Synthèse de presse

21 juin 2018

11h50 | Par INSERM (Salle de presse)

Nouvelles mesures pour la maladie de Lyme

La Haute Autorité de santé (HAS) a présenté hier ses nouvelles recommandations de prise en charge des formes persistantes de l’infection transmise par des tiques, qui définissent les nouvelles conditions de prise en charge des malades (55 000 nouveaux cas par an). Sans pour autant mettre fin aux polémiques autour du diagnostic et de la prise en charge des formes dites « chroniques » de la maladie de Lyme. En effet, rapporte Le Figaro, si le protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) de cette maladie, fruit de 18 mois de travail, devait « dépasser les controverses », de nombreux membres du groupe de travail ont fait connaître leur mécontentement et leurs désaccords. « Ce texte essaie de ménager la chèvre et le chou. Ils ont tenté de faire plaisir à tout le monde mais finalement personne n’est content », résume le Pr François Bricaire, infectiologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP). Et les esprits continuent de s’échauffer, les premières réactions émanant de la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF), qui, lors d’un communiqué, a fait connaitre son refus de valider « un texte souffrant globalement d’un manque de clarté, ouvrant la porte à des dérives médicales ». Pour Sciences & Avenir, ce protocole représente néanmoins un progrès significatif sur les principaux points d’achoppement qui alimentent depuis des années les controverses autour de la maladie de Lyme. Or, de nombreux experts fustigent le maintien de l’utilisation des tests Elisa et Western Blot pour confirmer le diagnostic, mettant en cause leur fiabilité. Le désaccord s’exprime également dans le nom devant décrire la forme chronique de la maladie (portant le sigle SPPT) et dont l’existence est contestée par certains spécialistes, insiste Le Figaro. Pour autant, tempère La Croix, qui rend également compte du débat passionné autour de cette pathologie, cette maladie transmise par les tiques se soigne très bien. De son côté, Libération publie l’interview de la présidente de la HAS, Dominique Le Guludec, qui justifie les recommandations de la Haute Instance sur le sujet. « Nos recommandations sont là pour donner un cadre de prise en charge. Nous sommes pragmatiques, cela veut dire que pour un certain nombre de patients dont on ne sait pas ce qu’ils ont, nous proposons un traitement limité dans la durée : un antibiotique pour 28 jours, et si les symptômes ne se réduisent pas, alors il faut passer à autre chose », allègue-t-elle.

Le Figaro, 21/06 ; Libération, 21/06 ; La Croix, 21/06 ; sciencesetavenir.fr, 20/06

Cancer, cinq ans après le diagnostic

Selon l’enquête VICAN 5 co-signée Inserm-INCa, dont les résultats viennent d’être publiés, cinq ans après le diagnostic d’un cancer, 56,9 % des personnes ont un suivi spécifique de leur cancer en médecine générale mais un tiers des patients ne sont pas suivis. « Ces personnes se sentent d’ailleurs moins bien informées sur les symptômes auxquels elles sont susceptibles d’être confrontées », indique le rapport. Cette étude, qui a porté 4 174 personnes âgées de 18 à 82 ans, s’est intéressée à mesurer l’évolution de l’impact du cancer sur le quotidien des personnes touchées par la maladie. Au total, 44,4 % des personnes rapportent une qualité de vie physique dégradée par rapport à la population générale. 48,7 % se plaignent de fatigue, le symptôme le plus souvent rapporté de façon spontanée. Pour améliorer les soins, ainsi que la qualité de vie de ces malades, le rôle du médecin généraliste est essentiel, souligne legeneraliste.fr, qui précise qu’à côté du suivi strictement médical, le praticien peut intervenir à différents niveaux, notamment l’importance de la pratique d’une activité physique régulière.

Legeneraliste.fr, 20/06 ; lequotidiendumedecin.fr, 21/06

En Bref

Le Point rend compte d’une réelle avancée concernant le rôle des fameuses plaquettes, présentes en nombre et qui agissent dans le cerveau des malades atteints d’un alzheimer. Des chercheurs du CNRS et de l’université de Bordeaux ont en effet démontré qu’elles détournent de leur fonction une enzyme (CamKII) chargée de renforcer les connexions synaptiques entre les neurones lors de la mémorisation. Ils soulignent que si l’on parvient à trouver le moyen d’empêcher les plaquettes de fixer l’enzyme en question, un grand pas sera effectué pour ralentir la maladie.

Le Point, 21/06

Une étude publié hier dans la revue américaine Neurology et portant sur 411 patients français suivis durant plusieurs années souligne que certains traitements contre la maladie de Parkinson sont susceptible de troubles secondaires très handicapants pour la vie des patients. Ces symptômes sont l’apparition d’une impulsivité qui déclenche troubles alimentaires, hyperactivité sexuelle, envies d’achats ou dépendance aux jeux. L’AFP rappelle que la maladie de Parkinson touche une dizaine de millions de personnes dans le monde, principalement âgées et se manifeste par des symptômes moteurs (tremblement, lenteur et raideur) dus à une perte des neurones secrétant la dopamine.

AFP, 20/06

Le Conseil d’Etat doit publier ce jeudi une proposition permettant aux médecins, infirmiers, dentistes, kinésithérapeutes ou encore sages-femmes de faire de la publicité. L’objectif de cette mesure est de lutter contre la concurrence déloyale, notamment d’autres professions comme les ostéopathes, et du tourisme sanitaire qui se développe en Europe de l’Est. Cette publicité sera encadrée par l’obligation de communiquer les tarifs, l’interdiction de pratiquer la publicité comparative ou encore via son mode de diffusion restreint (pas de spot TV ni d’affiches grand format).

Les Echos, 21/06

La start-up Wandercraft a mis au point un robot bionique révolutionnaire permettant à des paraplégiques de marcher sans l’aide de béquilles, aux premiers retours très prometteurs selon Paris Match. Il sera d’abord utilisé lors des processus de rééducation, mais, à terme, il pourrait le fauteuil roulant.

Paris-Match, 21/06

Une équipe de chercheurs à découvert un nouveau mécanisme cérébral de régulation de la faim, permettant de comprendre les mécanismes à l’origine de la sensation de faim est un défi important pour les nutritionnistes. Deux hormones, la leptine et la ghréline, semblent être les pièces principales de ce « puzzle complexe ». Certains troubles alimentaires pourraient ainsi être mieux cernés.

Libération.fr, 20/06

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