Menu

Prix Nobel de médecine 2020

Les trois lauréats du prix Nobel de médecine 2020. © d’après Niklas Elmehed, Nobel Media.

 
Les lauréats du prix Nobel 2020 ont été annoncés ce lundi 5 octobre 2020. Il s’agit du Britannique Michael Houghton et des Américains Harvey Alter et Charles Rice, récompensés pour leur contribution dans la découverte du virus de l’hépatite C.
 
L’hépatite C est une maladie du foie causée par un agent infectieux de la famille des flavivirus, le virus de l’hépatite C (VHC). Elle constitue l’une des formes les plus graves d’hépatite virale, capable d’engendrer une atteinte chronique du foie à risque de complications graves.
 
La France a adopté une politique de santé publique particulièrement proactive concernant le dépistage et la prise en charge de la maladie, ce qui explique la diminution récente et constante  du nombre de cas enregistrés. Ailleurs dans le monde, l’enjeu reste important : 70 millions de personnes seraient chroniquement infectées – soit 1% de la population du globe – et plus de 350 000 personnes décèderaient chaque année des suites de cette maladie.
 

 

L’Inserm vous souhaite de joyeuses fêtes!

L'Inserm vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2020

Découvrez une nouvelle année de recherches en images​

Reprise de la campagne de vaccination contre la grippe

Photo by Hyttalo Souza on Unsplash

 

D’après la Fédération des pharmaciens d’officine (FSPF), plus d’un million de personnes en France s’étaient déjà faites vaccinées contre la grippe au 1er novembre 2019, deux semaines après le lancement de la campagne annuelle. Avec le réseau Sentinelles et le projet Grippenet, l’Inserm participe activement à la surveillance des apparitions de symptômes grippaux sur le territoire français.

Entamée le 15 octobre, la campagne de vaccination contre la grippe 2019 continue de s’étendre, les pharmaciens dénombrant déjà plus d’un million de doses administrées au 1er novembre sur les 4 millions de doses délivrées. Dans notre dossier d’information sur la grippe, nous rappelons que c’est 2 à 8 millions de personnes qui sont touchées chaque année par le virus de la grippe, également appelé Influenzavirus.

Fatigue, fièvre, toux, « nez qui coule » : si les symptômes sont en apparence similaires à ceux d’un rhume ou d’une rhinopharyngite, la grippe est plus éprouvante que les autres pathologies fréquentes de l’hiver. Mutant chaque année, l’Influenzavirus peut même s’avérer mortel, notamment pour les enfants, les personnes âgées et les personnes fragiles, faisant en moyenne 5000 morts chaque année.

 

Sous haute surveillance à l’échelle mondiale, l’épidémie annuelle de grippe l’est aussi en France, sous la coordination de Santé publique France. C’est dans cet objectif que, depuis 1984, l’Inserm participe à la tenue du réseau Sentinelles, en partenariat avec la faculté de médecine de la Sorbonne. Plus de 1400 médecins généralistes et pédiatres libéraux, tous volontaires et répartis sur le territoire métropolitain, fournissent les données de leurs consultations afin d’établir un bilan statistique et géographique des tendances épidémiologiques. Les indicateurs ainsi fournis permettent d’évaluer l’incidence de nombreuses pathologies de manière hebdomadaire. On sait ainsi que les symptômes grippaux sont encore légers en cette fin de mois de novembre, même si certaines tendances se démarquent dans les Cévennes, dans l’Artois et dans le bocage mayennais.

Par ailleurs, les chercheurs et les professionnels de Santé peuvent aussi se reposer sur les données de surveillance fournis par le projet Grippenet. Mis en place en 2012 par le réseau Sentinelles, c’est un projet de surveillance épidémiologique permettant à tout le monde de participer en ligne, anonymement, en renseignant les symptômes dont ils pourraient souffrir d’une semaine sur l’autre. Cela permet aux chercheurs de l’Inserm et de Sorbonne Université de suivre l’évolution d’individus pouvant monter des symptômes grippaux sans pour autant avoir été consulter un médecin généraliste.

Bruno Lina, chercheur Inserm au Centre international de recherche en infectiologie (CIRI) de Lyon déclarait pour notre dossier que « [les] outils de lutte actuels ne suffisent pas à éliminer le problème de santé lié à la grippe. Nous avons un vrai besoin de connaissances dans tous les domaines ». Le réseau Sentinelles, avec l’appui du projet Grippenet, sont des outils importants pour les chercheurs désireux d’enrichir les connaissances épidémiologiques sur l’Influenzavirus et, entre autres, d’améliorer les mesures de prévention et l’efficacité des vaccins contre la grippe.

sentiweb.fr

Passage à l’heure d’hiver 2019

 

Photo by Sujith Devanagari on Unsplash

 

Le passage à l’heure d’hiver aura lieu dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 octobre 2019. A 3h00 du matin, les aiguilles devront afficher 2h00. Derrière ce changement d’apparence anodine, le corps passe aussi à l’heure d’hiver. Fatigue, manque de concentration, sensation de déprime: la baisse de luminosité et les changements d’heure ne sont pas sans conséquences sur le fonctionnement biologique de l’être humain.

La chronobiologie recouvre l’étude des rythmes circadiens, rythmes naturels auxquels s’enchaînent des évènements biologiques quotidiens et réguliers générés non pas par les phénomènes extérieurs mais par une horloge biologique interne localisée dans l’hypothalamus : l’horloge circadienne. En 24h environ, plusieurs rythmes circadiens se superposent, qu’il s’agisse du niveau d’éveil, des niveaux hormonaux, de la température du corps, du niveau de vigilance, etc. Si les phénomènes extérieurs (jour, nuit, température, …) ne sont pas à l’origine du déclenchement de ces rythmes circadiens, ils lui permettent cependant de se synchroniser, en particulier le niveau de lumière naturelle. Un dérèglement de ces rythmes est associé à un nombre conséquent de pathologies.

Messieurs Jian-Sheng Lin et Claude Gronfier , chercheurs Inserm de l’équipe « Waking » au centre de recherche en neurosciences de Lyon, nous ont éclairé sur le sujet. M.Lin  rappelle qu’en général le passage à l’heure d’hiver est moins compliqué que le passage à l’heure d’été où l’on « perd » une heure de sommeil. A noter d’ailleurs que les effets du passage à l’heure d’été seraient accentués par le manque général de sommeil de la population française, estimé entre 30 et 90 minutes par jour selon les études.

En ce qui concerne le temps de réadaptation du corps aux rythmes que nous nous imposons, M.Lin précise que celui-ci varie d’un individu à l’autre. Si, dans le cas des souris, la réadaptation de l’horloge biologique prend en moyenne trois semaines, celle des êtres humains peut aller de quelques jours, comme pour un décalage horaire lié aux voyages, à plusieurs semaines. Les plus jeunes ont d’ailleurs tendance à mieux se synchroniser que les personnes âgées.

Enfin, pour favoriser cette réadaptation des rythmes circadiens, M.Lin conseille de réorganiser nos journées en fonction des cycles jours-nuit, afin de bien exposer notre corps à la lumière et faciliter sa synchronisation. Par ailleurs, les repas sont un autre élément essentiel. Que la faim soit présente ou qu’elle nous manque, il faut à manger à heures fixes pour aider notre horloge interne à se rééquilibrer.

En mars 2019, le Parlement européen a statué en faveur d’un arrêt du changement d’heure saisonnier pour 2021, laissant aux pays membres le choix dans l’adoption d’une heure définitive. Alors qu’un plébiscite des Français par consultation citoyenne a donné l’avantage au maintien de l’heure d’été, des chercheurs et experts en chronobiologie se sont organisés afin de lancer une action à l’échelle européenne et lutter contre les conséquences sanitaires probablement sous-estimées de ce changement d’heure. M. Claude Gronfier, chercheur à l’Inserm et spécialiste de la question de rythmes biologiques et vice-président de la Société francophone de Chronobiologie, travaille notamment à sensibiliser le grand public, mais aussi les institutions française et européenne, à l’importance des l’exposition lumineuse dans la régulation de l’horloge interne. Un maintien permanent de l’heure d’été aurait selon lui des conséquences notables chez les jeunes adultes « couche-tard » et plus encore chez les écoliers et les adolescents, qui ont besoin de davantage de sommeil que les adultes.

Pour en savoir plus sur la chronobiologie et les rythmes circadiens.

Pour contacter Claude Gronfier : rf.mresni@reifnorg.edualc

Pour contacter Jian Sheng Lin : rf.1noyl-vinu@nil 4 78 77 70 41

Prix Nobel de médecine 2019

Les trois lauréats qui se partagent le prix Nobel de médecine 2019.  Niklas Elmedhed. © Nobel Media.

 
Les lauréats du prix Nobel 2019 ont été annoncés ce lundi 7 octobre 2019. Il s’agit de William G. Kaelin Jr, Sir Peter J. Ratcliffe and Gregg L. Semenza, récompensés pour leurs découvertes sur les mécanismes d’adaptations des cellules en fonction de la disponibilité de l’oxygène. 
 
Elise Belaidi, Maître de conférence à l’Université Grenoble Alpes et chercheuse au laboratoire « Hypoxie et physiopathologies cardiovasculaires et respiratoires » (Inserm U1042) a commenté cette nouvelle : 
 
« Les lauréats du prix Nobel de médecine ont mis en évidence l’intérêt de l’étude du système « Hypoxia inducible factor-1 » ou HIF-1, qui permet d’expliquer comment un organisme peut s’adapter à un environnement dans lequel le taux d’oxygène est  bas (on parle d’hypoxie), et dans certains cas, comment cet organisme peut se « mal-adapter », c’est à dire s’épuiser . HIF-1 est un facteur de transcription qui  se fixe sur l’ADN en condition d’hypoxie (son stimulateur le plus connu) pour que les cellules expriment des protéines leur permettant de répondre à cet environnement pauvre en oxygène.
 
Le prix Nobel récompense ainsi des chercheurs qui se sont attachés à comprendre le fonctionnement de ce système et son intérêt dans la réponse à l’hypoxie, ce qui est intéressant car les cellules sont soumises à un manque d’oxygène bien plus souvent qu’on ne pourrait le penser. C’est le cas, par exemple, lorsque l’organisme est exposé à l’altitude, dans le cadre de maladies respiratoires chroniques telles que le syndrome d’apnées du sommeil, voire également dans l’environnement des cellules cancéreuses.
 
Notre laboratoire travaille sur le syndrome d’apnée du sommeil qui touche un milliard de personnes dans le monde et représente un facteur de risque majeur des maladies cardiovasculaires et métaboliques. En effet, par exemple, depuis une dizaine d’années, nous tentons de mieux comprendre comment l’activation soutenue de HIF-1 par l’hypoxie intermittente chronique (la conséquence majeure du SAS), est délétère en termes de récupérations structurelle et fonctionnelle post-infarctus. Par ailleurs, nous participons également à des travaux dans lesquels nous mettons en exergue le rôle bénéfique d’une activation aiguë de HIF-1 dans le cadre de l’infarctus du myocarde seul. Ainsi, compte-tenu des effets bénéfiques et délétères de l’activation de HIF-1,  tout l’enjeu est de savoir comment, sur le plan thérapeutique, nous pouvons moduler l’activité de HIF-1 en fonction du patient. 

 

Du 21 au 29 septembre 2019 : semaine du cœur

Vaisseaux lymphatiques du coeur chez le rat Vaisseaux lymphatiques du coeur chez le rat 

(c) Inserm/Brakenhielm, Ebba

  La semaine du cœur, dédiée à la lutte contre les maladies cardiovasculaires, se tiendra du lundi 26 septembre au dimanche 2 octobre 2016. Dans le cadre de cette opération, la Fédération Française de Cardiologie invite le public à échanger avec des chercheurs dans cinq villes de France (Blois, Nancy, Lyon, Rennes et Paris) sur les progrès de la recherche dans le domaine. Des sessions d’informations, de dépistages, et des conférences seront également prévues dans tout l’hexagone. Retrouvez l’intégralité du programme sur le site de la Fédération : http://fedecardio.org/semaine-du-coeur. Première cause de mortalité dans le monde, les maladies cardiovasculaires (qui regroupent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins) sont responsables de 17,5 millions de décès en 2012, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé.   A l’Inserm, la recherche est très active pour tenter d’améliorer la prévention de ces maladies et mettre au point de nouveaux traitements. D’après une étude du Dr Eloi Marijon, plus de la moitié des patients qui meurent subitement auraient des signes avant-coureurs dans les quatre semaines précédant l’arrêt cardiaque, ce qui laisserait largement le temps d’intervenir. Ces nouvelles données doivent selon lui « motiver la communauté médicale à développer une nouvelle stratégie de prévention subaiguë », c’est-à-dire identifier les sujets à risque cardiaque à court terme. Lire le communiqué « Arrêt cardiaque – Ne négligez pas les signes d’alerte ! ».   Les travaux menés par Ebba Brakenhielm ont quant à eux souligné l’implication du réseau lymphatique du cœur dans les maladies cardiovasculaires, jusque-là peu étudié. En procédant à une biothérapie basée sur l’injection de microparticules contenant des facteurs de croissance, les chercheurs sont parvenus à régénérer des vaisseaux lymphatiques de manière ciblée. Ce traitement administré aux rats, améliore le drainage lymphatique du cœur et entraine une diminution de l’œdème et de l’inflammation post infarctus. Lire le communiqué « Un réseau invisible au secours du cœur ».  

Pour vos interviews et besoins de reportage, vous trouverez en téléchargement ci-contre le « kit de presse Cœur » regroupant les contacts des spécialistes de cette thématique, ainsi que les dernières actualités Inserm sur le sujet.

Recherche participative Science à la pelle : trouver des médicaments sous nos pieds

 

Projet « Science à la pelle » ©Marguerite Benony

 

Les chercheurs analyseront tous les prélèvements reçus et présenteront aux participants les résultats de leurs recherches, à la fin de l’opération qui se termine fin août.

Ce projet de recherche participative permettra aussi d’aborder des sujets comme les liens entre santé et biodiversité et d’observer la fabuleuse variété du vivant qui vit dans les sols.

 

Consulter notre communiqué de presse sur la salle de presse de l’Inserm.

 

Deuxième cas mondial de rémission d’un patient atteint du VIH

 

Illustration du virus HIV ©Adobestock

Une deuxième personne a connu une rémission durable du VIH-1, le virus à l’origine du sida, après avoir interrompu son traitement, et est probablement guérie, doivent confirmer des chercheurs de l’université de Cambridge.

Ce deuxième cas, connu comme « le patient de Londres », n’a pas montré de signe d’être atteint virus depuis près de dix-neuf mois, ont rapporté les chercheurs dans le journal Nature. Les deux patients ont subi des transplantations de moelle osseuse pour traiter des cancers du sang, en recevant des cellules souches de donneurs ayant une mutation génétique rare qui empêche le VIH de s’installer.

Les chercheurs de l’Inserm sont à disposition des journalistes afin de commenter cette avancée médicale.

Les dernières avancées des chercheurs de l’Inserm sur le VIH:

Notre communiqué du 06/12/2018 « La cible majeure du VIH étudiée sous toutes ses coutures »

Notre communiqué du 04/10/2018 « NONO, la protéine « lanceuse d’alerte » qui détecte le VIH »

Téléthon 2018, les avancées de l’Inserm sur les maladies rares

« V comme vie, vaincre, victoire»,  c’est le slogan de la campagne du Téléthon 2018 qui débutera les 7 et 8 décembre prochains. 6 000 maladies rares concernent 3 millions de personnes en France. Ces maladies pour la plupart génétiques et invalidantes ont pendant longtemps été mal connues. Le Téléthon permet de remettre sur le devant de la scène ces maladies avec comme objectif de faire bénéficier des soins de qualité aux malades, de disposer d’un accompagnement adapté, d’obtenir des solutions concrètes pour faire face aux maladies et ce, en soutenant activement la recherche.

De nombreux chercheurs de l’Inserm travaillent sur ces maladies

  • Dans une étude du 3 décembre, des chercheurs de l’Inserm ont montré que la fibrose est associée à la présence de cellules immunitaires spécifiques (macrophages pro-inflammatoires) dans le muscle de patients et de souris atteints de myopathie de Duchenne. Des souris atteintes de dystrophie musculaire de Duchenne ont récupéré plus de 20% de force musculaire grâce à la metformine. 

 

  • En Octobre, des chercheurs de Généthon, le laboratoire de l’AFM-Téléthon, et de l’Inserm, en collaboration avec la biotech américaine Selecta Biosciences ont démontré la possibilité de ré-administrer une thérapie génique par vecteur AAV (virus adéno-associé), sans réponse immunitaire, grâce à des nanoparticules de rapamycine, un immunosuppresseur. Une première scientifique, qui, à terme, renforcera l’efficacité thérapeutique de la thérapie génique.

 

  • En Août, des chercheurs Inserm au sein d’I-Stem, l’Institut des cellules souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques, ont annoncé des résultats encourageants de la metformine, un antidiabétique connu, pour le traitement symptomatique de la dystrophie myotonique de Steinert. En effet, un essai de phase II réalisé chez 40 malades, à l’hôpital Henri-Mondor AP-HP, a montré que, après 48 semaines de traitement à la plus forte dose, les patients traités avec la metformine (contre placebo) gagnent en motricité et retrouvent une démarche plus stable. 

Certains de nos chercheurs participeront aux 30 heures d’émission en direct pour présenter les résultats de leurs recherches

  • Vendredi 7 décembre

A 21h : Alain Fisher et Marc Peschanski

  • Samedi 8 décembre

De 10h à 11h30 : émission en direct d’I-Stem: Marc Peschanski , Ana Buj Bello (Généthon) et Maria-Grazia Bifferi (Institut de Myologie) De 14h-15h20 : Judith Melki et Fédérico Mingozzi  A 21h00 : Federico Mingozzi  

Interruption de service

Les services de messagerie  et de téléphonie de l’Inserm sont momentanément indisponibles. Ces coupures sur le réseau sont la conséquence de travaux de génie civil à proximité des serveurs de l’Inserm. Tout est mis en œuvre pour rétablir rapidement la situation.

fermer