Synthèse de presse

11 février 2019

11h54 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm   est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.      

 

La santé des Franciliens impactée par le bruit

Le Monde rend compte d’un rapport alarmant sur « les impacts sanitaires du bruit des transports », réalisé par Bruitparif, l’organisme chargé de mesurer les nuisances sonores dans la région française la plus touchée, du fait de sa densité de population et de son maillage (routes, voies ferrées, aéroports), par le bruit des transports. Ce document, de plus de 130 pages, classe le bruit comme « la seconde cause de morbidité derrière la pollution atmosphérique » parmi les facteurs de risque environnemental en milieu urbain. Au sein de la « zone dense francilienne » (10 millions d’habitants) étudiée par Bruitparif, 90 % de la population est exposée à des niveaux supérieurs aux valeurs recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). De nouvelles publications scientifiques et médicales ont conduit, en octobre 2018, l’OMS à durcir ses seuils, particulièrement pour le bruit aérien, dont les nuisances sont considérées comme les plus dommageables pour la santé. Ce renforcement des normes a conduit Bruitparif à revoir « nettement à la hausse » (+ 43 %) les impacts sanitaires du bruit par rapport à la dernière évaluation réalisée en 2015, explique le quotidien. Le nombre d’années de vie en bonne santé perdues est ainsi passé de 75 000 à 108 000. Rapportée à un individu, la perte de mois en bonne santé au cours d’une vie entière s’élève désormais en moyenne pour un Francilien à 10,7 contre 7,3.

Le Monde, Le Figaro, 09/02

Le cancer n’est pas principalement dû au hasard

L’Inserm publie les recherches de médecins qui réfutent l’hypothèse en 2015 d’une étude américaine selon laquelle les deux tiers des cancers arrivent sans que l’on ne puisse rien y faire, explique Topsante.com. Selon le médecin Gianluca Severi, du centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations de Villejuif, l’interprétation des résultats de l’étude de 2015 est biaisée. Le cancer ne serait pas dans les deux tiers des cas une simple fatalité. L’étude de chercheurs français pointe les faiblesses du travail effectué en 2015. A l’époque, le hasard des cancers avait été expliqué par le fait que les cellules du corps humain se divisent en permanence, inévitablement. Or, dans la population examinée se trouvaient des fumeurs. Gianluca Severi critique une « association statistique qui n’a pas forcément de valeur réelle ». D’ailleurs, de nombreuses mutations génétiques sont liées au tabagisme. En comparant les mutations génétiques dues au tabac et les divisions cellulaires (naturelles) des mêmes tissus (poumon, larynx, pharynx, oesophage, foie ou pancréas), les chercheurs ont constaté que la mutation génétique due au tabac était un meilleur prédicateur du risque de cancer. Les chercheurs reconnaissent cependant qu’il y a une part de malchance dans le fait de développer un cancer. Il y a effectivement des divisions cellulaires aléatoires responsables de cancers. Mais, les facteurs externes ne peuvent pas être négligés. Les chercheurs estiment que 40 % des cancers sont évitables en changeant son hygiène de vie.

Topsante.com, 09/02

En Bref

Frequencemedicale.com indique que la découverte d’un nouveau gène, GPR39, pourrait participer à la prévention et à la réduction de la consommation d’alcool chez les personnes dépendantes. Une équipe de scientifiques de l’Oregon Health & Science University dont l’étude menée sur des souris est publiée dans le journal Neuropsychopharmacology, a découvert que quand elle augmentait les niveaux d’expression d’un gène GPR39 chez les animaux, cela réduisait leur consommation d’alcool de 50 %. GPR39 est un récepteur qui avait déjà été associé à la dépression, précise l’étude. Or, le taux de concomitance entre troubles alcooliques et troubles de l’humeur est très élevé.

Frequencemedicale.com, 10/02

Le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme va avoir besoin de financements accrus, à hauteur de 14 milliards de dollars pour les trois prochaines années, afin d’être en mesure d’éliminer ces trois pandémies à l’horizon 2030, explique Le Figaro. Lors d’une réunion préparatoire à New Delhi en Inde, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a répété que la France soutenait cet objectif ambitieux : « Il est temps d’accélérer le mouvement pour mettre fin aux trois pandémies d’ici à 2030. Nous aurons rendez-vous en octobre prochain, où nous accueillerons pour la première fois en France, à Lyon, la conférence de reconstitution du Fonds mondial. Nous comptons sur la mobilisation de tous les acteurs pour faire de cette conférence un succès ».

Le Figaro, 09/02

Le Figaro explique que « l’arrivée d’un traitement efficace chez certains malades atteints d’un type de maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT), la plus fréquente des maladies neurologiques héréditaires (30 000 malades en France), soulève un réel espoir ». En effet, rappelle le quotidien, en octobre 2018, la biotech française Pharnext annonçait dans un communiqué les résultats positifs de son essai de phase 3 avec un médicament original, le PXT3003, sur un type de CMT (la CMT1A). Le 8 février 2019, lors des 23es Journées de la Société francophone du nerf périphérique, à l’Institut Pasteur de Paris, le Pr Shahram Attarian, coordinateur du Centre de référence des maladies neuromusculaires au CHU de la Timone, à Marseille, a confirmé que le nouveau dépôt d’une demande d’autorisation temporaire d’utilisation (ATU) en France est en cours.

Le Figaro, 09/02

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube