Synthèse de presse

19 mars 2018

11h16 | Par INSERM (Salle de presse)

Grippe : les pharmaciens demandent l’extension de la vaccination en officine

Les Echos rapportent que les pharmaciens, très satisfaits de l’expérience menée depuis octobre 2017 dans deux régions et ciblant les personnes âgées et la grippe, demandent à la ministre de la Santé d’étendre le dispositif de vaccination en officine. L’expérimentation a permis d’augmenter le taux de vaccination contre la grippe. Gilles Bonnefond, président du syndicat professionnel Uspo, souligne : « Nous avons vacciné 156 000 personnes pendant la saison 2017-2018, c’est quatre fois plus que la prévision initiale de 30 000 à 40 000 ». « La cartographie de l’évolution du nombre de patients vaccinés pendant la campagne 2017 met en évidence l’augmentation du recours, par rapport à 2016, là où les pharmaciens sont entrés dans la danse », explique le quotidien. Gilles Bonnefond a demandé, le 16 mars, à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, d’étendre la vaccination en officine à l’ensemble du pays.

Les Echos, 19/03

Vers un premier traitement contre l’autisme ?

Les Echos se penchent sur les travaux de Yehezkel Ben-Ari, neurobiologiste, qui a constaté qu’un simple diurétique commercialisé depuis près d’une cinquantaine d’années, la bumétanide, atténue les difficultés que rencontrent les autistes dans leurs rapports sociaux. L’étude publiée dans la revue Nature Scientific Reports le 26 février, est réalisée en collaboration avec l’experte en imagerie cérébrale Nouchine Hadjikhani (Harvard Medical School) et le pédopsychiatre et neuroscientifique Eric Lemonnier (CHU de Limoges). Les trois chercheurs ont constaté que chez les sujets du groupe contrôle, le « contact visuel forcé » entraînait une hyperactivation de l’amygdale, témoin de la peur qu’éprouvent les autistes à regarder quelqu’un dans les yeux. Chez ceux qui avaient préalablement été traités pendant dix mois à la bumétanide, cette hyperactivation était nettement réduite.

Les Echos, 19/03

En Bref

Dans le cadre des états généraux de la bioéthique lancés en janvier par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), La Croix s’intéresse à la recherche sur l’embryon, qui, autorisée depuis 2004, « continue de susciter de vives questions éthiques, tandis que les chercheurs souhaitent voir l’accès à ces recherches facilité ». Alain Privat, ancien directeur d’unité de l’Inserm, souligne que les cellules souches adultes « sont aussi efficaces et d’un emploi beaucoup plus large que les cellules embryonnaires. Plusieurs milliers d’études le montrent ». Pour Jean-Marc Lemaitre, directeur adjoint de l’Institut de médecine régénératrice et de biothérapie de Montpellier et spécialiste des cellules IPS, « on ne peut pas dire que les cellules souches adultes permettent de faire la même chose que des cellules embryonnaires. Il s’agit d’un outil complémentaire ».

 La Croix, 19/03

Voir la rubrique « C’est dans l’air » consacrée aux états généraux de la bioéthique sur la salle de presse de l’Inserm

 

Joëlle Adrien, neurobiologiste, directrice de recherche à l’Inserm et présidente de l’Institut national du sommeil et de la vigilance, était l’invitée le 16 mars de l’émission « C à dire » sur France 5 dans le cadre de la Journée du sommeil. Selon un sondage, 73% des Français se réveillent la nuit. Le sondage est issu d’un échantillon de jeunes Français de 15 à 24 ans et révèle de nouveaux comportements assez nuisibles au sommeil. Ainsi, 8 sur 10 jeunes sondés vont au lit pour engager une activité au lieu de dormir (visualiser une vidéo, Internet…), a expliqué Joëlle Adrien.

France 5, Francetvinfo.fr, Challenges.fr, 16/03

 

Lequotidiendumedecin.fr souligne que le New England Journal of Medicine a publié les résultats d’une étude soutenue par l’ANRS et le Medical Research Council (MRC) sur les bénéfices de nouveaux schémas thérapeutiques dans le traitement de la cryptococcose neuroméningée, maladie opportuniste fréquente et sévère chez des patients vivant avec le VIH. Les résultats de cet essai ACTA (Advancing Cryptococcal Meningitis Treatment for Africa) ont conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à modifier ses recommandations.

Lequotidiendumedecin.fr, 16/03

 

Selon une étude suédoise, dont les résultats sont publiés dans Neurology, l’activité physique soutenue à 40-50 ans permettrait de réduire fortement les risques de développer une démence lors de la vieillesse. Les chercheurs de l’université de Göteborg, ont suivi 191 Suédoises, de 50 ans d’âge moyen, pendant des années après leur avoir fait faire un test physique d’effort, mesuré en watts. Helena Hörder, l’un des auteurs de l’étude, précise : « (…) Ce que nous avons mis en évidence, c’est une association entre exercice physique et risque diminué de démences, pas une vraie relation de cause à effet ».

Le Figaro, 19/03

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