au menu.

Mais le gluten est-il vraiment si difficile à digérer ? De quoi parle-t-on quand on parle d’intolérance ? Qui a réellement besoin de l’exclure entièrement de son alimentation ? Et fait-on face à une épidémie d’intolérance au gluten ?

On répond dans ce Canal Détox : https://presse.inserm.fr/canal-detox/eliminer-le-gluten-pour-un-intestin-plus-zen-vraiment/ et dans notre dernière émission 30 minutes Santé.

 

Le « gras c’est la vie » : les régimes gras favorisent-ils la santé ?

Couplée à la sédentarité et au manque d’activité physique, une surconsommation d’aliments riches en graisses saturées serait néfaste pour notre santé et associée à de nombreuses maladies, notamment cardiovasculaires. A rebours de ces messages, certains articles en ligne vantent les bienfaits de certains aliments gras, encensant tout particulièrement la fameuse huile d’olive du régime méditerranéen ou encore le régime « cétogène ».

Alors comment s’y retrouver ? Tous les types de gras ont-ils le même impact sur la santé ? Que penser des régimes qui font la part belle au gras ? Et, à choisir, faut-il privilégier les aliments gras ou s’en passer ?

Quelques éléments de réponse ici : https://presse.inserm.fr/canal-detox/les-regimes-gras-bons-pour-la-sante-vraiment/

 

Et quand les fêtes sont finies… faut-il faire une cure détox pour être au top ?

Entre Noël, le jour de l’an et les repas à répétition, les fêtes de fin d’année sont une période intense pour notre organisme. Celui-ci carbure à plein régime et produit, nous dit-on, une multitude de « toxines ». Selon certains articles publiés sur internet, il existerait mille et une astuces pour débarrasser notre organisme de toutes ces « toxines » ou déchets que l’on aurait accumulé. Mais peut-on vraiment compter sur des aliments miracles pour nous décrasser ? Les tisanes de millepertuis fonctionnent-elles pour éliminer les « toxines » de notre organisme ? Et jeûner quelques jours après un excès permet-il réellement de remettre les compteurs à zéro ?

Faites le point sur ces questions dans notre Canal Détox dédié au sujet: https://presse.inserm.fr/canal-detox/une-cure-de-detox-pour-etre-au-top-apres-les-fetes-vraiment/

L’été à l’Inserm : des podcasts et une BD pour comprendre la recherche en santé

© Inserm

Alors que l’Inserm fête cette année ses 60 ans, l’Institut souhaite plus que jamais continuer à proposer de nouvelles initiatives pour rendre les sujets scientifiques accessibles au plus grand nombre. Tout au long de l’été, de nouveaux formats seront ainsi diffusés auprès du public, pour permettre à chacun de mieux comprendre le travail de l’Inserm mené au service de la santé de tous.

Dès le 21 juin, l’Inserm vous propose donc de découvrir son initiative inédite : la série de podcasts Les volontaires qui part à la rencontre de celles et ceux qui participent à la recherche en santé dans les laboratoires de l’Institut. Un format attractif qui permet de revenir sur leur rôle précieux en faveur de la recherche.  Puis, à partir de la semaine du 24 juin, retrouvez sur le compte Instagram de l’Inserm une série créative de bande-dessinées qui éclaire les liens étroits entre activité physique et santé, célébrant cet été placé sous le signe des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

Au-delà de sa fonction première qui est de mener des avancées scientifiques, le rôle de l’Inserm est aussi d’informer les citoyennes et les citoyens afin qu’ils puissent mieux comprendre la démarche scientifique et être acteurs de leur propre santé. Toutefois, pour mener à bien cette mission, encore faut-il réussir à amorcer un réel dialogue avec le public, en proposant des contenus pertinents, accessibles et sans cesse renouvelés, fondés sur des données scientifiques rigoureuses.

Cet été 2024, l’Inserm vous invite ainsi à découvrir ses nouvelles initiatives visant à mieux partager avec tous les citoyens les avancées de la recherche biomédicale et en santé.

 

Les volontaires : des podcasts pour découvrir celles et ceux qui participent à la recherche en santé de l’Inserm

Le podcast est un format qui séduit de plus en plus d’auditeurs en France. Près de 200 millions de podcasts seraient d’ailleurs écoutés chaque mois dans l’Hexagone ! Face à cet engouement, l’Inserm a donc fait le pari de proposer sa propre série, en mettant à l’honneur un maillon essentiel de la recherche : les volontaires qui participent aux études menées par l’Institut.

La série Les volontaires propose de comprendre le rôle primordial de ces citoyennes et de ces citoyens en les suivant lors des expérimentations et en les accompagnant dans les laboratoires. Suivez Joanna, 8 ans, dans son parcours pour déterminer l’impact de la pollution sur sa santé, Giovanna, militante associative et son combat pour améliorer la prise en charge des personnes transgenres vivant avec le VIH, ou encore Stéphane, 23 ans, et Geneviève, 74 ans, sur le tapis d’entraînement afin de mesurer les effets du vieillissement sur la motricité…

D’une durée de 10 à 15 minutes par épisode, orchestrés par le journaliste scientifique Chandrou Koumar, ces podcasts diffusés à partir du 21 juin 2024 font partie intégrante de la démarche de l’Inserm pour expliquer et valoriser la recherche en santé et fournir une information scientifique de qualité à tous.

Plus d’informations sur le podcast de l’Inserm 

Les épisodes sont notamment disponibles sur Apple Podcast, Audible, Deezer, Spotify et YouTube.

Des BD sur Instagram pour parler de sport avec les jeunes

Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 vont occuper une grande partie de l’actualité dans les prochaines semaines. Si les liens étroits entre activité physique, sport et santé ne sont aujourd’hui plus à prouver, de nombreuses idées reçues demeurent. Profitant de la notoriété de sa série Canal Détox, l’Inserm s’apprête à publier une série de cinq nouveaux textes qui tenteront de répondre à des questions que se posent fréquemment les internautes :

  • Le sport s’accompagne t-il toujours d’une perte de poids ?
  • Avoir une activité physique pour lutter contre le cancer, vraiment ?
  • Les étirements permettent-ils vraiment d’empêcher les courbatures ?
  • Quel est l’intérêt des protéines pour les sportifs ?
  • Quelles techniques de récupérations privilégier pour récupérer après un effort ?

Et pour toucher un public plus large et plus jeune, l’Inserm s’est associé à l’illustratrice scientifique Flore Avram afin de décliner ensuite ces cinq textes au format BD. Des petites planches illustrées avec humour et finesse, qui seront publiées sur le compte Instagram de l’Inserm, au rythme d’une bande dessinée par semaine, sur les cinq semaines précédant la série d’ouverture des JOP. Rendez-vous le 26 juin pour découvrir le premier épisode !

L’Inserm aux Jeux olympiques et paralympiques 2024

Les Jeux olympiques et paralympiques 2024 à Paris et en France sont l’occasion d’accueillir massivement les spectateurs au sein d’un grand espace festif d’animation et de célébration : le club France. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) a manifesté son intérêt pour tenir et animer un stand au sein de ce club France lors des JOP 2024, auquel l’Inserm est convié à participer.

Du 1e au 4 août 2024 les équipes de recherche dijonnaises du laboratoire Cognition, action et plasticité sensorimotrice (Caps) de l’Inserm présenteront leurs travaux de recherche au travers des animations suivantes :

Le rameur-FES : une technique de réadaptation innovante 

Grâce à une stimulation électrique des muscles des cuisses, le rameur-FES permet à des personnes paraplégiques de ramer !

Testez vos qualités physiques à travers quelques sauts avec l’Optojump !

Force, vitesse, puissance, détente, aérobie, souplesse… les sauts verticaux font partie des tests de terrain les plus utilisés pour déterminer les qualités physiques des muscles du membre inférieur. La mesure du temps de suspension donne l’estimation de la hauteur de saut et la puissance développée.

L’électrostimulation pour se muscler

L’électrostimulation musculaire est une technique efficace utilisée dans le monde médical et sportif. Elle offre de nombreux bénéfices que ce soit pour le sportif ou pour des populations plus fragiles.

« Dry January » : un mois pour faire le point sur sa consommation d’alcool

Alcool

En 2021, l’Inserm a publié une expertise collective pour dresser un état des lieux des dommages liés à l’alcool. Crédits :Unsplash

Au lendemain des fêtes de fin d’année, l’heure est aux bonnes résolutions. Certains se lancent d’ailleurs dans le « Dry January » ou le défi sans alcool du mois de janvier (« le défi de janvier »). L’objectif : faire une pause dans sa consommation et réfléchir à son rapport à l’alcool. D’autant que la science est formelle : la consommation d’alcool est un facteur de risque majeur pour la santé. Elle est impliquée directement ou indirectement dans la survenue d’une soixantaine de maladies.

En 2021, l’Inserm a publié une expertise collective pour dresser un état des lieux des dommages liés à l’alcool et formuler les pistes de recherche et d’actions visant à les réduire. Les scientifiques se sont notamment intéressés aux bénéfices des périodes « sans alcool » et plus précisément à la campagne de sensibilisation annuelle Dry January qui est originaire du Royaume-Uni

Le choix du mois de janvier semble idéal : les potentiels excès pendant les fêtes et l’envie de « détox » suite à cette période, associés aux bonnes résolutions du début d’année, sont autant d’arguments qui motivent les participants à relever le défi.

Selon les experts de l’Inserm, en plus d’être associé à des changements dans la consommation, observables jusqu’à 6 mois après le défi, un arrêt de consommation d’alcool pendant un mois permettrait aussi l’amélioration de paramètres physiologiques, cognitifs, de bien-être et de qualité de vie. L’expertise collective de l’Inserm s’est ainsi positionnée en faveur du lancement de campagnes d’arrêt de la consommation, à l’image de l’opération « Dry January », dont les bénéfices (et le faible coût) ont été démontrés.

 

L’expertise collective de l’Inserm :

Ce document présente la synthèse et les recommandations issues des travaux du groupe d’experts réunis par l’Inserm dans le cadre de la procédure d’expertise collective pour répondre à la demande de la Mildeca et du ministère en charge de la Santé concernant la réduction des dommages associés à la consommation d’alcool, les stratégies de prévention et d’accompagnement.

Ce travail s’appuie essentiellement sur les données issues de la littérature scientifique disponible lors du premier semestre 2020. Près de 3 600 documents ont été rassemblés à partir de l’inter- rogation de différentes bases de données (PubMed, Web of sciences, Scopus, socINDEX, Cairn, Pascal, Francis, Econbizz, JSTOR, OpenEdition Journals, Isidore, Persée).

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Téléthon 2023, les avancées de l’Inserm sur les maladies rares

Co-marquages de peau de souris exprimant une mutation du gène PIK3CACo-marquages de peau de souris exprimant une mutation du gène PIK3CA. © Marina Firpion/Guillaume Canaud – unité 1151 Inserm

Le Téléthon 2023 se déroulera les 8 et 9 décembre prochains. Cette campagne désormais bien connue des Français permet de remettre sur le devant de la scène les maladies rares avec comme objectif de faire bénéficier des soins de qualité aux malades, de disposer d’un accompagnement adapté, d’obtenir des solutions concrètes pour faire face à ces maladies et ce, en soutenant activement la recherche.

Une maladie est considérée « rare » dès lors qu’elle ne concerne pas plus d’une personne sur 2000. Ces maladies, pour la plupart d’origine génétique, sont souvent invalidantes et ont pendant longtemps été mal connues.

A l’Inserm, plusieurs équipes travaillent quotidiennement pour mieux comprendre les mécanismes impliqués dans ces maladies et améliorer le diagnostic et le traitement des personnes touchées. Retour sur trois avancées de la recherche qui ont marqué cette année 2023.

 

Myopathie myotubulaire : l’efficacité rapportée d’un essai de thérapie génique

Une étude publiée le 15 novembre 2023 dans The Lancet Neurology rapporte l’efficacité d’un essai de thérapie génétique sur les fonctions respiratoire et motrice d’enfants atteints de myopathie myotubulaire, une maladie extrêmement sévère (cf. encadré ci-dessous).

Dans le cadre d’un essai clinique, et après l’administration par voie intraveineuse du traitement de thérapie génique, 16 enfants sur les 24 traités étaient capables de respirer sans assistance, 20 étaient capables de tenir assis, 12 de tenir debout et 8 de marcher sans soutien.

Cette thérapie génique a été conçue à l’initiative de l’équipe d’Ana Buj-Bello, directrice de recherche à l’Inserm et responsable de l’équipe « Maladies neuromusculaires et thérapie génique » à Généthon.

La myopathie myotubulaire est une maladie génétique rare qui touche un garçon sur 50 000, et se caractérise par une faiblesse musculaire extrême et une insuffisance respiratoire sévère. 50% des enfants qui en sont atteints décèdent avant l’âge de 18 mois, 75% avant l’âge de 10 ans.

 

Myohyperplasie hémifaciale : des scientifiques français identifient pour la première fois les causes de cette maladie

Des chercheurs et chercheuses ont identifié la cause génétique de la myohyperplasie hémifaciale, une maladie rare impliquant exclusivement les muscles du visage. En effet, une mutation gain-de-fonction du gène PIK3CA a été retrouvée dans les muscles du visage de patients atteints par cette maladie.

Cette découverte a permis à l’équipe de recherche d’obtenir l’autorisation de tester auprès de 5 patients le traitement par l’alpelisib, un inhibiteur approuvé de PIK3CA.

Ce médicament a permis de prévenir et réduire l’hypertrophie musculaire chez tous les patients, associée à une symétrisation progressive du visage.

Ces résultats publiés dans la revue JEM permettent d’avoir enfin une explication génétique pour les patients présentant une myohyperplasie hémifaciale, de comprendre les mécanismes de la maladie et d’entrevoir une perspective thérapeutique enfin efficace.

 

Granulomatose septique chronique : des bio-marqueurs pour prédire l’efficacité de la thérapie génique

Une équipe de recherche Inserm à l’Institut Imagine a mis en évidence 51 biomarqueurs qui permettraient de prédire le succès d’une thérapie génique chez des patients atteints de granulomatose septique chronique, une maladie rare et grave du système immunitaire. Cette méthode a pour objectif de proposer des traitements anti-inflammatoires, en amont de la thérapie génique, afin d’augmenter le taux de succès.

Les résultats de cette étude, menée dans le cadre d’un essai clinique ont été publiés le 26 janvier 2023 dans Cell Report Medicine.

La granulomatose septique chronique est une maladie génétique causée par une mutation du gène CYBB localisé sur le chromosome X, et touchant principalement les garçons. Celle-ci engendre un dysfonctionnement d’une sous unité protéique qui empêche les « neutrophiles » – une classe de globules blancs constituant la première ligne de défense contre les infections bactériennes – de produire les molécules nécessaires à la destruction des agents infectieux. Par conséquence les patients atteints de cette maladie souffrent d’infections bactériennes et fongiques récurrentes qui peuvent compromettre leur pronostic vital à court terme.

Autres contenus :

Registres Maladies rares et collections de données sur les maladies rares en France – Mars 2022 

C’est quoi les maladies rares ?

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