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Efficacité d’une double approche innovante de thérapie génique dans une maladie neuromusculaire

 

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Des chercheurs du centre de recherche en Myologie de l’Institut de Myologie (Unité 974 : Inserm/CNRS/Université Pierre et Marie-Curie/Association Institut de Myologie), dirigé par Gillian Butler-Browne, en collaboration avec deux équipes de Royal Holloway-Université de Londres et de Benitec BioPharma, ont démontré l’efficacité d’une double approche innovante de thérapie génique dans la dystrophie musculaire oculo-pharyngée. En combinant deux vecteurs aux fonctions complémentaires, les chercheurs sont parvenus à restaurer la force musculaire d’un modèle murin de la maladie. Ces travaux, coordonnés par George Dickson (Université de Londres) et Capucine Trollet, chercheuse Inserm à l’Institut de Myologie, sont publiés ce jour dans Nature Communications. Ils ont été soutenus notamment par l’AFM-Téléthon.

La dystrophie musculaire oculopharyngée (DMOP) est une maladie neuromusculaire qui apparait tardivement (entre 40 et 60 ans) et qui se traduit essentiellement par un affaiblissement des paupières supérieures (ptosis), des difficultés de déglutition (dysphagie) et progressivement une faiblesse des muscles des cuisses. Cette maladie génétique est due à une augmentation anormale du nombre de répétitions d’un triplet (GCG) sur le gène codant la protéine PABPN1 générant alors des dysfonctionnements dans les noyaux des cellules musculaires des patients.

Le travail collaboratif des chercheurs, a permis de démontrer l’efficacité d’une stratégie de thérapie génique innovante pour la DMOP :

grâce à la combinaison de deux vecteurs viraux AAV – l’un détruisant complètement PABPN1 muté, l’autre apportant le matériel nécessaire à la production d’une protéine PABPN1 fonctionnelle – ils sont parvenus à réduire la fibrose des tissus musculaires, à restaurer la force musculaire

et à normaliser l’expression des ARN dans un modèle murin de la maladie. L’efficacité de cette approche innovante a également été observée dans des cellules dérivées de patients.

Ces travaux, dont l’objectif initial était d’établir la preuve de concept de cette approche innovante, permettent désormais d’envisager une approche de thérapie génique pour le traitement de cette dystrophie musculaire.

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