Press review

31 March 2020

10h51 | By INSERM PRESS OFFICE

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Alerte des autorités de santé contre la prise de Plaquenil en automédication

L’ARS de Nouvelle-Aquitaine a émis, dimanche 29 mars, une « alerte danger » concernant des cas de toxicité cardiaque signalés à la suite de prises en automédication de Plaquenil (nom commercial de l’hydroxychloroquine) chez des patients craignant d’être infectés par le nouveau coronavirus, rapportent Le Monde et Le Figaro. Ces cas ont « parfois nécessité une hospitalisation en réanimation », indique l’ARS, qui souligne que l’hydroxychloroquine « ne doit en aucun cas être prise en automédication ». L’emploi de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine, « en particulier en association, fait courir des risques d’effets indésirables graves, en particulier cardiaque », souligne la Société française de pharmacologie et de thérapeutique. Plusieurs cas viennent d’être rapportés aux centres régionaux de pharmacovigilance. Des suspicions de décès liés à ces automédications sont à l’étude. Le Plaquenil est disponible sur prescription médicale obligatoire uniquement, dans des indications comme le lupus, la polyarthrite rhumatoïde ou encore, à titre préventif, pour les allergies au soleil (lucite). Mais son utilisation face au Covid-19, préconisée notamment par l’équipe de Didier Raoult à Marseille, a semble-t-il conduit certains à se l’administrer en dehors d’un cadre médical contrôlé dans un établissement de santé. Pour rappel, un vaste essai européen coordonné par l’Inserm, baptisé Discovery, a démarré le 22 mars pour tester l’efficacité de différentes molécules, dont l’hydroxychloroquine, contre le Covid-19. 

Le Monde, Le Figaro, 31/03

Les standards scientifiques ne doivent pas être galvaudés

Alors que la polémique sur l’utilisation de la chloroquine contre le Covid-19 n’en finit plus, le président du comité d’éthique de l’Inserm, Hervé Chneiweiss, met en garde contre les tentations d’abaisser les standards scientifiques au nom de l’urgence sanitaire, indique sciencesetavenir.fr. Il rappelle : « Même en temps de crise, il est hors de question d’abaisser nos exigences en matière de preuves scientifiques. Pour une raison simple : c’est que les données produites sur cette base risquent de ne pas être exploitables. Pour être efficace contre l’épidémie, les études doivent donc être réalisées avec la même rigueur méthodologique qu’en temps normal ». Il privilégie « l’accélération de toutes les procédures », à savoir les autorisations, le recrutement des malades participant à l’essai, le système de publication des revues scientifiques, ou encore des analyses intermédiaires rapprochées pour vérifier si un traitement se distingue. Hervé Chneiweiss ajoute que, « de plus, au lieu d’une simple acceptation ou refus d’un essai, nous mettons en place un dialogue critique “au fil de l’eau” entre les porteurs d’un projet et les évaluateurs pour corriger rapidement les éventuelles erreurs méthodologiques, l’accepter et le mettre en œuvre ». Les essai Solidarity et Discovery, coordonnés respectivement par l’OMS et l’Inserm, suivent d’ailleurs ces recommandations. « Ces essais sont peut-être plus longs à donner des résultats, mais ils répondront à des questions précises en fonction des formes de la maladie dont on parle (bénigne, modérée, sévère) et du profil des patients », affirme-t-il.

Sciencesetavenir.fr, 30/03

En Bref

Suivant les injonctions de l’OMS, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé une montée en charge rapide des capacités de dépistage, promettant de massifier les tests pour la phase de sortie du confinement. Il a également promis que des tests rapides vont arriver sur le marché. La France en a commandé 5 millions. La capacité additionnelle s’élèvera à 30 000 tests par jour en avril, 60 000 en mai, puis 100 000 en juin. « Nous sommes dépendants de la recherche et de l’innovation mondiales », a toutefois rappelé le ministre. Pas question en revanche de se précipiter sur des tests défectueux comme ceux que les Espagnols ont fait venir de Chine, a-t-il ajouté. En outre, le gouvernement s’appuiera sur les tests de sérologie dès qu’ils seront disponibles, afin de savoir qui est immunisé, et qui ne l’est pas. Ces tests sanguins seront diffusés partout, probablement en millions d’exemplaires.

Les Echos, 31/03

Le week-end dernier, un premier épisode de pollution printanier a été constaté en plusieurs points du territoire, notamment en région parisienne et dans le Grand-Est, les deux régions les plus touchées par la propagation de l’épidémie de Covid-19, observe Le Monde. Car, si les mesures de confinement ont permis de réduire la pollution liée au trafic routier, elles n’ont pas eu d’effet sur les niveaux de particules fines, les plus dangereuses pour la santé, car elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires. Ces niveaux ont même augmenté au cours de la semaine à la faveur des conditions météorologiques. Cet épisode de pollution trouverait son origine dans les épandages agricoles, dont la saison débute. Dans une note diffusée le 27 mars, Atmo France, qui regroupe l’ensemble des organismes de surveillance de la qualité de l’air, conclut qu’« une exposition chronique à la pollution de l’air est un facteur aggravant des impacts sanitaires lors de la contagion par le Covid-19 ».

Le Monde, 31/03

Une solution issue du sang d’un ver marin aux pouvoirs d’oxygénation très importants pourrait être administrée à dix patients atteints du Covid-19 dans le cadre d’un essai clinique, a appris l’AFP lundi auprès de la société Hemarina à l’origine du produit. La solution, destinée à des patients affectés par le Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), est produite à partir de l’hémoglobine de l’arénicole. Mesurant entre 10 et 15 cm, on connaît surtout de ce ver les petits tortillons visibles sur les plages. « On attend incessamment sous peu la décision du Comité de protection des patients (CPP) en sachant que l’ANSM a déjà validé l’essai », a indiqué le docteur en biologie marine Franck Zal, à la tête de la société bretonne.

AFP, 30/03

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