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19 mai : Journée mondiale des MICI

Intestin dessiné à la craie et entouré de divers aliments© iStock

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (ou MICI) regroupent la maladie de Crohn (MC) et la rectocolite hémorragique (RCH). Toutes deux se caractérisent par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif, due à une dérégulation du système immunitaire intestinal. Cette inflammation incontrôlée est responsable de lésions tissulaires et de la chronicité de la maladie.

Son origine semble résulter de la combinaison complexe de facteurs environnementaux, associés à une susceptibilité génétique du patient et à la réactivité particulière de son système immunitaire. 

A l’approche de la journée mondiale des MICI, l’Inserm vous propose de consulter une liste de contenus publiés récemment sur ces maladies qui concerneraient plus de 200 000 personnes en France.

  • Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) : Contrôler les symptômes pour retrouver une qualité de vie satisfaisante – Lire le dossier Inserm 
  • Qu’est-ce que les MICI ? Quel lien entre microbiote et MICI ? Quels sont les traitements actuels pour améliorer la qualité de vie des patients ? Quelles sont les recherches en perspective ? Existera-t-il un jour un vaccin ?

Revoir la conférence Inserm « MICI, chronique d’une maladie intestinale » du 29 juin 2021

Journée mondiale de l’asthme, 7 mai 2024

Inhalateur utilisé dans la traitement de l'asthme L’asthme est une maladie respiratoire fréquente qui touche plus de 4 millions de personnes en France. Inhalateur © AdobeStock

L’asthme est une maladie respiratoire fréquente qui touche plus de 4 millions de personnes en France. La compréhension des mécanismes biologiques à son origine est au cœur des travaux de recherche de plusieurs équipes à l’Inserm. Retour sur deux études récentes ainsi que d’autres contenus publiés par l’Inserm sur le sujet.

Asthme : Portraits-robots des personnes à risque

De nombreuses études décrivent des liens entre différents paramètres de l’environnement, de la petite enfance, des habitudes de vie ou encore du cadre social, et le risque de développer de l’asthme. Cependant, on connaît encore mal la façon dont ces différents facteurs interagissent les uns avec les autres. Tout laisse à penser que la combinaison de certains d’entre eux accroît encore davantage le risque de survenue de cette inflammation chronique des bronches.

C’est pourquoi une équipe de scientifiques à l’Institut pour l’avancée des biosciences de Grenoble (équipe épidémiologie environnement appliqué au développement de la santé respiratoire) s’est penchée sur une large base de données relatives à l’environnement et au statut asthmatique de milliers de volontaires.

L’analyse de cet ensemble d’informations et le rapprochement de différents paramètres a permis d’identifier trois profils types d’expositions précoces à risque :

  • avoir été soumis à un tabagisme passif important au cours de la petite enfance, plus que la moyenne, et avoir vécu avec des chiens ;
  • avoir des paramètres de naissance défavorables (naissance prématurée et/ou par césarienne) puis avoir été gardé en crèche en milieu urbain ;
  • appartenir à une fratrie d’au moins 3 enfants et avoir été allaité.

Pour en savoir plus, lire l’actualité sur le site de l’Inserm : https://www.inserm.fr/actualite/asthme-portraits-robots-des-personnes-a-risque/

Nouvelle étape franchie dans le développement d’un vaccin efficace contre l’asthme allergique

Les acariens sont la bête noire des personnes souffrant d’asthme allergique (qui représentent 50 % des cas d’asthme).  A l’heure actuelle, les corticoïdes inhalés sont les médicaments de référence pour contrôler l’asthme. Cependant, dans le cas d’asthme allergique sévère, ce traitement ne suffit pas toujours. Il faut alors avoir recours à des traitements par anticorps monoclonaux thérapeutiques ciblant justement les IgE ou les voies IL-4 et IL-13. Or ces médicaments sont très onéreux et contraignent les patients à effectuer des injections pendant des années, voire tout au long de leur vie.

Une équipe de recherche a donc développé un vaccin qui induit la production d’anticorps qui s’attaquent justement aux cytokines IL-4 et IL-13, et confère une protection durable dans des modèles d’asthme allergique. Les résultats, publiés dans la revue Allergy, ouvrent la voie à l’organisation d’un essai clinique.

Pour aller plus loin sur le sujet :

25 avril 2024 – Journée mondiale de lutte contre le paludisme

Moustiques anopheles gambiae lors d'un repas sanguin.Anopheles gambiae lors d’un repas sanguin. © Équipe, « Réponse immunitaire chez le moustique anophèle vecteur du paludisme ». Unité de recherche Inserm U963, Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IBMC), Strasbourg.

La journée mondiale de lutte contre le paludisme est organisée tous les ans le 25 avril. Si des progrès ont été faits au cours des dernières décennies pour réduire son incidence ainsi que la mortalité, et pour améliorer la prise en charge, le paludisme touche encore des millions de personnes.
Comme le souligne l’OMS, 247 millions de cas de paludisme ont été rapportés dans le monde en 2021. Le nombre estimé de décès imputables à cette maladie s’est élevé à 619 000 cette année-là.
Pourtant, il s’agit d’une pathologie évitable et dont on peut guérir. Les efforts de recherche fournis par des scientifiques du monde entier, dont des équipes de l’Inserm, contribuent un peu plus chaque jour à améliorer la situation.
Retour sur certains contenus récemment publiés par l’Inserm au sujet de cette maladie.

Paludisme : une maladie parasitaire essentiellement transmise par le moustique

Le paludisme est une maladie parasitaire, transmise par un moustique. Elle se manifeste généralement par des symptômes semblables à ceux de la grippe, mais peut entraîner des complications graves, voire le décès du malade.

Au niveau mondial, la mortalité associée à cette maladie ne se compare qu’à celle due à la tuberculose ou au sida. L’enjeu immédiat est d’élargir l’accès à des traitements efficaces et aux moyens de prévention existants pour les populations qui vivent dans les régions où le paludisme est endémique. Parallèlement, la recherche travaille à la mise au point de nouveaux traitements préventifs, curatifs et/ou de vaccins, qui permettront peut-être, un jour, d’éradiquer la maladie.

Lire le dossier sur le paludisme sur inserm.fr

Paludisme : rigidifier les globules rouges infectés pour stopper la transmission de la maladie

Dans une étude publiée en 2023 dans la revue Nature Communications  une équipe de recherche s’est intéressée aux globules rouges infectés par le parasite du paludisme, et a explicité les mécanismes de filtration du sang par la rate. Elle a identifié deux médicaments susceptibles de décupler l’efficacité de cette filtration. Les globules rouges infectés seraient alors retenus dans la rate pour y être détruits et éliminés, stoppant ainsi la transmission de la maladie.

Paludisme : identification d’une machinerie moléculaire essentielle à la transmission par le moustique

Une équipe de recherche dirigée par Olivier Silvie, et associant des chercheurs et chercheuses de l’Inserm et de Sorbonne Université, a combiné une approche génétique originale à une technique de microscopie électronique tridimensionnelle et a identifié ainsi un complexe de protéines essentiel à la transmission du paludisme (Vidéo à visualiser sur le compte Instagram de l’Inserm). Ce complexe, appelé AMA1-RON, est nécessaire non seulement pour l’invasion des globules rouges, mais aussi pour l’infection des cellules hépatiques et pour la colonisation des glandes salivaires chez le moustique. Ce travail révèle de nouveaux aspects des interactions hôte-parasite au cours du paludisme. Les résultats ouvrent de nouvelles pistes pour le développement de stratégies antipaludiques visant à bloquer la transmission du paludisme. Ils font l’objet d’une publication dans la revue Plos Pathogens.

Pour plus d’infos, lire notre article : https://presse.inserm.fr/breve/paludisme-identification-dune-machinerie-moleculaire-essentielle-a-la-transmission-par-le-moustique/

Pour aller plus loin : consulter le grand angle du numéro 49 du magazine de l’Inserm consacré aux Zoonoses, les maladies infectieuses d’origine animale.

Semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose

endométriose© 2019 Flore Avram/Inserm

L’endométriose touche entre 1,5 et 2,5 millions de femmes en France, ce qui signifie que près d’une femme sur dix est concernée. Cette maladie est reconnue comme l’une des principales causes d’infertilité. Plusieurs équipes de l’Inserm sont mobilisées depuis des années pour mieux comprendre l’endométriose et la diagnostiquer, afin d’améliorer la vie des patientes touchées.

A l’approche de la semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose (4 au 10 mars 2024), nous vous proposons de revenir sur différents contenus Inserm récemment publiés autour de ce sujet d’actualité. L’occasion aussi de rappeler le rôle clé confié à l’Institut dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose annoncée par l’État en 2022, avec le pilotage d’un programme de recherche dédié à la « santé des femmes, santé des couples ».

 

L’endométriose, c’est quoi ?

L’endométriose est une maladie caractérisée par la présence anormale, en dehors de la cavité utérine, de fragments de tissu semblables à celui de la muqueuse de l’utérus. Ces fragments vont s’implanter et proliférer sur de nombreux organes sous l’effet de stimulations hormonales.  Les principaux symptômes sont des douleurs (douleurs pelviennes notamment, surtout pendant les règles) et, dans certains cas, une infertilité. Les douleurs ressenties sont souvent invalidantes, causes de fatigue, de dépression, ou d’anxiété.

Des contenus Inserm pour aller plus loin et mieux comprendre l’endométriose :

Trois chiffres à retenir sur l’endométriose :

  • 10 % des femmes en âge de procréer touchées par l’endométriose
  • 190 millions de femmes dans le monde dont environ 2 millions en France
  • Il existe 3 types d’endométriose :
    • superficielle,
    • ovarienne,
    • profonde

– lire le dossier Inserm « Endométriose »

– consulter notre article : « Endométriose : les projets de recherche en cours à l’Inserm »

– regarder sur notre chaîne Youtube l’émission Inserm « 30 minutes santé » consacrée à la santé des femmes et à l’endométriose, en présence de Catherine Vidal, membre du comité d’éthique de l’Insem, co-responsable du groupe de réflexion « Genre et recherches en santé » ; Virginie Ringa, épidémiologiste Inserm au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations ; et Yasmine Candau, présidente de EndoFrance, association dédiée à l’endométriose.

– consulter le grand angle du magazine numéro 51 : « Santé gynécologique la fin des tabous »

L’Inserm, un acteur clé de la recherche sur la santé des femmes

Dans le cadre de France 2030, l’Inserm s’est vu confier par l’Etat le pilotage d’un programme de recherche (PEPR) intitulé « santé des femmes, santé des couples ». Ses objectifs principaux sont de faire progresser, d’une part, la recherche dans les domaines de l’infertilité et de l’endométriose et, d’autre part, de structurer davantage la communauté française autour de ces domaines. À cet effet, le programme s’organise autour de deux axes : l’un dédié à l’infertilité ; l’autre, à l’endométriose.

Ce vaste programme comprend en outre la collecte et l’interprétation de données générées à partir des six cohortes nationales déjà existantes, pour en savoir plus sur la fréquence, les facteurs de risque et les conséquences de l’endométriose à tous les niveaux de la vie des personnes atteintes. Les données récoltées mèneront à la plus grande étude épidémiologique sur l’endométriose au monde et la toute première étude de cohortes prospectives basée sur la population dans ce domaine.

 

Découvrez d’autres contenus sur le sujet :

Portrait de Marina Kvaskoff, Prix Inserm science et société-Opecst 2023

Canal Détox : C’est normal d’avoir mal pendant les règles, vraiment ?

29 février : Journée mondiale des maladies rares

Co-marquages de peau de souris exprimant une mutation du gène PIK3CACo-marquages de peau de souris exprimant une mutation du gène PIK3CA. © Marina Firpion/Guillaume Canaud – unité 1151 Inserm

Les maladies rares passent fréquemment sous les radars médiatiques… et même médicaux, si ce n’est peut-être la mucoviscidose ou la myopathie de Duchenne. Et pourtant, on en dénombre plus de 6 000 qui concernent 3 millions de personnes rien que dans notre pays ! Or, ces dix dernières années, des traitements souvent innovants, et pour lesquels la France a été pionnière, ont été développés grâce à l’effort de chercheurs et de médecins, mais aussi d’associations de patients. Néanmoins, des défis restent à relever car la moitié des malades n’a toujours pas de diagnostic précis. En outre, ils ne sont que quelques milliers à être traités alors qu’ils sont plusieurs centaines de millions à en souffrir dans le monde.

L’Inserm consacre le grand angle de son dernier magazine (le numéro 59) aux avancées de la recherche sur les maladies rares.

Le saviez vous ?

  • Les maladies rares concernent entre 18 et 30 millions d’Européens et 263 à 446 millions de personnes dans le monde, soit 3,5 à 5,9 % de la population mondiale
  • Plus de 6 000 maladies rares sont recensées à ce jour, dont environ 72 % sont d’origine génétique et 70 % apparaissent dès l’enfance.
  • Seuls 2 % des maladies rares regroupent…près de 80 % des malades !

Source : Eurordis 

Pour aller plus loin :

Journée mondiale contre le cancer : la recherche avance à l’Inserm

Cellule cancéreuse réalisée en 3DCellule cancéreuse réalisée en 3D © Fotalia

A l’approche de la journée mondiale de lutte contre le cancer le 4 février, nous vous proposons de revenir en quelques points sur plusieurs études publiées en 2023. Elles témoignent de la mobilisation de la recherche à l’Inserm pour mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre dans ces maladies et ainsi pouvoir trouver de nouvelles pistes thérapeutiques pour vaincre le cancer.

 

Immunothérapies des cancers du sang : mise en évidence de la destruction à distance des cellules cancéreuses

Les stratégies d’immunothérapie visent à utiliser le système immunitaire du patient pour que ses propres cellules détruisent les cellules cancéreuses. Le traitement par cellules CAR-T est l’une de ces immunothérapies cellulaires efficaces pour le traitement des cancers du sang. Les cancers du sang touchent chaque année environ 35 000 personnes en France et on dénombre 1,24 million de cas dans le monde. En étudiant de près certaines cellules immunitaires, les lymphocytes T CD4, générées dans le cadre de cette thérapie, des chercheuses et chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’Inserm, en collaboration avec des cliniciens de l’AP-HP ont découvert leur capacité à neutraliser des cellules tumorales à distance grâce à la production d’interféron gamma (interféron-γ).

Cette étude nourrit de nouveaux espoirs pour les patients atteints de cancers du sang ayant une réponse non complète à la thérapie par cellules CAR-T et pour les cancers sensibles à l’interféron-γ. Ces résultats ont été publiés le 29 mai 2023 dans la revue Nature Cancer.

 

Découverte d’un système de réparation de l’ADN inédit, un nouvel espoir pour le traitement des cancers du sein et de l’ovaire

Près de la moitié des cancers du sein et de l’ovaire sont liés à la défaillance de systèmes biologiques qui réparent les cassures de l’ADN. Des chercheurs et chercheuses de l’Institut Curie et de l’Inserm dévoilent un mécanisme de réparation de l’ADN jusque-là inconnu impliquant une protéine appelée PolꝊ, capable d’agir pendant la division cellulaire. Publiés dans Nature, le 6 septembre 2023, leurs résultats ouvrent la voie au développement de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement des cancers, en particulier du sein et de l’ovaire.

 

Leucémie myéloïde aiguë : la synténine, une arme anticancer ?

La synténine est une protéine cellulaire qui facilite la communication entre les cellules. Selon plusieurs travaux, une concentration élevée de cette protéine favorise l’agressivité de nombreuses tumeurs, d’où l’idée de développer des molécules pour bloquer sa production. Or, la synténine produite par les cellules saines qui entourent la tumeur aurait en fait plutôt… un effet antitumoral. C’est ce que concluent des scientifiques à l’Inserm, après plusieurs expériences sur des cellules en culture et chez des souris atteintes de leucémie myéloïde aiguë, un cancer du sang au mauvaus pronostic. Il est apparu que les cellules leucémiques réduisaient la production de synténine par les cellules environnantes. Cela, par le biais d’une petite molécule, miR-155, qui est un microARN, à savoir un petit ARN qui inhibe l’expression de certains gènes. Les résultats de cette étude sont publiés dans EMBO Molecular Medicine.

Article complet à retrouver dans le magazine de l’Inserm numéro 59. p.9.

🎧 Écouter « Recherche sur les cancers : vers une nouvelle ère ? », un épisode de l’émission La Science, CQFD (France Culture), conçu en partenariat avec le Magazine de l’Inserm

Lire grand angle du magazine numéro 55 : « Cancer mieux : mieux comprendre pour mieux traiter » : https://www.inserm.fr/magazine/inserm-le-magazine-n55/

Journée mondiale de lutte contre le sida

Fragments anticorps du bNAb EPCT112Fragments anticorps du bNAb EPCT112 découvert à l’Institut Pasteur par l’équipe d’Hugo Mouquet (bleu), formant ici un complexe avec la protéine d’enveloppe du VIH-1 (Env) (en jaune et orange) © Institut Pasteur

Vendredi 1er décembre 2023 aura lieu la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Organisée dans de nombreux pays par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 1988, cette journée vise à informer et à sensibiliser le grand public à propos des moyens préventifs, des traitements disponibles et de la prise en charge du virus d’immunodéficience humaine (VIH) / sida.

On estime à 39 millions le nombre de personnes vivant dans le monde avec le VIH à la fin de 2022. Très impliqués dans la recherche autour de cette maladie, les scientifiques de l’Inserm se sont mobilisés, tout au long de l’année, afin d’identifier de nouvelles stratégies de prévention, de diagnostic et de traitement. Retour sur de récentes études publiées en 2023, qui témoignent de cette implication.

Rémission de l’infection par le VIH-1 : découverte d’anticorps neutralisants à large spectre impliqués dans le contrôle du virus

Certains individus porteurs du VIH-1 ayant bénéficié d’un traitement antirétroviral précoce pendant plusieurs années ont la capacité de contrôler le virus sur le long terme après l’arrêt du traitement. Cependant, les mécanismes permettant ce contrôle post-traitement ne sont pas entièrement élucidés. Pour la première fois, une équipe composée de chercheuses et chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’Inserm et de l’AP-HP, avec le soutien de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes, a investigué et mis en évidence l’implication d’anticorps neutralisants, y compris ceux dits « à large spectre », dans ce contrôle du virus.

Un essai clinique qui intègre l’utilisation d’anticorps neutralisants à large spectre devrait être initié en France prochainement.

VIH : Quand la cellule est prise à son propre piège !

Le VIH dispose d’un arsenal de stratégies terriblement efficaces pour échapper à notre système immunitaire. Une équipe de recherche Inserm a découvert que le virus était capable de se servir d’un mécanisme propre aux cellules cibles pour se propager. Les scientifiques se sont intéressés plus précisément à BST2, une molécule cruciale dont le rôle est d’empêcher la propagation du virus, et ils ont caractérisé un nouveau rouage utilisé par le VIH pour l’éliminer.

Un article à retrouver dans le magazine de l’Inserm n°57 et sur le site de l’Inserm

On en sait plus sur la structure du virus

Si les travaux sur le VIH ont permis au cours des années d’en savoir beaucoup plus sur la structure du virus, il reste encore des questions en suspens. On sait par exemple que l’enveloppe lipidique du VIH est enrichie en sphingomyéline et en cholestérol issus de la membrane plasmique des cellules hôtes, mais le mécanisme moléculaire de cet enrichissement n’est pas bien compris. Dans une nouvelle étude publiée dans Nature Communications, Toshihide Kobayashi, directeur de recherche Inserm, et ses collègues ont montré à l’aide de techniques avancées de microscopie que la liaison d’une protéine virale appelée Gag aux membranes plasmiques contribue à restreindre la mobilité, à agrandir et à fusionner les domaines lipidiques de l’hôte-sphingomyéline et riches en cholestérol. Les résultats soulèvent la possibilité de cibler les lipides des cellules hôtes pour attaquer le VIH.

Le travail de l’ANRS | MIE
À l’Inserm, la recherche sur les maladies infectieuses, comme le VIH, est coordonnée par son agence dédiée : l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes (ANRS | MIE). Créée le 1er janvier 2021, celle-ci est née de la fusion de deux structures : l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) et le consortium d’équipes et de laboratoires multidisciplinaires REACTing.

Journée mondiale du diabète : un point sur les récentes avancées

Photo issue du magazine Science & Santé, janvier-février 2013, rubrique Grand angle, p30. Cellule bêta pancréatique humaine. Les noyaux des cellules sont colorés en bleu et l’insuline contenue dans les cellules est en rouge.

La journée mondiale du diabète a lieu tous les ans, le 14 novembre. En France, près de 4 millions personnes seraient touchées par cette maladie, 90 % d’entre elles atteintes de diabète de type 2. On estime que la prévalence mondiale du diabète atteindra 700 millions de personnes d’ici 2045. A l’Inserm, plusieurs équipes de recherche sont mobilisées pour mieux comprendre la maladie, améliorer la prise en charge des patients et trouver de nouvelles pistes thérapeutiques. Retour sur trois études récemment publiées.

Diabète : des taxis moléculaires pour lutter contre l’insulinorésistance

De petites vésicules produites par le tissu graisseux semblent constituer des convoyeurs stables de l’adiponectine, une hormone qui joue un rôle clé dans le métabolisme du glucose. C’est ce qu’ont décrit des chercheurs de l’Institut du thorax à Nantes (unité 1087 Inserm/CNRS/Nantes Université), en collaboration avec l’université d’Angers. Ils souhaitent maintenant développer la production de vésicules semblables pour les utiliser en tant que biomédicament destiné à la prise en charge de l’insulinorésistance et du diabète.

Lire l’article complet : Diabète : des taxis moléculaires pour lutter contre l’insulinorésistance

Diabète : Un bilan de santé via une dent connectée

La salive est un miroir de notre état de santé. Facile à prélever, elle pourrait se substituer aux prises de sang. Des chercheurs toulousains sont en train de mettre au point un biocapteur implantable sur une dent, capable de suivre, via la salive, l’équilibre de la glycémie chez des sujets diabétiques. Et peut-être, à l’avenir, d’autres paramètres biologiques.

Lire l’article complet : Diabète : Un bilan de santé via une dent connectée · Inserm, La science pour la santé

Vers une nouvelle classe de médicament pour traiter le diabète de type 2

Dans une étude coordonnée par le chercheur Inserm Vincent Marion à Strasbourg (laboratoire de génétique médicale), les scientifiques ont conçu un nouveau produit appelé PATAS, dans une nouvelle classe thérapeutique d’antidiabétiques. Ce médicament possède la particularité de traiter l’origine même du diabète de type 2 et des comorbidités associées, notamment la résistance à l’insuline. PATAS cible en effet de manière spécifique les adipocytes en y restaurant l’absorption du glucose et en rétablissant ainsi la physiologie métabolique du tissu adipeux.

Pour en savoir plus, lire notre communiqué de presse : Vers une nouvelle classe de médicament pour traiter le diabète de type 2

 

Lire nos dossiers d’information : diabète de type 1 et diabète de type 2

Revoir l’émission 30 minutes santé de l’Inserm sur le diabète de type 2 

Octobre rose : mieux comprendre le cancer du sein pour améliorer la prise en charge des patientes

Le mois d’octobre est consacré à sensibiliser au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche.

Si depuis quelques années la mortalité liée au cancer du sein diminue, l’incidence elle augmente. Le cancer du sein représente un tiers de l’ensemble des nouveaux cas de cancer chez la femme et la première cause de décès par cancer chez la femme.

A l’Inserm, de nombreuses équipe de recherche sont mobilisées pour mieux comprendre la maladie, améliorer son diagnostic et offrir aux patientes un meilleur parcours de soin. Trois publications récentes en témoignent.

Identification de biomarqueurs pour prévenir le risque de développer un cancer secondaire

Dans une étude récente publiée dans le British Journal of cancer, une équipe de recherche de l’Inserm a identifié dans le sang de patientes atteintes d’un cancer du sein un microARN spécifique qui pourrait servir de biomarqueur du risque de développer un cancer secondaire.

Plus précisément, la découverte des chercheurs et chercheuses suggère que ce microARN pourrait non seulement prédire le risque de métastase de la tumeur principale, mais serait également directement impliqué dans la pathogenèse d’éventuelles tumeurs secondaires.

Un biomarqueur pour prédire la réponse au traitement des patientes

Dans de récents travaux publiés dans la revue EMBO Mol Med, une équipe de recherche dirigée par la directrice de recherche Inserm Muriel Le Romancer a identifié, pour la première fois, un biomarqueur permettant de prédire la réponse des patientes atteintes d’un cancer du sein vis-à-vis du tamoxifène, qui constitue le traitement de référence pour ces cancers.

A terme, l’utilisation de ce biomarqueur pourrait permettre de valider, de manière très précoce, la réponse thérapeutique des patientes vis-à-vis du tamoxifène et ainsi d’adapter leur prise en charge si cela s’avère nécessaire.

Cancer du sein bilatéral : la première étude complète révèle que les tumeurs sont indépendantes l’une de l’autre

Dans Nature Medicine, une équipe de recherche décrit pour la première fois le cancer du sein bilatéral avec des technologies de séquençage avancées. Les scientifiques ont notamment découvert que le système immunitaire ne réagissait pas de la même manière si les tumeurs droites et gauches étaient de sous-groupes différents (luminal, triple négatif ou HER2). Ces travaux ouvrent des perspectives cliniques pour améliorer la prise en charge des patientes atteintes de cancer du sein bilatéral.

Lire le communiqué de presse complet 

Découvrez un autre de nos contenus récents : Découverte d’un système de réparation de l’ADN inédit, un nouvel espoir pour le traitement des cancers du sein et de l’ovaire

Pour aller plus loin : Consulter le magazine n°55 et son dossier  « Cancers : comprendre pour mieux traiter : https://www.inserm.fr/magazine/inserm-le-magazine-n55/ »

 

Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, le 22 juin 2023

Coupe transversale d'un rein humain. Illustration 3dCoupe transversale d’un rein humain. Illustration 3d © AdobeStock

La Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe se déroulera cette année le 22 juin. Pour faire face à une pénurie d’organes importante à travers le monde, exacerbée notamment par la pandémie de Covid-19, les recherches portant sur la transplantation se sont multipliées ces dernières années et d’énormes avancées ont été accomplies, mobilisant plusieurs équipes de l’Inserm. Leur objectif premier est de continuer à garantir l’efficacité de ces chirurgies qui sauvent des vies.

Retour sur deux publications récentes qui portent sur des stratégies visant à prédire l’échec le succès ou l’échec des greffes de rein.

 

Prédire le rejet des greffes de rénales

Le rejet est la principale cause d’échec de greffe après transplantation rénale. Il constitue donc, compte-tenu de la pénurie mondiale d’organes, un problème majeur de santé publique.

 

  • Dans une récente étude publiée dans la revue Nature Medicine, une équipe de recherche d’Université Paris Cité, de l’Inserm et de l’AP-HP, dirigée par le Professeur Alexandre Loupy au Centre d’expertise de la transplantation multi-organes de Paris, a créé un assistant informatique automatisé qui permet de corriger 40 % des diagnostics erronés concernant le rejet d’allogreffe chez l’humain. Cette approche permet ainsi de mieux orienter la prise en charge des patients.

 

  • Dans une autre étude récente publiée également dans Nature Medicine, des chercheurs et chercheuses de l’Inserm, de l’Université de Strasbourg et des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg au sein de l’unité U1109 « Immunologie et Rhumatologie Moléculaire », et leurs partenaires du Laboratoire d’Excellence (LabEx) Transplantex, ont identifié un nouveau gène d’histocompatibilité -le gène MICA. En d’autres terme, il s’agit d’un gène qui permet de mieux expliquer et prédire le succès ou l’échec d’une greffe de rein.
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