Synthèse de presse

08 mars 2018

12h39 | Par INSERM (Salle de presse)

Identification de la raison de la persistance des tatouages

L’ensemble des médias rapporte que des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’Université d’Aix-Marseille, regroupés au sein du Centre d’immunologie de Marseille-Luminy (CIML) ont découvert comment l’encre du tatouage se transmettait des cellules de l’immunité de la peau mourantes aux cellules vivantes, ouvrant la voie à l’élaboration de meilleures techniques d’effacement. Le phénomène a été observé sur la queue d’une souris tatouée en laboratoire et « génétiquement modifiée capable de tuer les macrophages résidant dans son derme », explique l’Inserm. Selon l’institut, « l’apparence du tatouage ne changeait pas » car « les macrophages morts libéraient le pigment dans la zone les environnant où, au cours des semaines suivantes, ce pigment était réabsorbé par de nouveaux macrophages ». Pour effacer un tatouage, les chercheurs imaginent une technique basées sur des « impulsions laser qui provoquent la mort des cellules cutanées et la libération et la fragmentation de leurs pigments ». Il ne reste plus qu’à éloigner l’encre par « les vaisseaux lymphatiques qui drainent la peau ».

AFP, France Inter, Bfmtv.com, Destinationsante.com, Sciencesetavenir.fr, FranceInter.fr, Pourquoidocteur.fr, Huffingtonpost.fr, 07/03

Hausse des demandes de brevets en Europe

L’Office européen des brevets (OEB) a délivré, l’an dernier, pour la première fois plus de 100 000 brevets. Elle a reçu, en 2017, près de 166 000 demandes de brevet (+3,9%) et en a délivré 106 000 (+10%). Selon Benoît Battistelli, le président de l’OEB, « la demande croissante confirme l’attractivité de l’Europe comme marché leader dans les technologies innovantes ». Il ajoute : « Les entreprises européennes aussi ont plus que jamais déposé des demandes de brevet, démontrant ainsi leur force d’innovation ». La Chine dépose toujours plus de brevets en Europe (+17%). Pour les produits pharmaceutiques, l’Inserm est le premier demandeur auprès de l’OEB, et Sanofi se classe à la 6e place pour les technologies médicales. Benoît Battistelli constate que « les demandes françaises émanent surtout de grands groupes ou d’organismes scientifiques, comme le CEA, le CNRS ou l’Inserm ».

UsineNouvelle.com, 07/03, Lefigaro.fr, Les Echos, 08/03

En Bref

L’édition 2018 de la Journée nationale de l’audition (JNA), qui a lieu ce jeudi, met l’accent sur les acouphènes et sur la prévention. A cette occasion, une nouvelle campagne nationale de dépistage auditif est menée. Le Pr Paul Avan, biophysicien sensoriel à l’Inserm, Université de Clermont-Auvergne, souligne que la prévention doit être couplée à « un diagnostic précoce pour remettre le fonctionnement auditif sur le droit chemin (…) ». L’Institut de l’audition, dirigée par Christine Petit, ouvrira ses portes à Paris début 2019. Le Figaro explique que « l’identification de centaines de gènes a accéléré le développement de traitements capables de réparer l’oreille interne ».

Le Monde, Le Figaro, 08/03

Lequotidiendumedecin.fr rend compte de la Conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) 2018 qui s’est tenue du 4 au 7 mars à Boston. Ainsi, « Olivier Delelis (ENS Paris-Saclay, CNRS UMR8113) et Isabelle Malet (Sorbonne Université/UPMC, Inserm UMR1136) ont bousculé le dogme à l’occasion d’une présentation » faite au cours de cette conférence annuelle : « ils ont montré qu’un virus résistant au dolutégravir gardait la capacité de se répliquer en présence d’inhibiteur d’intégrase sans que son ADN ne soit intégré à celui de la cellule hôte », explique le site.

Lequotidiendumedecin.fr, 07/03

Dans une tribune publiée dans Le Figaro reprise par Le Quotidien du Pharmacien, des médecins dont Michel Reynaud, président du Fonds action addiction, Irène Frachon, pneumologue, Catherine Hill, épidémiologiste, et Serge Hercberg, expert en nutrition, répondent au Président de la République qui avait affirmé qu’« il y a un fléau de santé publique quand la jeunesse se soûle à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n’est pas du vin ». Les médecins rappellent que « le vin est bien de l’alcool ». Ils estiment urgent que les pouvoirs publics élaborent « un Plan national alcool ».

Le Quotidien du Pharmacien, 08/03

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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