Press review

25 May 2020

11h11 | By INSERM PRESS OFFICE

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Feu vert au remboursement de tests sérologiques

La Haute Autorité de santé a donné son feu vert au remboursement de 23 tests sérologiques qui permettent de savoir avec une fiabilité validée si on a été infecté ou non par le nouveau coronavirus. Les tests seront remboursables dès la publication prochaine d’un décret ministériel et lorsqu’ils seront prescrits par un médecin, indique Le Figaro. Ce type d’analyse est déjà possible dans de nombreux laboratoires biologiques en France. Ces tests n’ont pas vocation à établir un diagnostic immédiatement après l’infection. Le but est non pas de déterminer si un patient est bien malade du Covid-19, mais de savoir si une personne ayant présenté des symptômes a bien été infectée. De plus, la multiplication des analyses sérologiques permettra d’avoir une idée un peu plus précise de l’avancée de la maladie sur le territoire. « En dehors des études épidémiologiques, ils vont donc concerner des millions de personnes, notamment pour le diagnostic de rattrapage, explique le Dr Cédric Carbonneil, immunologue et chef du service d’évaluation des actes professionnels à la Haute Autorité de santé (HAS). Ils permettront de dire si vous avez été en contact avec le virus, notamment pour les personnes qui ont eu des symptômes du Covid-19 depuis mars et qui n’ont pas pu bénéficier d’un test virologique. »

Le Figaro, 23/05

L’usage de l’hydroxychloroquine va être revu en France

Le Haut Conseil de la santé publique doit préciser aujourd’hui les règles de prescription en France de l’hydroxychloroquine, après la publication d’une étude américaine dans The Lancet, montrant la non-efficacité et les risques de ce traitement. Mené par un cardiologue américain, Mandeep Mehra (Harvard Medical School de Boston), ce travail a consisté à analyser les données de plus de 96 000 patients hospitalisés pour un Covid-19, entre le 20 décembre et le 14 avril. Parmi ces patients, 14 888 ont reçu un traitement de chloroquine ou d’hydroxychloroquine, deux molécules assez proches et d’ordinaire utilisées afin de traiter le paludisme pour la première et certaines affections rhumatologiques pour la seconde. Parmi ces 14 888 patients, certains ont reçu ces molécules seules, d’autres ont eu en complément des antibiotiques, en particulier l’azithromycine. Les chercheurs ont constaté que le taux de mortalité, ainsi que le risque d’arythmie (troubles du rythme cardiaque) du premier groupe était plus élevé que celui du deuxième n’ayant pas reçu de chloroquine ou d’hydroxychloroquine. « Dans cette étude du Lancet, c’est bel et bien à un stade précoce que les patients ont reçu de l’hydroxychloroquine puisqu’elle leur a été délivrée 48 heures après le diagnostic. Et ces patients étaient loin d’être à un stade avancé puisque seulement 10 % ont reçu de l’oxygène », indique Dominique Costagliola, directrice adjointe de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique (Sorbonne Université, Inserm).

France 2, France 3, Franceinfo, 23/05, La Croix, 25/05

En Bref

Le Journal du Dimanche rend compte d’« indicateurs qui donnent de l’espoir » face à l’épidémie de Covid-19. En France, près de quinze jours après le déconfinement, les nouveaux cas sont moins nombreux. Certains spécialistes estiment même que l’épidémie est derrière nous. Selon l’épidémiologiste et chercheur à l’Inserm, Laurent Toubiana, le virus aurait circulé « à bas bruit » en France, sans doute dès l’automne, sans être repéré. Il a atteint beaucoup de personnes mais peu ont été diagnostiquées, seules les formes graves ont émergé. « L’épidémie a été fulgurante mais elle a déjà touché tous ceux qu’elle pouvait toucher, estime-t-il. Elle ne repassera pas. » Selon ses estimations, au 6 mai, plus de 12 millions de Français avaient été diagnostiqués « suspicion Covid ». Soit 20 % de la population. Un taux bien plus élevé que celui de 4,4 % avancé le 13 mai par des chercheurs de l’institut Pasteur. Les résultats des enquêtes d’ampleur menées par l’Inserm livreront fin mai des données fiables sur le statut sérologique des Français, souligne le journal.

TF1, Francetvinfo.fr, 22/05, Europe1.fr, 23/05, Le Journal du Dimanche, 24/05

Libération publie le texte du collectif « les jours heureux », qui propose des solutions à destination de l’exécutif en vue d’une refonte sociale du système de santé. Ce manifeste des soignants explique que « cinq services publics de santé doivent être développés » pour sauver la santé. Parmi ces services publics figure : « le service public de la recherche en santé : pour garantir le progrès ». Le texte indique : « Le service public de la recherche en santé repose essentiellement sur les CHU, les universités, l’Inserm et le CNRS. La recherche est le moteur des progrès en médecine et en santé. Tous ces aspects sont indispensables, de la recherche fondamentale à la recherche en santé publique et en sciences humaines et sociales, en passant par la recherche translationnelle et clinique. Ces moyens actuels sont très insuffisants pour revaloriser les salaires des chercheurs, ingénieurs et techniciens, mettre fin aux statuts précaires anormalement prolongés, assurer le financement pérenne des projets de long terme ».

Libération, 25/05

Le Magazine du Monde consacre un article à l’Institut Pasteur. Le journal explique que cette fondation « offre un enseignement de pointe et accueille certains des plus grands spécialistes sous le haut patronage de Louis Pasteur ». Il précise que cet organisme centenaire « est une fondation privée reconnue d’utilité publique, à but non lucratif. Il emploie des salariés maison mais héberge aussi des chercheurs détachés du CNRS, de l’Inserm, du CEA… Il collabore également avec un puissant réseau de 32 Instituts Pasteur, de différents statuts, partout dans le monde ». « Depuis le début de la pandémie, le personnel de l’institut, qui a réalisé le premier séquençage du SARS-CoV-2 en Europe, ne compte pas ses heures. Avec en ligne de mire la mise au point d’un vaccin », indique l’hebdomadaire.

Le Magazine du Monde, 23/05

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A press review is only a summary of media analysis and press articles that have been read to realize it each day. The press review can not be interpreted as reflecting the point of view of Inserm. The link towards the original article, when existing, is indicated in the synthesis.

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