Press review

27 April 2020

11h27 | By INSERM PRESS OFFICE

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Application StopCovid

Cédric O, secrétaire d’Etat au Numérique, a affirmé hier que la mise au point pour le 11 mai de l’application StopCovid, qui doit permettre de tracer les contacts avec des personnes diagnostiquées positives au coronavirus, constitue « un défi ». Il a indiqué, dans un entretien au Journal du Dimanche : « Il y a encore plusieurs problèmes techniques à résoudre » et « nous ne ferons aucun compromis sur la sécurité ». Le secrétaire d’Etat assure que cette application, qui utilisera la technologie Bluetooth, sera « volontaire, anonyme, transparente et temporaire ». « L’État n’a accès à aucune donnée identifiante et il n’y aura pas de géolocalisation », a-t-il précisé. Il propose la mise en place d’un « comité de suivi et de transparence, composé d’ONG, de professionnels du droit et du numérique, de parlementaires ». Le dispositif sera « une brique du dispositif d’enquêtes sanitaires qui est au cœur du déconfinement, afin d’éviter que l’épidémie ne reparte », poursuit-il. Cédric O souligne que « tous les industriels mobilisés sont français », indiquant que « les plus impliqués sont Capgemini, Dassault Systèmes, Orange et deux start-up, Lunabee studio et Withings ». Le développement se fait en lien avec l’Institut national de recherche en informatique et en automatique, l’Inserm, l’Institut Pasteur et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.

AFP, Le Journal du Dimanche, 26/04

L’épidémie de Covid-19 et les chassés-croisés de l’été

Le Figaro s’intéresse au risque des chassés-croisés de l’été sur la progression du Covid-19. « Si, grâce à la mise en place d’outils de contrôle de l’épidémie comme le port du masque, la généralisation des tests chez les personnes exposées ou encore le traçage des cas contacts, nous arrivons à suffisamment diminuer la transmission du virus, autrement dit le R, et à le maintenir au niveau d’aujourd’hui, soit environ à 0,5, nous pouvons envisager une lente diminution de la maladie et même sa disparition tant que le contrôle durera, explique Samuel Alizon, chercheur CNRS au laboratoire maladies infectieuses et vecteurs de Montpellier. En revanche, si on relâche trop la pression et que le R passe juste au-dessus de 1, nous connaîtrons une seconde vague épidémique pendant l’été bien plus forte que celle que nous vivons actuellement. » « Le R0, c’est-à-dire le nombre de reproduction d’origine, dépend du nombre de contacts, de la durée de la période infectieuse et de la probabilité de transmission par contact, donc de la densité populationnelle, explique Virginie Supervie, chercheuse Inserm à l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique à Paris. Il était donc différent en fonction des départements. Maintenir le R suffisamment bas, c’est-à-dire inférieur à 1 pour éliminer l’épidémie, dépendra de ces paramètres. Ce sera plus difficile dans une région densément peuplée par exemple. » Dans les régions les plus touchées, le nombre de personnes infectées risque d’être encore élevé après la sortie du confinement, et notamment le nombre d’asymptomatiques, propagateurs sans le savoir.

Le Figaro, 25/04

En Bref

Le Figaro a interviewé Manuel Rosa-Calatrava, directeur de recherche à l’Inserm, qui codirige le laboratoire Virpath, à Lyon. Celui-ci mise sur le repositionnement de médicaments pour traiter les infections respiratoires. Il indique : « Environ 40 % des médicaments approuvés depuis cinq ans par l’agence de sécurité sanitaire américaine sont des molécules repositionnées, le plus souvent en cancérologie. Mais cette démarche se limite généralement à une cible très proche de celle d’origine ». Face au Covid-19, « deux molécules se sont avérées prometteuses. L’une d’elles, le diltiazem, est un anti-hypertenseur connu depuis vingt ans, déjà repositionné comme inhibiteur du virus Influenza ».

Le Figaro, 27/04

Le Journal du Dimanche souligne que la mortalité liée au Covid-19 « est (encore) sous-estimée ». En France, la Direction générale de la santé (DGS) intègre depuis avril les morts dans les établissements sociaux et médico-sociaux (tels les Ehpad) dans son recensement quotidien. Mais toutes ces institutions ne font pas remonter les informations : certaines données hospitalières sont lacunaires et, surtout, la mortalité à la maison demeure un angle mort, explique le journal. De sources administratives, les premières projections sur la mortalité liée au Covid-19 dans l’Hexagone suggèrent qu’elle pourrait être deux fois plus élevée que les chiffres officiels. Le bilan pourrait ainsi déjà atteindre 40 000 morts. Le 25 avril, il était de 22 614 décès. Le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) a pour fonction d’analyser les informations récoltées sur tous les décès et de les classer selon les codes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « En temps réel, nous ne sommes pas exhaustifs, admet Claire Morgand, sa directrice adjointe. Les vrais chiffres, nous les aurons dans une bonne année ».

Le Journal du Dimanche, 26/04, LCI, 27/04

Le Conseil scientifique demande, dans un avis, la mise en place d’une organisation de santé publique pour dépister et isoler les personnes infectées. Dans le scénario de sortie du confinement proposé par le conseil, il impose une série de prérequis, qui seront remplis « au mieux, courant mai 2020 ». Il faudra notamment avoir créé « un service professionnalisé de santé publique de détection, de suivi, d’isolement ». « L’isolement dans une structure dédiée doit être privilégié lorsque cela est possible », estime le conseil. Enfin, il ne souhaite pas, à l’inverse du gouvernement, la réouverture de tous les établissements scolaires, de la crèche à l’université, avant septembre. Le télétravail est vivement encouragé. Dans un entretien au Figaro, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, estime qu’« il y a un danger, mais il faut sortir du confinement ».

Les Echos, Le Figaro, 27/04

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A press review is only a summary of media analysis and press articles that have been read to realize it each day. The press review can not be interpreted as reflecting the point of view of Inserm. The link towards the original article, when existing, is indicated in the synthesis.

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