Synthèse de presse

10 février 2020

12h26 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

La course contre la montre pour trouver un vaccin au coronavirus

Depuis plusieurs semaines, les scientifiques unissent leurs forces pour remporter le combat contre le coronavirus 2019-nCoV, ce nouveau virus chinois, présent dans 28 pays. Cette recherche en forme de course contre la montre, qui s’appuie sur de précédentes épidémies et devrait bénéficier aux suivantes, est sans précédent. Le Parisien a pu pénétrer au sein de l’Institut Pasteur, où des spécialistes étudient la composition du virus chinois et traquent tout risque d’épidémie, en attendant de trouver la parade. La Croix dresse un état d’avancement des recherches biologiques du coronavirus, officiellement annoncé le 7 janvier, et qui a immédiatement fait l’objet de toute l’attention des biologistes. « En un mois, les biologistes chinois ont isolé le nouveau coronavirus, observe Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. L’Institut Pasteur a mis au point un test rapide de diagnostic, puis les Chinois ont séquencé son génome, l’ont mis en culture et l’ont mis à disposition de tous les laboratoires du monde. » Ce séquençage est une première étape indispensable pour trouver un traitement ou un vaccin. Les principaux pays impliqués dans la recherche sont la Chine, les États-Unis, l’Allemagne, Singapour, l’Australie et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies infectieuses. Le quotidien souligne que la France se distingue par le nombre de laboratoires concernés (Institut Pasteur, Inserm et université de Lyon) et le fait qu’elle travaille sur la recherche d’un traitement et d’un vaccin qui peut être obtenu selon plusieurs stratégies : virus inactivé, virus vivant atténué, vaccin recombinant, virus ARN. L’OMS rappelle qu’il n’existe pas de traitement anti-coronavirus homologué et si l’on ignore quand cette recherche pourrait aboutir, Yazdan Yazdanpanah, immunologiste à l’hôpital Bichat, déclare : « Début février, elle devait commencer assez rapidement un essai clinique international ». De son côté, Francetvinfo.fr souligne que les chercheurs de l’Inserm utilisent une méthodologie innovante pour rechercher un traitement, fondée sur le repositionnement des médicaments. « C’est l’affaire de quelques semaines », a affirmé samedi 8 février Manuel Rosa-Calatrava, directeur de recherche à l’Inserm et directeur adjoint du laboratoire VirPath à Lyon. Libération rapporte  que certains chercheurs ont décidé de travailler à partir des anticorps monoclonaux, visant à prélever le sang de personnes guéries et d’en extraire les anticorps ayant permis de neutraliser le coronavirus. On les produit alors en grande quantité, qu’on administre ensuite par voie intraveineuse aux malades. Une compagnie américaine, Regeneron, explore aujourd’hui cette voie, de même que l’Institut Pasteur, dans le cadre de Reacting, une plateforme de collaboration entre plusieurs instituts de recherche français, comme l’Inserm ou des hôpitaux de l’Assistance publique. Un chercheur britannique, le professeur Robin Shattock, a aussi annoncé que son équipe est prête à lancer une phase d’essai sur des animaux dès cette semaine pour tester un nouveau vaccin contre le coronavirus.

Francetvinfo.fr, 08/02, Le Parisien, La Croix, Libération, Les Echos, 10/02

L’épilepsie passée au crible

En France, l’épilepsie est la deuxième maladie neurologique après la migraine. Selon l’Inserm, elle impactait 600 000 individus en France en 2018. Si dans l’imaginaire collectif, un individu faisant une crise d’épilepsie renvoie à la vision très spectaculaire d’une personne inconsciente, tétanisée et agitée par des convulsions, il ne s’agit que de l’une des nombreuses manifestations de cette maladie. On parle d’ailleurs d’épilepsies au pluriel, en fonction de la partie du cerveau atteinte. Cette maladie est d’autant plus complexe que ses causes varient beaucoup. « Chaque tranche d’âge aura ses propres causes », explique ainsi Sophie Dupont, neurologue à la Pitié-Salpêtrière (AP-HP). Pour l’heure, grâce à de nombreux médicaments, près de 70 % des malades sont stabilisés, c’est à-dire qu’ils ne feront pas de crise, si le traitement est suivi scrupuleusement et qu’ils maintiennent une hygiène de vie adéquate. Pour les malades résistants au traitement, on peut envisager une suppression du foyer épileptique dans le cerveau lors d’une chirurgie. Une pratique qui ne concerne que quelques centaines de cas par an et que Bertrand Devaux, neurochirurgien à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, cherche à répandre. Selon lui, « les moyens existent, il faut simplement qu’un certain nombre de tabous soient brisés et que l’on comprenne que la chirurgie est un traitement efficace. Les bénéfices sont globalement bien supérieurs aux risques encourus ».

Aujourd’hui en France, 10/02

En Bref

La dépression peine encore à être reconnue comme une véritable maladie par la société, mais aussi par les personnes qui en souffrent. En France, elle atteint une personne sur cinq, qui a souffert ou souffrira de dépression au cours de sa vie, soit 15 à 20 % de la population, selon les chiffres de l’Inserm. Toutefois, tous ne l’identifient pas ou ne l’expriment pas clairement. Pour Marina Litinetskaia, cheffe du pôle psychiatrie du Xe arrondissement de Paris du GUH Psychiatrie et neurosciences, « la dépression, ce n’est pas simplement être triste ou stressé. C’est une véritable maladie qui touche tout le monde, avec des symptômes qui s’inscrivent dans le temps, et qui sont aussi bien physiques que psychologiques. » Elle souligne qu’il continue de subsister une connotation négative à la dépression, qui, selon elle, n’est pas une simple question de volonté.

20Minutes.fr, 09/02

Le paludisme, dû à un parasite – le Plasmodium – et transmis par les moustiques qui en sont porteurs, est responsable de plus de 400 000 décès chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé. Il représente un problème de santé publique majeur durant la grossesse dans les régions où la maladie est endémique. L’Inserm estime qu’en Afrique Sub-Saharienne, 11 millions de femmes enceintes ont ainsi été infectées par le paludisme en 2018. Elles ont donné naissance à près de 900 000 enfants en insuffisance pondérale. C’est pour lutter contre ce fléau sanitaire qu’une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’Université de Paris travaille au développement d’un vaccin contre le paludisme gestationnel.

Parents.fr, 07/02

Reprise du communiqué de presse du 05/02/2020: “Premiers résultats cliniques prometteurs d’un vaccin visant à protéger les femmes enceintes du paludisme

Les consultations pour des symptômes grippaux ont bondi de 62 % en France selon le Réseau Sentinelles, mais cette infection virale ne touche pas les patients de la même façon et le degré de gravité des symptômes (toux, fièvre, courbatures, forte fatigue, maux de tête) varie d’une personne à une autre, même si elles ont été contaminées par la même souche du virus. Selon une étude scientifique de l’université de Californie, publiée sur Plos Pathogens, la sévérité de la grippe dépendrait en réalité des infections attrapées pendant l’enfance. Les recherches de l’étude, centrée sur deux souches du virus de la grippe, le H1N1 et le H3N2, ont ainsi démontré que la réaction immunitaire était différente à l’âge adulte.

Femmeactuelle.fr, 07/02

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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