Synthèse de presse

22 octobre 2020

11h47 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Covid-19 : moins de vulnérabilité pour le groupe sanguin O

Deux études publiées ce mois-ci dans la revue Blood Advances de la Société américaine d’hématologie confirment l’hypothèse que les personnes de groupe sanguin O ont moins de risques d’être infectées par le virus Sars-CoV-2. La première étude, danoise, se penche sur le risque d’être infecté par le virus. Selon ses résultats, portant sur plus de 470 000 personnes, 38,4 % des testées positives étaient de groupe sanguin O alors que ce dernier représente 41,7 % de la population danoise. Des chercheurs hongkongais avaient déjà constaté cette corrélation pour le Sras il y a quinze ans. Jacques Le Pendu, directeur de recherche à l’Inserm-Université de Nantes, a d’ailleurs recensé pas moins de 29 publications étudiant ce lien depuis le début de la crise sanitaire actuelle : « Un consensus se dégage indéniablement, à savoir que les gens de groupe O auraient environ 20 % de risque en moins de contracter le virus, et ceux de groupe A et AB un risque plutôt plus élevé. ». La seconde étude publiée dans Blood Advances, canadienne cette fois, explore quant à elle le lien entre groupe sanguin et sévérité de la maladie. Portant sur un petit échantillon de 95 patients hospitalisés et gravement malades à Vancouver, elle suggère que les groupes O et B ont moins de chances de voir leur état empirer que les groupes A et AB.

Le Figaro, 22/10

Rétinite pigmentaire : levée de fonds de 44,5 millions d’euros

La biotech française SparingVision a levé 44,5 millions d’euros avec notamment le fond d’investissement Jeito Capital afin de développer la recherche autour d’un traitement destiné à lutter contre la rétinite pigmentaire. Les Echos soulignent que « la valeur de la SparingVision repose d’abord sur l’expertise mondialement reconnue de ses fondateurs : le professeur José Alain Sahel, créateur et directeur de l’Institut de la Vision, à l’origine d’autres sociétés novatrices en ophtalmologie dont Gensight, et Thierry Leveillard, directeur de recherche à l’Inserm et du département de génétique de cet institut ». Bien qu’il soit encore en préclinique, le candidat médicament de SparingVision, le « SPVN06 », apparaît déjà comme une rupture thérapeutique pour combattre la rétinite pigmentaire. « L’ensemble du développement clinique concurrent est une approche gène par gène, alors que le médicament développé par SparingVision est une thérapie génique brevetée qui concernera tous les patients, quelle que soit leur mutation génétique », explique Rafaèle Tordjman, fondatrice et présidente de Jeito.

Les Echos, 22/10

En Bref

Un projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire pour l’ensemble du territoire jusqu’au 16 février 2021 a été présenté hier en Conseil des ministres. Il sera examiné à l’Assemblée nationale ce week-end. « L’évolution de la situation sanitaire est préoccupante », a insisté Emmanuel Macron lors du Conseil des ministres, selon le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. « Ce virus, s’il tue majoritairement les personnes âgées, donne lieu à des formes très graves pour toutes les tranches d’âge », a-t-il insisté. Un « certain nombre de départements vont basculer en alerte maximale ce jeudi ». Cette annonce sera faite lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre, Jean Castex. Le projet de loi présenté mercredi prévoit de proroger le régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 1er avril 2021, ce qui permettrait au gouvernement de pouvoir continuer de prendre un certain nombre de mesures restrictives.

Les Echos, 22/10

Selon une étude menée par la société de logiciels informatiques NortonLifeLock, en France, les enfants ont passé jusqu’à 8h49 devant un écran pendant le confinement, soit un allongement de l’utilisation des appareils connectés de 4h08 en moyenne. Avant le confinement, les enfants passaient environ 4h41 en ligne. Ce chiffre est alarmant, puisqu’il s’agit « de plus de la moitié du temps d’éveil total de l’enfant ou d’un jour d’école complet », atteste le rapport. 56 % des parents interrogés ont aujourd’hui peur que leurs enfants développent une addiction aux écrans. En janvier dernier, Santé publique France et l’Inserm avaient déjà tenu à alerter les parents des dangers des écrans pour les enfants, à certains moments de la journée.

Aufeminin.com, 21/10

Concernant le vaccin contre la grippe, le président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), Gilles Bonnefond, a averti, mardi 20 octobre, que « 92 % des pharmaciens seront en rupture avant la fin de la semaine ». Plus de cinq millions de vaccins, soit la moitié de ceux délivrés en 2019, ont déjà été écoulés, et 60 % des pharmaciens se trouvent déjà en rupture. Le syndicat demande à l’industrie d’accélérer l’envoi « des 40 % de vaccins qui restent à livrer », alors que la coïncidence des épidémies de grippe saisonnière et de coronavirus fait craindre un engorgement encore plus important des hôpitaux.

Les Echos, 22/10

Le mensuel Que Choisir publie un dossier sur le sucre qui « menace notre santé ». Le mensuel explique « comment limiter sa consommation ». La revue souligne que « l’industrie a toujours la main lourde ». Alors qu’un adulte sur cinq et deux enfants sur trois consomment trop de sucres, beaucoup de produits transformés continuent à en contenir des quantités excessives. Le Dr Mathilde Touvier, directrice de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle à l’Inserm, indique : « Des études commencent à suggérer que les molécules de sucres exercent des effets néfastes directs sur l’organisme, indépendamment d’une prise de poids ».

Que Choisir, 01/11

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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