Press review

18 December 2019

11h45 | By INSERM PRESS OFFICE

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Des vieilles molécules pour lutter contre de nouvelles maladies

« Sauvera-t-on bientôt les victimes d’un accident vasculaire cérébral grâce à un vieux médicament contre le rhume, le Mucomyst ? » C’est la question que pose L’Express, dans un article sur le repositionnement de molécules anciennes contre de nouvelles maladies. Ce domaine scientifique en plein développement offre en effet de grandes promesses thérapeutiques. Dans le cas du Mucomyst, c’est une équipe Inserm-Université de Caen qui est sur cette piste. Elle va lancer un essai clinique au printemps. « Comme la molécule est connue, nous n’aurons pas à refaire les analyses toxicologiques. Les études seront donc plus rapides que pour un traitement totalement nouveau », explique Denis Vivien, à l’origine de cette découverte. Le champ des possibles se révèle ainsi immense. « Plusieurs milliers de médicaments ont déjà été enregistrés, c’est une boîte à outils formidable dans laquelle puiser », souligne Gauthier Bouche, directeur de la recherche clinique du Fonds anticancer. Viagra, kétamine ou propanolol pourraient à cet égard avoir une deuxième vie après leurs indications initiales. L’industrie pharmaceutique, pour sa part, s’implique avant tout quand le produit peut bénéficier d’un nouveau brevet, gage de rentabilité future. C’est le cas si la molécule doit être administrée sous une forme nouvelle, ou si la maladie ciblée n’avait jamais été évoquée auparavant.

L’Express, 18/12

Les télomères, des « sentinelles » face au danger

Le Monde (supplément sciences et médecine) donne la parole à Eric Gilson, Grand Prix Inserm 2019. Il explore depuis trente ans la biologie des télomères, ces séquences répétées d’ADN bordant les extrémités de nos chromosomes. Il dirige l’Institut de recherche sur le cancer et le vieillissement, unité Inserm-CNRS-Université Côte d’Azur (Ircan), qu’il a fondé en 2012. Depuis 2016, il coordonne un consortium Inserm d’une vingtaine d’équipes françaises, AgeMed. Il explique le processus du vieillissement : « Chaque fois qu’une de nos cellules se divise, ses télomères raccourcissent. Une érosion qui commence dès la naissance. Lorsque les télomères deviennent trop courts, la cellule arrête de se diviser: elle entre en sénescence et cesse de fonctionner normalement. Le couperet tombe au bout de 40 à 50 divisions ». « L’érosion des télomères est la seule horloge biologique programmée pour agir ainsi directement sur le vieillissement de nos cellules, poursuit-il. Mais cette érosion peut aussi être bénéfique ». Elle empêche ainsi la formation de cellules cancéreuses. Il souligne surtout que les télomères pourraient jouer un rôle de « sentinelles face au danger », en signalant plus rapidement aux cellules la présence d’une situation à risque. Selon lui, la sénescence est donc parfois bénéfique, ce qu’il résume par cette formule : « vieillir pour ne pas mourir ». A l’inverse, un stress prolongé accélère l’usure des télomères, ouvrant la voie à de nombreuses pathologies.

Le Monde, 18/12

En Bref

15% : c’est la progression du risque de diabète de type 2 associée à une augmentation de 10% de la proportion d’aliments ultratransformés (AUT) dans l’alimentation, selon une étude observationnelle publiée dans JAMA Internal Medicine. Cette étude a été réalisée par l’EREN, l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (université Paris-XIII, Inserm, INRA, CNAM), à partir des données de la cohorte NutriNet-Santé, qui compte près de 105 000 participants. Plusieurs travaux ont déjà montré le lien entre les AUT, très présents dans l’alimentation occidentale, et une hausse de la mortalité et les maladies chroniques comme le cancer et les maladies cardiovasculaires, rapporte Le Monde.

Le Monde, 19/12

Abaisser le taux de cholestérol précocement dans la vie, autour de 45 ans, pourrait permettre de réduire le risque cardiovasculaire ultérieur, rapporte une vaste étude récemment parue dans The Lancet, et relayée par Egora. Les auteurs de l’étude ont cherché à analyser les liens existants entre taux de cholestérol « non HDL » à différents âges et événements cardiovasculaires. Le critère principal regroupait la survenue d’une maladie coronarienne ou d’un accident vasculaire cérébral ischémique.

Egora, 16/12

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé mardi que les médicaments contenant du paracétamol et certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène et aspirine) devront tous être placés obligatoirement derrière le comptoir du pharmacien, lequel retrouve là un rôle de conseiller. Même si ces médicaments très utilisés restent vendus sans ordonnance, il faudra ainsi obligatoirement les demander au pharmacien à partir du 15 janvier, pour limiter les risques liés à un mauvais usage. Le Maxilase, traitement des maux de gorge, pourrait très prochainement être concernée par une telle mesure.

AFP, 17/12, Les Echos, 18/12

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