Synthèse de presse

14 mars 2019

12h20 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm  est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.      

 

566 SDF morts dans la rue en France en 2018

En 2018, 566 sans domicile sont morts dans la rue en France, contre 511 l’année précédente, révèle le collectif Les morts de la rue, qui recense chaque année ces décès. Ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont 6 de moins de 5 ans. Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans. « Durant les trois derniers mois avant son décès chacune de ces personnes a vécu majoritairement dans des lieux non faits pour l’habitation ou en centre d’hébergement d’urgence ou temporaire », précise le collectif, qui organisera un hommage public le 2 avril à Paris. « Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement », selon Les morts de la rue. Selon l’étude 2008-2010 du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Inserm (CepiDc-Inserm), qui croise les données du collectif et celles de la base nationale des causes médicales de décès, le nombre réel de décès de personnes sans domicile entre 2012 et 2016 serait près de 6 fois supérieur au nombre de décès connus par le collectif, soit plus de 13 000 morts. 

AFP, 13/03


Bébés OGM : des chercheurs renommés demandent un moratoire

Suite à la naissance de jumelles génétiquement modifiées en Chine, la revue Nature publie une tribune de 18 chercheurs de renommée internationale qui demandent un moratoire mondial sur l’édition génétique de cellules humaines (spermatozoïdes, ovules) et d’embryons dans le but de faire naître des enfants génétiquement modifiés. Parmi ces scientifiques figure la Française Emmanuelle Charpentier, codécouvreuse de la technique Crispr-Cas9 qui est devenue incontournable pour la modification de l’ADN, précise Le Figaro. He Jiankui, le scientifique chinois à l’origine de l’expérience, a transgressé toutes les recommandations en matière de modification du génome humain. « Non seulement il n’était pas en mesure de prouver qu’il pouvait maîtriser les conséquences de ces modifications sur la santé de ces enfants ni que celles-ci ne seront pas délétères par la suite, mais il n’avait en plus aucune autorisation pour le faire, souligne Catherine Bourgain, généticienne et membre du comité d’éthique de l’Inserm. En l’occurrence, la modification qu’il a réalisée n’est pas celle qu’il avait prévue à l’origine, il y a eu beaucoup d’incertitudes. Sans compter que l’intérêt d’un tel acte n’est pas du tout prouvé », poursuit-elle.

Le Figaro, Le Temps, 14/03

En Bref

Deux ans après leur guérison, les survivants d’une infection par le virus Ebola continuent d’en subir les conséquences telles que des douleurs, uvéites et pertes de mémoire, selon l’étude américaine PREVAIL, publiée dans le New England Journal of Medicine et menée sur une cohorte de 966 survivants. Elles confirment les données de la cohorte PostEboGui de l’Inserm, qui montraient la persistance de symptômes chez près de 3 patients sur 4 un an après la guérison. L’intérêt de PREVAIL est que « les chercheurs du NIH ont recruté un groupe contrôle, ce qui permet de s’assurer que les plaintes sont bien liées à la maladie Ebola. C’est important car les manifestations cliniques sont peu spécifiques », explique le Pr Eric Delaporte, du département des Maladies Infectieuses et Tropicales au CHU de Montpellier et investigateur principal de la cohorte PostEboGui.

Le Quotidien du Médecin, 14/03

L’Institut Curie a lancé mardi 12 mars l’opération « Une jonquille pour Curie » au profit de la lutte contre le cancer, a indiqué TF1. L’Institut Curie souhaite notamment utiliser l’argent pour faire progresser la recherche sur les cancers féminins. La chaîne télévisuelle a interviewé hier Fatima Mechta-Grigoriou, directrice de recherche Inserm et chef de l’équipe « Stress et cancer » à l’Institut Curie.

TF1, 13/03

L’équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’université de Grenoble est rentrée vendredi 8 mars d’une expédition au Pérou de six semaines. Cette expédition avait pour objectif d’étudier les populations qui vivent en altitude. Samuel Vergès, chercheur à l’Inserm, explique dans une interview à France Bleu Isère que la production de globules rouges augmente en altitude.

France Bleu Isère, 13/03

Un décès dû à la rougeole a eu lieu cette année en France, des suites d’une encéphalite, a annoncé hier l’agence sanitaire Santé publique France. Pour que la maladie soit complètement éradiquée, il faudrait que le taux de vaccination monte à 95 % dans l’Hexagone, contre à peine 78 % actuellement, ce qui n’est pas suffisant pour protéger la population, explique L’Opinion.

L’Opinion, 14/03

Se mettre au sport, même après 40 ans, est bénéfique pour la santé, révèle une étude menée par Pedro Saint-Maurice, un chercheur en postdoc à l’Institut national du cancer de Bethesda (Etats-Unis), qui a analysé avec ses collègues les données recueillies auprès de 315 000 adultes âgés de 50 à 71 ans dans six Etats américains et deux villes (Atlanta et Détroit) entre 1995 et 1996. Les résultats ont été publiés dans la revue Jama Network Open. Le Pr François Carré, cardiologue au CHU de Rennes, explique que « la pratique d’une activité physique de loisirs d’intensité modérée et régulière est toujours bénéfique quel que soit le moment où on la débute. Elle améliore la santé en général et baisse en particulier le risque de pathologie cardiovasculaire et de cancer. Il n’est donc jamais trop tard pour s’y mettre ».

Le Figaro, 14/03

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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