Synthèse de presse

19 novembre 2018

12h51 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser.
Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

 

Autisme : une étude d’imagerie cérébrale remet en cause le modèle théorique dominant

Les Echos rendent compte d’une étude d’imagerie cérébrale, publiée dans la revue Brain, qui remet en cause le modèle théorique dominant sur l’autisme. Selon le modèle théorique dominant, les troubles du spectre autistique (TSA) s’expliqueraient, sur le plan anatomique, par un déficit de connexions longue distance entre des neurones situés d’un bout à l’autre du cerveau, associé à une augmentation de la connectivité neuronale à courte distance, entre zones cérébrales adjacentes. Mais, comme l’explique le Pr Josselin Houenou, chercheur à l’Inserm et principal auteur de l’étude, « ce modèle repose sur l’étude de populations pédiatriques hétérogènes […] et sur des méthodes de neuro-imagerie peu spécifiques ne permettant pas de mesurer avec fiabilité la connectivité « courte distance » ». Pour répondre à ce problème, les auteurs ont utilisé une innovation conçue à NeuroSpin et reposant sur l’IRM de diffusion, donnant une image plus précise de la connectique cérébrale. Pratiqués sur des autistes adultes, les examens ont montré que l’altération des interactions sociales et de l’empathie était au contraire corrélée à une diminution de la connectivité dans plusieurs faisceaux courte distance. Des études similaires doivent être réalisées sur des enfants pour confirmer les résultats.

Les Echos, 19/11

Evaluation de la toxicité des médicaments : l’Inserm va mettre en place Prévitox

Legeneraliste.fr indique l’Inserm et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) s’unissent pour mieux évaluer et lutter contre la toxicité médicamenteuse. A partir du 1er janvier 2019, l’Inserm coordonnera Prévitox, un réseau de laboratoires dédié à l’évaluation de la toxicité médicamenteuse, financé durant trois ans par l’ANSM. L’objectif de Prévitox est de proposer des procédures d’évaluation de la toxicité médicamenteuse durant les stades précédents la commercialisation. L’autre but est de pouvoir engager rapidement des analyses complémentaires en cas d’événements indésirables graves après leur commercialisation, révélés grâce à la pharmacovigilance. « Durant les trois premières années, Prévitox se consacrera à un projet pilote d’étude de molécules connues afin de démontrer l’efficacité de ses procédures. A partir de 2022, le réseau entrera dans sa phase opérationnelle et pourra évaluer la toxicité de molécules jamais testées auparavant », précise l’Inserm.

Legeneraliste.fr, 16/11

En Bref

L’AFP et Huffingtonpost.fr expliquent que le projet de recherche GlutN est mené pour tenter de cerner les « vrais » intolérants au gluten, allergiques et « hypersensibles ». Ce vaste programme de recherche a été lancé avec l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), l’Inserm et le CHU de Clermont-Ferrand notamment. « On va étudier les choses de la plante à l’assiette », explique Catherine Ravel, qui coordonne le projet. Au CHU de Clermont-Ferrand, Corinne Bouteloup va soumettre une soixantaine de patients (en excluant intolérants et allergiques) à un régime en double aveugle avec ou sans gluten, en contrôlant leur réaction. « Le but est de trouver des biomarqueurs, parce que pour l’instant les médecins sont plutôt embêtés pour faire un diagnostic, faute d’outils », relève Catherine Grand-Ravel. L’étude clinique sera lancée début 2019 avec de premiers résultats en fin d’année.

AFP, 16/11, Huffingtonpost.fr, 17/11

Le Figaro, qui publie un dossier sur les pesticides, explique que « pour évaluer les dangers de ces produits sur la santé, l’exposition de la population observée doit être clairement définie ». Le quotidien rappelle que l’expertise collective sur les effets des pesticides sur la santé réalisée par l’Inserm a conclu à une présomption forte de lien entre l’exposition aux pesticides et certains cancers du sang. De même pour le cancer de la prostate, « selon les études, on retrouve un sur-risque de 10 à 30% chez les professionnels exposés aux pesticides. La tendance reste la même depuis cette expertise, en cours d’actualisation », explique l’épidémiologiste Luc Multigner (Inserm U1085-IRSET, Rennes).

Le Figaro, 19/11

Le Figaro consacre un article à Brainvectis, une biotech parisienne en partie financée par les programmes d’investissement d’avenir (PIA), qui a pour objectif de guérir de la maladie d’Alzheimer. « Hébergé comme une quinzaine d’autres start-up de la santé au deuxième étage de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière de l’hôpital Pitié-Salpêtrière, Brainvectis développe le travail académique de la chercheuse de l’Inserm, Nathalie Cartier », explique le quotidien. « Notre objectif est d’apporter aux neurones un gène clé du métabolisme du cholestérol qui est déficient dans certaines maladies neurodégénératives. Nous le faisons via un virus qui nous sert de cheval de Troie », souligne Jérôme Becquart, le PDG de Brainvectis.

Le Figaro, 17/11

Le plan Cancer de l’Inserm, qui soutient des projets dans le domaine de la cancérologie, va financer jusqu’en 2021 les recherches d’une équipe sur un nouveau traitement du glioblastome multiforme, rapporte Sciencesetavenir.fr. L’idée est de délivrer un traitement ciblé directement dans les cellules cancéreuses du cerveau, en utilisant l’alliance d’un peptide et de microparticules magnétiques. Des chercheurs associés de l’Inserm et de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) Centre-Val de Loire, coordonnés par le neurobiologiste Joël Eyer, de l’université d’Angers, ont imaginé un dispositif d’un nouveau genre. Le projet repose sur les résultats des recherches du neurobiologiste Joël Eyer et de son équipe ces dernières années.

Sciencesetavenir.fr, 17/11

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





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