Synthèse de presse

05 mars 2020

12h47 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Coronavirus : partout dans le monde, les chercheurs élaborent des remèdes  

Le virus SARS-CoV-2 continue sa progression dans le monde. « Ce virus est en pratique quasiment impossible à circonscrire car il est à la fois assez contagieux et bénin pour la très grande majorité des gens. En Europe, nous sommes au milieu du gué », prévient le professeur Pierre-Yves Boëlle, spécialiste en modélisation des maladies infectieuses (Inserm/université Pierre-et-Marie-Curie). Aucun vaccin n’étant attendu avant dix-huit mois, de très nombreux laboratoires chinois, européens ou américains, explorent de nouveaux traitements pour les proposer dans les mois qui viennent. À ce stade, aucun traitement curatif validé n’est encore disponible, mais les scientifiques ont mis la main sur d’anciens médicaments, indique Le Point. L’OMS a ainsi identifié diverses pistes prometteuses : le Remdesivir (un antiviral utilisé par le passé lors des épidémies d’autres types de coronavirus), l’association Lopinavir-Ritonavir (deux antiviraux utilisés contre le virus du sida), les interférons (des protéines qui stimulent le système immunitaire) et la Chloroquine (un antipaludéen qui a montré des effets in vivo, c’est-à-dire sur des êtres vivants). D’autres types de traitements sont par ailleurs prévus, comme des anticorps monoclonaux. « Jamais le monde de la recherche, habitué à la rigueur et au temps long, n’avait connu une telle frénésie. C’est une course contre la montre », écrit L’Obs, qui note que « la communauté scientifique est sur le pied de guerre ». « Quand le niveau d’urgence aura baissé, les chercheurs retrouveront probablement leur comportement naturel, relativise Marie-Paule Kieny, directrice de recherche à l’Inserm. Mais nous n’en sommes pas là. » Les tests, développés simultanément par plusieurs pays, permettent, pour l’instant, « de détecter la présence active du virus mais pas les anticorps qui, une fois le patient guéri, indiquent qu’il a rencontré le virus, explique Marie-Paule Kieny. Ceux qui donneront ce niveau d’information sont encore en cours de validation. Ils sont très attendus car ils permettront de détecter les cas asymptomatiques. » Concernant les remèdes, les Chinois sont loin devant les autres pays, avec déjà plus d’une centaine d’essais cliniques en cours. « Aujourd’hui, ils étudient des médicaments allant des antigrippaux au plasma de patients guéris et aux remèdes traditionnels chinois », précise-t-elle. En France, les premiers essais cliniques sont prêts à démarrer (dès la fin de cette semaine ou, au plus tard, la semaine prochaine). « Le protocole est prêt, nous attendons simplement les autorisations réglementaires, qui devraient arriver rapidement », explique Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l’Hôpital Bichat à Paris (AP-HP), également directeur de l’Institut thématique immunologie, inflammation, infectiologie et microbiologie de l’Inserm, et expert auprès de l’OMS

Le Point, L’Obs, L’Express, 05/03

En Bref

Emmanuel Macron réunira jeudi après-midi à l’Elysée les principaux acteurs de la recherche publique et privée engagés dans la lutte contre le coronavirus. Une trentaine de médecins, scientifiques, et responsables de laboratoires, sont attendus pour cette réunion autour du président et des ministres de la Santé, Olivier Véran, et de la Recherche, Frédérique Vidal. Son objectif est de « faire un point collectif sur l’état des lieux du virus et des solutions » pour faire face à la crise, a précisé l’Elysée. Il s’agit aussi d’encourager « la coopération entre tous les acteurs, qu’ils soient publics ou privés » et de « vérifier la fluidité des relations entre eux pour que des solutions soient apportées dans les meilleurs délais », a-t-il ajouté. Parmi les invités, le professeur Jean-François Delfraissy, du réseau REACTing, un partenariat pluridisciplinaire sur les maladies infectieuses et la lutte contre les épidémies, créé en 2016 par l’Inserm avec l’Institut Pasteur, le CNRS et l’IRD. Il lui a été confié en janvier le soin de coordonner l’information sur le virus.

AFP, Lci.fr, 04/03

Quarante ans après la découverte du VIH, des chercheurs de l’Inserm ont étudié l’impact de cette infection chronique sur les fonctions cognitives des 55-70 ans. « Notre point de départ était de savoir si les personnes touchées par le VIH vieillissent mieux ou moins bien que les autres, tout particulièrement au niveau cognitif », raconte le chercheur de l’Inserm et médecin infectiologue Alain Makinson. Avec son équipe, il a étudié les données médicales de 200 patients atteints du VIH, dans six centres français, entre janvier 2016 et octobre 2017, et a publié son étude dans la revue médicale à comité de lecture Clinical Infectious Diseases, en décembre 2019. Les résultats mettent en évidence que les 55-70 ans vivant avec le VIH ont plus de déficiences neurocognitives (DNC) légères, comme des baisses d’attention ou de mémoire, voire une diminution des capacités motrices. « Le risque de souffrir d’une DNC augmente de 50 % pour une personne infectée par le VIH, comparée à une non infectée, tous critères égaux (âge, genre, niveau d’éducation) », notent les auteurs de l’étude.

Têtu, 22/03

L’épidémie de grippe saisonnière poursuit son reflux en France métropolitaine, mais a déjà provoqué 72 morts. L’agence sanitaire Santé publique France note, dans son bilan hebdomadaire publié mercredi, une « diminution de l’activité grippale dans la majorité des régions en métropole ». L’Ile-de-France est passée en phase post-épidémique et le pic épidémique a probablement été atteint dans toutes les régions de métropole la semaine dernière. Depuis le 4 novembre 2019, 744 cas graves de grippe admis en réanimation en métropole ont été signalés, dont 47 la semaine dernière (contre 71 la semaine précédente). Pour la gastro, le réseau Sentinelles-Inserm relève que le taux d’incidence (nouveaux cas) estimé la semaine dernière se situe « parmi les plus faibles estimés pour la même semaine lors des 10 dernières années ».

AFP, Lci.fr, 04/03

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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