Synthèse de presse

26 avril 2018

11h35 | Par INSERM (Salle de presse)

Première estimation du stade de détection des cancers du sein et colorectaux

L’Institut national du cancer (INCa) et Santé publique France publient la première estimation nationale sur les stades de détection des cancers du sein et colorectaux. Pour les premiers, six sur dix sont détectés à un stade précoce, trois sur dix à un stade intermédiaire et un sur dix à un stade avancé. Pour les cancers colorectaux, 45% sont diagnostiqués à un stade précoce, 22% à un stade intermédiaire et 33% à un stade avancé. Concernant ce dernier type de cancers, les experts plaident en faveur d’un renforcement du dispositif de dépistage systématique, aujourd’hui organisé entre 50 et 74 ans. En revanche, un risque de sur-diagnostic est mis en avant pour le cancer du sein. Des facteurs de risque peuvent être évités, comme la consommation d’alcool et le surpoids. Avec 12 000 décès estimés en 2017 en France, le cancer du sein demeure le plus meurtrier chez les femmes. Le cancer colorectal aurait, lui, tué plus de 18 000 personnes l’an dernier. Les résultats de cette étude, dont Le Figaro, La Croix et Le Quotidien du Médecin font part, devraient être suivis par d’autres publications, sur le mélanome cutané, les cancers de la prostate et de la thyroïde et sur le cancer du col de l’utérus. 

Le Figaro, La Croix, Le Quotidien du Médecin, 26/04

Les coupes menstruelles susceptibles de provoquer un syndrome du choc toxique

Une étude de chercheurs français affiliés à plusieurs laboratoires (Inserm, CNRS, Centre national de référence des staphylocoques), publiée le 20 avril dans la revue Applied and Environmental Microbiology et reprise par Lefigaro.fr et Mediapart.fr, révèle que les coupes menstruelles pourraient elles aussi être à l’origine de syndromes du choc toxique. Ce dispositif, comme les tampons hygiéniques, induit la stagnation de sang à l’intérieur du vagin, favorisant la multiplication de staphylocoques dorés au bout d’un certain temps. Les auteurs de l’étude ont également déterminé que selon la composition du tampon et plus particulièrement la densité de sa fibre, la bactérie ne se développait pas de la même manière. Les auteurs de l’étude rappellent toutefois que le syndrome du choc toxique reste très rare (une vingtaine de femmes par an en France). Le risque réside majoritairement dans le temps de port. Il est ainsi recommandé de changer de tampon toutes les 4 heures maximum pendant la journée et de vider la coupe menstruelle au moins trois fois par jour.

Lefigaro.fr, Mediapart.fr, 25/04

En Bref

Le thème choisi par bpifrance et le LEEM pour les troisièmes rencontres internationales de biotechnologies était l’immuno-oncologie. L’objectif de la journée était de connecter les groupes pharmaceutiques et les sociétés de biotechnologies françaises afin de financer l’innovation. Cette année, vingt entreprises spécialisées dans le médicament, la combinaison de thérapies, les dispositifs médicaux ou encore l’informatique ont été sélectionnées. L’entité parisienne Stimunity (Inserm/Institut Curie) travaille par exemple sur une nouvelle classe de bio-médicaments pour réactiver les défenses immunitaires contre les cancers avancés ou métastatiques.

Le Quotidien du Médecin, 26/04

Depuis dix ans, la mortalité liée au paludisme a diminué de moitié, grâce, comme l’indiquent Ca m’intéresse et Destinationsante.com, à l’usage de moustiquaires imprégnées d’insecticide et à l’emploi de médicaments. Des résistances aux insecticides commencent toutefois à apparaître chez les moustiques, et l’efficacité des molécules pharmaceutiques contre le parasite n’est que partielle. « Lorsqu’on observe au microscope certains moustiques qui viennent de se faire contaminer en piquant un animal porteur du parasite, on s’aperçoit que l’invasion de leur organisme par le plasmodium est limitée, voire complètement jugulée », souligne Stéphanie Blandin, chercheuse à l’Inserm. Ces moustiques résistants ne transmettent donc plus la maladie. Les scientifiques se penchent sur la question pour trouver de nouvelles pistes afin d’éradiquer le paludisme. Un gène impliqué dans cette résistance, baptisé TEP1, a notamment été identifié. Il commande la synthèse d’une protéine qui entraîne la destruction du parasite dans l’intestin du moustique.

Destinationsante.com, 25/04, Ca m’intéresse, 01/05

Une étude de l’Inserm relayée par France Inter souligne que le visionnage de vidéos pornographiques multiplie les comportements à risques chez les jeunes. L’éducation à la sexualité dans les écoles apparaît alors essentielle.

France Inter, 24/04

Selon le réseau Sentinelles, la Bretagne est actuellement l’une des régions les plus touchées par la varicelle, avec 50 cas pour 100 000 habitants recensés entre le 16 et le 22 avril. Cette maladie se soigne facilement chez l’enfant, mais peut entraîner de graves complications chez l’adulte, pouvant notamment atteindre certains organes profonds comme les poumons et l’encéphale. « Que faire en cas de varicelle tardive ? », s’interroge dans ce cadre Pourquoidocteur.fr. Le site souligne qu’il est « primordial de consulter un médecin en cas de varicelle tardive ». En outre, sauf contrindication, il est possible de prendre du paracétamol (et non de l’aspirine ou de l’ibuprofène) pour calmer les maux de tête et faire baisser la fièvre.

Pourquoidocteur.fr, 25/04

Les Echos rapportent que la Commission européenne a dévoilé un plan d’action visant à renforcer la position de l’Europe dans le domaine de l’intelligence artificielle. Présentant le plan, le vice-président de la Commission européenne, Andrus Ansip, a déclaré que l’Europe devait « investir au moins 20 milliards d’euros d’ici à 2020 ». La Commission déboursera elle-même quelque 2 milliards d’euros, tout en invitant les Etats membres à faire de même. Afin de stimuler l’investissement privé, Bruxelles prévoit de mettre des données recueillies dans le domaine public à la disposition des entreprises privées à des fins de recherche. La Commission propose également des moyens par lesquels les données de patients peuvent être partagées entre les Etats membres.

Les Echos, 26/04

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