Press review

07 January 2020

11h35 | By INSERM PRESS OFFICE

Sorry, this entry is only available in French.

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Australie : l’air pollué pendant longtemps

La Croix rapporte que des scientifiques prévoient une hausse des maladies cardiovasculaires et respiratoires parmi la population fragile d’Australie (immunodéprimés, asthmatiques, personnes âgées), actuellement ravagée par des incendies géants. En effet, près de huit millions d’hectares de forêts (80 000 km²) seraient déjà partis en fumée, soit l’équivalent de la superficie de l’Irlande. Ces dégâts inédits soulèvent l’inquiétude quant à l’impact potentiel des gaz et des tonnes de particules de combustion en suspension dans l’atmosphère, susceptibles de poser des problèmes sanitaires pour plusieurs milliers d’individus. Le quotidien explique d’ailleurs que ces dégâts risquent d’ailleurs de toucher en priorité les 3 000 pompiers bénévoles qui, visiblement, ne sont pas équipés de masques respiratoires professionnels. Dès le 16 décembre 2019, les syndicats de médecins australiens annonçaient que « la fumée provenant des incendies a entraîné une pollution de l’air jusqu’à onze fois supérieure à un niveau estimé “dangereux”, dans certaines parties de Sydney et de Nouvelle-Galles du Sud ». Cité par le journal, Rémy Slama, épidémiologiste de l’environnement (Inserm, CNRS, Université Grenoble-Alpes) précise que « des études épidémiologiques menées en 2005-2008 en Europe (Portugal, Espagne, pays Baltes) et en Californie démontrent, à court terme, une surmortalité à la suite de l’action combinée des gaz et des aérosols sur l’inflammation des cellules de l’organisme ».

La Croix, 07/01

Ondes électromagnétiques : la 5G, un risque pour la santé ?

Destinationsante.com revient sur le point de vue donné par trois spécialistes sur la 5G et le risque éventuel que cette nouvelle technologie pour la santé. Pour Yves Le Dréan, chercheur à l’Institut de recherche en santé, environnement et travail (Irset, Unité Inserm 1085 Rennes), « la pollution par les ondes n’est pas aussi préoccupante que celle de l’air ». Bien sûr, les dangers potentiels sont à suivre de près. Mais selon le chercheur, d’autres dangers directement liés au téléphone méritent une prévention immédiate (risque d’accidents de la route, troubles du sommeil, fléau de la sédentarité, risque de chutes mortelles lié aux selfies). Pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) cependant, les ondes électromagnétiques constituent depuis 2011 des agents cancérigènes possibles. Comme le rappelle Brigitte Lacour, épidémiologiste au Centre de recherche épidémiologie et statistiques Sorbonne Paris Cité (Cress, Unité 1153 Inserm), les auteurs de l’étude Interphone établissaient en 2010 une relation de causalité entre l’exposition au téléphone portable et le risque accru de tumeurs cérébrales, mais uniquement auprès des gros utilisateurs d’appels téléphoniques via leur portable. Olivier Merckel, chef de l’unité Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), précise quant à lui que le crâne plus fin des petits est plus perméable aux ondes. Encore mal documenté, l’impact de l’exposition infantile doit selon lui être analysé davantage.

Destinationsante.com, 06/01

En Bref

L’AFP indique que la grande majorité des enfants dont la mère a contracté le virus Zika pendant la grossesse naissent sans les symptômes redoutés de la maladie, tels que la microcéphalie. Mais une étude menée en Colombie sur 70 jeunes enfants apparemment normaux à la naissance révèle de légers retards de développement. Publiée dans la revue américaine Jama Pediatrics, les scientifiques ont suivi 70 enfants , nés en 2016 et 2017 dans le département Atlantico de Colombie, jusqu’à leurs 18 mois. Selon les résultats de l’études, ces bébés ont pris quelques mois de retard en moyenne sur les grandes étapes du développement, notamment des étapes de motricité telles que se retourner, s’asseoir, marcher à quatre pattes, marcher et monter les escaliers. Ils témoignent également de légers retards sociaux et cognitifs.

AFP, 06/01

Une étude publiée le 6 janvier dans la revue Nature Medicine, les algorithmes d « ’intelligence artificielle » peuvent permettre une analyse « presque en temps réel » d’une tumeur au cerveau lors de l’opération d’un patient, aidant ainsi les chirurgiens à opérer de façon plus sûre et plus précise. Les chercheurs ont combiné une technique innovante d’imagerie au laser et un algorithme entraîné par l’analyse de plus de 2,5 millions d’images de biopsies. L’outil, testé par une équipe de chercheurs américains, peut affirmer en moins de 2 minutes 30 si les cellules prélevées sont cancéreuses ou non, contre 20 à 30 minutes en moyenne pour une analyse classique. Daniel Orringer, de l’université de New York, explique qu’avec cet outil « nous sommes mieux équipés pour conserver les tissus sains et n’enlever que les tissus infiltrés par les cellules cancéreuses (…) ».

AFP, 06/01

Archives

A press review is only a summary of media analysis and press articles that have been read to realize it each day. The press review can not be interpreted as reflecting the point of view of Inserm. The link towards the original article, when existing, is indicated in the synthesis.

These links, active at the updating date, may become unavailable in the following days. This depends on the media policy.





fermer
fermer
RSS Youtube