Synthèse de presse

23 avril 2018

12h00 | Par INSERM (Salle de presse)

Arrêt cardiaque : le bloc opératoire se déplace dans la rue

Après Paris, le Samu de Lyon utilise l’ECMO (Extra-corporeal membrane oxygenation), technique permettant d’assurer, lors d’un arrêt cardiaque, la circulation de sang oxygénée avec une machine, avant même d’être pris en charge à l’hôpital. « En quinze à vingt-cinq minutes, nous sommes capables de transformer un salon, un coin de trottoir ou un magasin en bloc opératoire et installer la circulation extracorporelle », explique le Dr Pierre-Yves Dubien, coresponsable du Samu de Lyon. Cinq médecins de son service, dont lui-même, ont été formés durant deux ans à cette technique par des chirurgiens cardiaques. Le Figaro fait état de l’efficacité du protocole. 38% des patients victimes d’un arrêt cardiaque réfractaire à la réanimation en Ile-de-France ont ainsi survécu sans séquelles neurologiques. Le quotidien signale parallèlement l’existence de l’application Sauv Life, qui géo-localise les volontaires les plus proches du lieu de l’accident et leur envoie un message pour leur demander de l’aide. Lancée à Paris, Lyon et Lille il y a deux mois, Sauv Life a été téléchargée par 35 000 personnes. 

Le Figaro, 21/04

Nouveau matériau biodégradable pour réparer les fractures

Des ingénieurs américains ont réussi à créer un matériau biodégradable à base de fibre de soie d’arachnéens ou de certains lépidoptères ayant les qualités nécessaires pour aider à la réparation des fractures. Les résultats, selon les chercheurs, dont les travaux sont repris par Le Figaro, « montrent de grandes performances en termes de résistance et de flexibilité » et « s’avèrent être parmi les plus élevés de ceux mesurés avec des biomatériaux similaires ». La qualité bio de ce matériau présente en outre des avantages par rapport à d’autres soutiens osseux comme les plaques ou tiges de métal, qui peuvent entraîner des irritations et des inflammations. Le biomatériau est également résilient, c’est-à-dire présentant une bonne capacité à résister aux chocs. Il met environ une année à se bio-dégrader. 

Le Figaro, 23/04

En Bref

Lexpress.fr met en garde contre « les mensonges des super-aliments », des fruits, légumes, épices, écorces ou algues auxquels on prête des vertus sanitaires. Mathilde Touvier, chercheuse en épidémiologie nutritionnelle et professeure de l’Inserm, se montre notamment prudente quant au curcuma. « Des études menées sur des souris montrent des effets prometteurs sur le cancer du côlon. Mais rien n’indique que cela fonctionne chez l’humain », souligne-t-elle ainsi. Par ailleurs, dans le cadre de l’accord NutriNet Santé, l’Inserm a interrogé 40 000 personnes pour savoir quels étaient les sites qui, en matière de nutrition, leur semblaient relever des sites d’information. Parmi les dix premiers résultats, seul manger-bouger.fr était un site institutionnel. « Tous les autres étaient des sites vendant des cures de compléments alimentaires », indique Mathilde Touvier. Résultat : les comportements à risques, induits par de mauvaises informations sur la toile, augmentent.

Lexpress.fr, 22/04

Dans une tribune publiée hier sur Libération et reprise par France Culture, qui a accueilli Pierre Rustin chercheur du CNRS unité INSERM, des médecins et des chercheurs alertent sur les dangers que représentent 10 antifongiques. Ces derniers sont aujourd’hui très utilisés dans l’agriculture, mais peuvent être nocifs pour la santé. Le collectif demande qu’on suspende l’utilisation de ces substances.

France Culture, 22/04

Le strabisme, trouble qui touche jusqu’à 5% des enfants, doit selon Le Figaro « être recherché jusqu’à 6 ans pour être bien corrigé ». Le traitement commencera par une rééducation orthoptique. Des lunettes équipées d’obstacles ou de prismes obligeant l’œil à travailler autrement sont notamment utilisées. Si cela ne suffit pas, il est possible d’utiliser de la toxine botulique pour relâcher certains muscles au profit d’autres afin de favoriser leur utilisation. La chirurgie pourra être utilisée en dernier recours.

Le Figaro, 23/04

Dans une expérience relayée par Les Echos, la neurologue Isabelle Arnulf, directrice de l’unité des pathologies du sommeil à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, a réussi à accéder en temps réel au contenu onirique de l’un de ses patients. Elle s’est servie d’un « rêve lucide », dans lequel le rêveur est conscient qu’il rêve. L’étude visait à tester une hypothèse concernant le changement de régime que subit notre respiration lorsque nous passons de la phase du sommeil lent à celle du sommeil paradoxal. Une apnée a ainsi été enregistrée par les capteurs de flux respiratoires. Ce premier résultat reste un préliminaire à d’autres études, rendues possibles par le même protocole.

Les Echos, 23/04

Selon le bilan hebdomadaire du réseau Sentinelles, cinq foyers régionaux d’activité forte de la varicelle ont été recensés. Le plus important, indique L’Union, se situe dans les Hauts-de-France, avec notamment le département de l’Aisne en zone rouge la semaine dernière.

L’Union, 23/04

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube