Press review

30 April 2020

11h38 | By INSERM PRESS OFFICE

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Covid-19 : augmentation du nombre d’enfants avec des syndromes inflammatoires sévères

Une communication interne de l’hôpital pédiatrique Necker, à Paris, a alerté, mardi, sur la recrudescence du nombre d’enfants et d’adolescents hospitalisés pour un syndrome inflammatoire sévère, potentiellement lié au Covid-19, rapporte Le Figaro. Certains ont dû être admis en soins intensifs, mais tous ont vu leur état s’améliorer grâce à un traitement. « Les contacts pris avec nos collègues londoniens, espagnols et belges confirment ce problème émergent », souligne Damien Bonnet, cardiologue pédiatrique à l’hôpital Necker, auteur de la mise en garde. L’alerte est d’ailleurs partie de l’Institut de santé britannique, qui a fait état le week-end dernier d’une « petite augmentation du nombre d’enfants très malades et présentant un tableau clinique inhabituel ». De part et d’autre de la Manche, les médecins ont fait le lien avec une maladie inflammatoire rare de l’enfant : la maladie de Kawasaki, souligne le quotidien. « Des inflammations généralisées dues au virus ont été décrites chez l’adulte. Il n’est pas impossible que cela survienne chez l’enfant plusieurs semaines après l’infection », estime le Pr Alexandre Belot, qui mène un projet de recherche pour le compte de l’Inserm afin de mieux cerner ce phénomène. Le médecin appelle toutefois à la prudence : « Les maladies inflammatoires sont multifactorielles et nous savons qu’elles peuvent être déclenchées par une infection. Forcément, dans un contexte d’épidémie, le lien est vite fait. Mais il faut se méfier d’un rapprochement trop rapide, tout en restant vigilant ». 

Le Figaro, 30/04

Les risques du déconfinement

Antoine Flahault, professeur de santé publique à l’université de Genève, qui y dirige l’Institut de Santé globale, estime dans un entretien accordé à L’Opinion que tester massivement la population, isoler les personnes malades et identifier leurs contacts sont des armes majeures dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Concernant les conséquences du déconfinement, « tout dépend de l’attitude de la population », indique-t-il. L’Opinion explique que, dans le scénario le plus sombre, le déconfinement pourrait déboucher sur 200 000 décès après le 11 mai, selon une modélisation de l’AP-HP. Le document synthèse de huit pages a été élaboré par Public Health Expertise, société française spécialisée dans la modélisation des maladies, et une équipe d’épidémiologistes de l’AP-HP et de Columbia University spécialisée sur le Covid-19. Basé sur la génération de modèles la plus évoluée, le document étudie l’impact d’un déconfinement progressif à partir du 11 mai, en prenant en compte le taux d’immunisation collective évalué par l’Institut Pasteur (5,7 %) et la capacité augmentée de lits de réanimation en France (14 000 dont 12 675 dédiés au Covid). Les épidémiologistes concluent que « la protection des personnes vulnérables est la clé pour préserver le système de santé et éviter un reconfinement. »

L’Opinion, 30/04

En Bref

L’AFP s’intéresse à l’utilisation des écrans par les enfants pendant le confinement. Michel Desmurget, directeur de recherche à l’Inserm, estime qu’il est nécessaire de distinguer les écrans récréatifs de ceux utilisés pour la pédagogie. « A partir du moment où les enfants ne peuvent pas aller à l’école, cet apprentissage numérique est une béquille qui est mieux que rien », explique-t-il à l’agence de presse. En ce qui concerne les écrans récréatifs (jeux vidéo, télévision, réseaux sociaux…), « on a une explosion du temps passé sur ces écrans là au détriment d’autres activités beaucoup plus nourrissantes pour le cerveau. Les enfants sont aussi soumis à un bombardement sensoriel pour lequel le cerveau n’est pas fait et qui affecte la concentration », indique Michel Desmurget.

AFP, 29/04

Dans une nouvelle étude parue dans JNeurosci, des chercheurs américains montrent comment le stress modifie physiologiquement le fonctionnement du cerveau. Au cours de cette dernière, le Dr Si-Qiong June Liu de la LSU Health New Orleans School of Medicine (Etats-Unis) et ses collègues ont travaillé sur des souris qu’ils ont exposées à l’odeur d’un prédateur. Ils ont remarqué qu’une seule fois suffisait à provoquer un changement durable dans le cerveau. En réponse au stress, les rongeurs ont développé l’hormone norépinéphrine qui a supprimé une voie moléculaire produisant une protéine appelée GluA1. Cette dernière contrôle la forme et la plasticité des astrocytes, des cellules gliales essentielles à la formation et au maintien des connexions synaptiques.

Frequencemedicale.com, 29/04

Les Instituts de santé américains (NIH) ont annoncé, hier, que l’antiviral expérimental remdesivir du laboratoire américain Gilead avait aidé des malades hospitalisés à se rétablir 31 % plus vite, selon les résultats préliminaires d’un essai clinique contre placebo incluant un millier de patients. « Les données montrent que le remdesivir a un effet clair, significatif et positif pour réduire le temps de rétablissement » des malades, a déclaré Anthony Fauci, directeur de l’Institut des maladies infectieuses qui a dirigé l’essai. Mais, une autre étude réalisée en Chine et publiée par The Lancet contredit ces affirmations. Elle estime que le remdesivir n’a « pas bénéfice clinique significatif » contre le Covid-19. L’étude n’a cependant pu enrôler que 237 patients sur un objectif de 453, l’épidémie ayant été maîtrisée à Wuhan

AFP, 29/04 & 30/04

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