Synthèse de presse

24 février 2020

11h58 | Par INSERM (Salle de presse)

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Coronavirus : vers une urgence mondiale

La hausse de patients en Corée du Sud, en Italie (plus de 150 cas recensés) et en Iran (8 morts) prouve une accélération de la maladie hors de Chine, indiquent Les Echos. Cette multiplication de cas vient conforter le cri d’alarme de l’OMS sur le risque de propagation de l’épidémie, estiment dimanche des experts, en appelant à renforcer la vigilance. « L’épidémie de Covid-19 a connu un profond tournant ces dernières 48 heures. L’OMS et ses États membres doivent maintenant réfléchir à passer d’une stratégie d’endiguement à une stratégie d’atténuation, c’est à dire la réduction des impacts négatifs de la poursuite de la transmission » du virus, estime le professeur Devi Sridhar, responsable du programme de Gouvernance sanitaire à la faculté de médecine d’Édimbourg. « Je pense que c’est une nouvelle phase » dans l’extension du Covid-19, explique Eric D’Ortenzio, épidémiologiste à l’Inserm, cité par l’AFP. Il pointe lui aussi l’apparition dans les nouveaux pays touchés de « chaînes de transmissions à partir de cas non détectés », même s’il nuance, en l’attente de données précises sur le sujet. Mais pour lui aussi les conséquences à tirer sont claires : « Il doit y avoir une vigilance qui augmente, il faut que les autorités renforcent la surveillance », que ce soit sur les cas autochtones ou les possibles importations depuis des foyers épidémiques. Interrogé par Le Parisien, Eric D’Ortenzio pointe ainsi « des pays incapables d’encaisser le choc ». Selon lui, le pire scénario serait que « le virus se propage au sein d’une grande métropole dont le système sanitaire est très précaire ». Il cite Lagos, la capitale du Nigéria (20 millions d’habitants).

Le Parisien, 22/02, AFP, 23/02, Les Echos, 24/02

En France, une grippe saisonnière plus clémente cette année

L’épidémie de grippe saisonnière apparaît moins virulente cette année que l’année dernière, indique Le Figaro. 530 cas graves admis en réanimation depuis début novembre, 449 épisodes de cas groupés d’infections respiratoires aiguës signalés en collectivités de personnes âgées, et 44 décès : c’est deux à trois fois moins que l’hiver dernier. Cela s’explique notamment par le profil des virus circulant. Depuis le début de la surveillance épidémiologique, en médecine ambulatoire 45% des prélèvements analysés et positifs pour la grippe contenaient du virus de type B. À l’inverse, l’hiver dernier Santé publique France notait une « circulation quasi-exclusive des virus grippaux de type A ». Or « la morbidité est souvent moindre avec les virus de type B », note Pierre-Yves Boelle, responsable de l’équipe de surveillance et modélisation des maladies transmissibles à l’université Pierre-et-Marie-Curie/Inserm. A la différence d’autres virus, les virus de la grippe mutent beaucoup, et c’est pour cela que l’on peut faire plusieurs épisodes dans sa vie et que le vaccin doit être renouvelé tous les ans. En outre, cette année, « les personnes infectées sont plutôt des enfants, qui font moins de complications de la maladie », ajoute Pierre-Yves Boelle.

Le Figaro, 24/02

En Bref

La revue ça m’intéresse se penche sur l’urine, « aujourd’hui l’objet de nombreuses études scientifiques, qui révèlent sa riche composition et ses superpouvoirs inattendus ». Des chercheurs chinois ont fabriqué des dents humaines à partir de cellules souches prélevées dans les urines. « La barrière psychologique est difficile à franchir », souligne cependant John De Vos, biologiste en ingénierie cellulaire et tissulaire à l’Inserm-CHU Saint-Eloi de Montpellier. Et d’ajouter : « L’intérêt principal des travaux chinois est de démontrer la facilité d’accès à cette source cellulaire via une méthode non-invasive, reproductible sans problème et peu coûteuse. Elle prouve aussi que l’urine contient bien des cellules souches, issues de la muqueuse de la vessie, facilement reprogrammables en cellules pluripotentes. C’est tout à fait logique ».

ça m’intéresse, 01/03

Le Figaro consacre un dossier au « dopage génétique ». Si « la manipulation du génome pour améliorer les performances n’est pas encore au point », le monde du sport anticipe malgré tout cette menace. Interrogé, le Dr Olivier Rabin, de l’Agence mondiale antidopage, souligne que le but est d’« anticiper les méthodes utilisées afin de pouvoir concevoir un dépistage spécifique ». Au-delà des risques que pourraient faire peser le dopage génétique, un autre volet apparait plus légitime en termes d’éthique sportive : l’étude du génome offre des perspectives considérées comme légales pour augmenter les performances de chaque athlète. « Je ne pense pas qu’on pourra jamais réduire un athlète à son génome, tempère Olivier Rabin. De nombreuses études ont montré que les caractéristiques mentales des athlètes sont leur principal atout ».

Le Figaro, 24/02

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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