Synthèse de presse

18 mars 2019

11h21 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm  est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.      

 

L’impact des écrans en question

A l’occasion de la 21e Semaine du cerveau, qui a eu lieu du 11 au 17 mars, neuroscientifiques et pédiatres ont souligné l’impact sur la santé jugé préoccupant des écrans, rapporte l’AFP. Des chercheurs ont montré comment les outils numériques et leur contenu émotionnel, souvent anxiogène, ont des conséquences sur l’attention, la mémoire et les apprentissages. « Il y a de plus en plus d’études qui vont souvent dans tous les sens », souligne la neuropsychologue toulousaine Stéphanie Iannuzzi, expliquant « qu’on ignore si les zones préfrontales du cerveau ne sont pas développées parce que les gens sont attirés par les jeux vidéos ou si c’est la surconsommation de jeux vidéos qui empêche ces zones de se développer à l’adolescence ». « Il n’y a pas d’effet irréversible des écrans sur le cerveau démontré à ce jour », indique de son côté le pédopsychiatre Serge Tisseron. L’agence de presse rappelle une étude de l’Inserm, publiée en décembre, qui révèle que 68 % des 13 000 enfants de deux ans observés regardent tous les jours ou presque la télévision. Dans un tiers des cas, l’enfant ne « réalise pas d’activités physiques à l’extérieur du domicile ». Or, rappelle Pierre-Marie Lledo, directeur du département des Neurosciences à l’institut Pasteur, il y a dans le développement du cerveau des périodes « critiques » pendant lesquelles « le câblage nerveux se met en place pour qu’il acquière les pièces indispensables à son fonctionnement ».

AFP, 16/03


Lien entre excès d’hygiène et résistance des bactéries

Selon une étude de scientifiques autrichiens, publiée dans la revue Nature Communications, lorsque la diversité des microbes diminue, ce qui est le cas dans les zones trop nettoyées, les bactéries sont plus résistantes. Cette étude, réalisée par des chercheurs de l’université autrichienne de Graz, s’est intéressée aux différents seuils d’hygiène dans les hôpitaux. Elle a étudié trois services différents de l’hôpital universitaire : l’unité de soins intensifs du département de médecine interne, les salles de recherches de l’industrie aérospatiale, sujette à un contrôle microbien strict et les bâtiments publics/privés, qui ne sont soumis à quasiment aucune surveillance. L’étude montre qu’une trop forte utilisation de produits anti-bactériens réduit la diversité microbienne et augmente la résistance des bactéries. D’après les hypothèses de ces scientifiques, l’utilisation de produits antibiotiques et de détergents serait en partie responsable de cette plus grande résistance.

Pourquoidocteur.fr, 16/03

En Bref

A l’occasion de la remise il y a quelques jours du 21e prix L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science à cinq chercheuses de cinq régions du monde, plusieurs scientifiques ont expliqué comment le genre avait un impact sur les résultats de la recherche. « En médecine, historiquement, le corps de l’homme blanc a été considéré comme la norme, celui des femmes étant analysé après coup et souvent étudié comme une déviation de la norme », a expliqué Londa Schiebinger, professeur d’histoire des sciences à l’université Stanford, en Californie. « Les femmes ne sont pas juste de petits hommes. Il est temps d’y faire attention notamment lors de la mise au point des médicaments », a souligné Cara Tannenbaum, directrice scientifique de l’Institut de la santé des femmes et des hommes au Canada.

Le Parisien, 18/03

Les Echos reviennent sur l’Expédition 5 300 qui a passé deux semaines dans la plus haute ville du monde pour tenter de percer les mystères de l’adaptation à des altitudes où l’air se raréfie. Samuel Vergès, chercheur Inserm du laboratoire Hypoxie et physiopathologies cardiovasculaires et respiratoires a constaté que le taux d’hématocrite – terme désignant le volume occupé par les globules rouges en pourcentage du volume total du sang – relevé chez certains mineurs de cette agglomération péruvienne atteint 85 %. « Avec un taux pareil, n’importe quel être normalement constitué succomberait d’une hémorragie cérébrale ou d’une crise cardiaque », explique le scientifique.

Les Echos, 18/03

Dans un cahier spécial Santé « Comment muscler son cerveau », Aujourd’hui en France publie un entretien avec Jean-Philippe Lachaux, neuroscientifique, qui travaille dans son laboratoire de l’Inserm, près de Lyon (Rhône). Spécialiste de l’attention, il explique : « Nous avons le même cerveau que Cro-Magnon ». Il estime que « penser que, demain, nous serons multitâches est un mythe, pour que cela puisse être le cas, il faudrait changer notre ADN ».

Aujourd’hui en France, Cahier Spécial, 16/03

20Minute.fr indique que « la plupart des études sont formelles, les jeunes boivent moins d’alcool qu’avant, même si leur consommation reste élevée ». Bernard Basset, vice-président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (ANPAA) estime que « la consommation d’alcool diminue un peu. Ce n’est ni anecdotique, ni affirmé dans le temps. On ne sait pas si c’est juste une tendance ou un mouvement durable. » De même, Sophie Choquet, ancienne directrice de recherche à l’Inserm qui a siégé au conseil scientifique de la Fondation de recherche en alcoologie, note une « légère baisse, significative, mais pas époustouflante. Cette baisse est constatée mais on ne sait pas si elle va être pérenne, si à l’âge adulte, il n’y a pas un rattrapage qui s’opère. »

20Minutes.fr, 15/03

Une étude britannique présentée au Congrès de l’Association Européenne d’Urologie qui se tient à Barcelone du 15 au 20 mars, constate que, chez beaucoup d’hommes infertiles, l’ADN du sperme directement prélevé dans les testicules est d’aussi bonne qualité que celui venant de l’éjaculation des hommes fertiles, rapporte Pourquoidocteur.fr. Ainsi, dans le chemin parcouru entre les testicules et les nombreux conduits menant à l’éjaculation, l’ADN du sperme peut subir des dommages, certains étant dus au stress oxydatif. Selon le site, à terme, cette découverte pourrait peut-être aider à combattre l’infertilité masculine.

Pourquoidocteur.fr, 17/03

L’Inserm a mis en place un « cerveaurium » à Lille, qui permet de voyager de façon inédite à l’intérieur de notre cerveau. Il s’agit, selon Francetvinfo.fr, d’une première mondiale.

Francetvinfo.fr, 17/03

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Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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